L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

Désynchronisation ?

23 novembre 2020

Si l’arrivée prochaine des vaccins rassure, y a-t-il un risque de désynchronisation entre les économies d’Asie et d’Océanie qui sortent de la pandémie à grande vitesse, les États-Unis où en dépit d’une 2nde vague plus forte que la 1ère la reprise continue et l’Europe ou les reconfinements et couvre-feux ramèneront la croissance en territoire négatif au T4 ?

Nous ne le pensons pas mais la question est posée et comme vous le lirez dans les pages suivantes en dépit des vaccins potentiels nous observons des révisions dans les 2 sens sur la croissance européenne en 2021.

Dans l’attente les marchés, et pour une fois surtout les marchés européens, continuent sur leur lancée, portés par les espoirs d’une reprise de la croissance en 2021, assortie de taux d’intérêt qui resteraient très faibles et du retour à une vie presque normale.

Notre analyse est que le mouvement, alimenté par les retours sur les actifs risqués d’investisseurs qui s’étaient abrités dans les produits monétaires et d’attente depuis quelques trimestres, continuera de bénéficier d’un soutien suffisant pour prolonger la tendance jusqu’à la prise de fonction du nouveau président américain.

Vaccin et relance ?

16 novembre 2020

Les espoirs d’obtenir rapidement un vaccin efficace contre le covid-19 a fait rebondir la confiance des acteurs économiques, elle a porté les actifs risqués cette semaine tels que les marchés actions et le pétrole et pénalisé les valeurs refuges, obligations et or. Ce mouvement brutal s’explique en large partie par un renforcement des attentes de rebond économique en 2021 mais également par la réduction sensible des risques baissiers sur les scenarii économiques. Ce vaccin crédibiliserait un rebond important de la croissance au S2 de l’an prochain du fait de la levée totale des contraintes sanitaires. C’est l’horizon désormais.

Mais il y a l’immédiat. Lors de leur intervention commune le 12 novembre, Christine Lagarde, Jerome Powell et Andrew Bailey ont affiché leur prudence face à la pandémie et ses conséquences économiques. Tous les 3 ont salué l’annonce d’un vaccin en pointant la réduction des risques de moyen terme, mais ils se sont aussi focalisés sur les risques liés à la nouvelle vague de contaminations qui frappe leur pays respectif.

Le choc économique à venir, provoqué par les nécessaires mesures de distanciation sociale, a nécessité une réaction sans faille des autorités. Les banquiers centraux appellent de leurs vœux des mesures budgétaires coordonnées avec celles des banques centrales.

Halloween 2020

02 novembre 2020

Les enjeux majeurs des élections américaines du 3 novembre et la résurgence du Covid 19 ont mené les marchés financiers cette semaine. Dans cet environnement incertain, les autorités ont pris les devants tout en réaffirmant leur soutien à l’activité.

Les banques centrales s’inscrivent dans cette tendance et vont continuer d’offrir des conditions de financement extrêmement favorables, avec à la clé des taux très bas pendant encore plusieurs trimestres. La BCE n’a pris aucun risque pour convaincre de sa détermination à agir rapidement et mercredi prochain il est probable que la Fed réaffirmera elle aussi sa présence.

Dans ce contexte les yeux resteront rivés sur les élections américaines du 3 novembre, les investisseurs financiers attendent de manière croissante le scénario le plus positif pour les actifs risqués avec l’option d’un grand chelem démocrate et ce malgré un risque de contestation des résultats qui est élevé.

Une telle issue entraînerait d’ici la fin de l’année un vif rebond des marchés.

Après Trump

09 novembre 2020

Les cartes électorales qui emplissent les médias sont un peu moins bleues qu’attendu. Les Républicains garderont la majorité au Sénat, les Démocrates à la Chambre des Représentants. Le président Biden fera face à un Congrès divisé, ceci avec une forte majorité de conservateurs à la Cour Suprême.

Au pire, son agenda subira une obstruction systématique mais plus sûrement il y aura quelques accords au centre, par exemple sur la politique budgétaire. Pas de grand soir sur les impôts, ni de réglementation sur le verdissement.

Les marchés d’actions, toujours prompts à rationnaliser ce qu’ils n’attendaient pas s’en sont réjouis. En effet avec de tels résultats, l’horizon à court terme s’est nettement dégagé.

3 novembre et pandémie

26 octobre 2020

Les résultats des élections américaines et leurs conséquences, la dégradation rapide de la situation sanitaire et la fermeture progressive de l’Europe sont désormais les deux moteurs des marchés.

Quels que soient les résultats des scrutins du 3 novembre, les investisseurs tablent de manière croissante sur un plan de relance massif auquel semble se rallier Donald Trump après les appels de la Fed en ce sens. C’est ce qui porte les taux d’intérêt de long terme américains (0,84%) ainsi que la réduction de l’appétit pour le $.

En Europe, sur le plan sanitaire la situation s’est fortement dégradée avec la hausse rapide des contaminations qui a conduit la quasi-totalité des gouvernements à mettre en place des restrictions plus fortes. A l’exception notable de l’Allemagne, les perspectives se dégradent rapidement ce qui devrait conduire la BCE à prendre de nouvelles décisions en décembre en matière d’achats d’actifs pour maintenir un environnement de taux bas et soutenir l’activité.

Plus que jamais le marché directeur est le marché américain. Les espoirs de relance au lendemain des élections continuent d’y porter les marchés et à soutenir aussi les indices européens.