L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

Pas de rebond en vue

29 juillet 2019

De rebond du secteur industriel en tout cas. La publication des PMI de juillet repousse au mieux au début 2020 la reprise du secteur manufacturier alors que l’optimisme s’est légèrement renforcé dans les services.

De là des divergences accrues entre les économies allemande et française. Les risques extérieurs sont baissiers et leur principal relais est le secteur industriel dont le poids est modeste en France où il résiste plutôt bien. Il est frappant que l’écart entre les indices allemand et français manufacturiers (50,0 vs 43,1 en juillet) soit aujourd’hui le plus important depuis 1999, date de création de l’€.

Il est illusoire d’attendre une reprise significative de l’activité d’ici la fin de l’année et cette situation conforte l’analyse selon laquelle le rôle des banques centrales sera clef durant ce semestre ; En matière de stratégie d’investissement il n’y a pas de bonnes surprises à attendre du secteur industriel.

Une surprise le 25?

22 juillet 2019

Non, en tout cas pas une grande surprise en conclusion de la réunion de la Banque Centrale Européenne, mais probablement une indication forte de la tendance à venir.

Il est significatif que l’attention des investisseurs se focalise sur les deux rendez-vous des banques centrales (la Federal Reserve se réunit les 30 et 31 juillet) alors que nous sommes entrés en plein dans la période de publication des résultats des entreprises pour le 2nd trimestre. C’est montrer clairement où se situe le moteur des marchés.

Et c’est aussi pourquoi il est utile de rappeler le proverbe américain : »Don’t fight the Fed ».

Croissance plus soutenue

08 juillet 2019

Peut-être avait-on fait preuve d’excès de pessimisme ? Les publications de la semaine se sont en effet montrées plus rassurantes pour les économies européennes et américaines, freinant en conséquence l’euphorie qui s’était emparée des marchés de taux.

C’est cependant un soulagement de constater que le ralentissement des économies est plus modéré qu’attendu même si cela complique la décision que doit prendre prochainement la banque centrale américaine de baisser ou non ses taux directeurs.

Dans l’attente, et à la suite de la réunion du G20 dont la conclusion n’a pas été négative pour les marchés, ceux-ci atteignent leurs plus hauts niveaux de 2019.

Cocorico !

15 juillet 2019

Au lendemain de ce 14 juillet, nous saluons l’économie française qui traverse cette période difficile mieux que ses voisins et avec, enfin, de nombreuses créations d’emplois.

Les marchés aussi traversent bien la période et cette semaine Jerome Powell en confirmant la probabilité d’une baisse des taux directeurs de la Fed dès la fin de ce mois afin de parer les incertitudes soulevées par les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, ainsi que la faiblesse de la croissance globale, a permis à Wall Street d’établir de nouveaux records et aux places européennes de bien digérer leurs hausses récentes.

Et maintenant ?

Maintenant et en attendant la confirmation de la Fed les 30 et 31 juillet, place aux résultats semestriels, dès cette semaine aux États-Unis, à partir surtout de la prochaine pour les européens.

Quel compromis ?

01 juillet 2019

Le G20 d’Osaka s’est donc conclu par un compromis entre les présidents Trump et Xi : un accord pour reprendre les négociations et reporter la mise en place d’une 3ème vague de taxes sur un montant d’exportations chinoises de 300 milliards$. Ce compromis va renforcer les attentes des marchés qui peuvent également compter sur la Fed pour soutenir leur sentiment positif ces prochains mois.

Le risque de correction après le rallye du mois de juin semble donc écarté, l’espoir d’un rebond de la croissance en fin d’année et au S1 2020 est de retour. C’est sans doute ce que souhaitait le président américain.