L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

Recrudescence temporaire ?

28 septembre 2020

Indicateurs contrastés : repli pour les PMI des services, bonne tenue pour ceux de la production manufacturière, l’IFO ou l’enquête mensuelle de l’INSEE.

Avec les élections américaines dans 5 semaines, toutes les conditions étaient réunies pour une correction des marchés après le vif rebond qu’ils avaient connu. Celui-ci a été cette semaine écorné de 5% et les marchés se trouvent au plus bas du trading range ouvert en juin.

Notre analyse : toujours prudemment optimistes.

Jusqu’au résultat définitif de l’élection américaine une reprise significative est improbable. Après et jusqu’à la fin de l’année elle est fort possible. C’est le cas 3 fois sur 4 après cette échéance, quel qu’en soit le vainqueur car les investisseurs espèrent alors que le président élu appliquera avec succès son programme économique. Notre stratégie reste donc inchangée, ceci d’autant qu’elle a porté ses fruits ces dernières semaines.

Décélération normale

21 septembre 2020

Le vif rebond des mois de juin et juillet ne pouvait continuer longtemps au même rythme. Il est donc normal qu’il ait ralenti et le T4 sera moins dynamique que le T3. Ceci était attendu. Ce qui est aussi attendu/espéré, c’est que les plans de relance nationaux et pour l’Eurozone prennent le relais en 2021. Tout semble en place pour cela encore faudra-t-il que la réalisation soit conforme aux attentes.

A ce jour la correction en cours sur le secteur technologique américain reste dans des proportions modestes au regard de la progression préalable. Aussi la plupart des marchés régionaux ou nationaux n’en sont à ce stade que modestement affectés.

Ceci nous conforte dans notre stratégie : nous avons toujours une approche positive et constructive des marchés compte tenu du soutien qui leur ait apporté par les banques centrales, mais le chemin parcouru nous conduit à être moins agressifs qu’au printemps.

Un grand pas en avant

27 juillet 2020

Après quatre jours d’intenses discussions, les chefs de gouvernements de l’Union Européenne se sont mis d’accord d’une part sur un fonds de relance après pandémie de 750 MMM € et d’autre part sur un programme budgétaire de 1 074 MMM € pour la période 2021-2027.

Ces résultats obtenus plus vite que cela était attendu sont un grand pas en avant qui a immédiatement entraîné un rebond de l’€.

Par ailleurs les publications de la semaine, PMI européen notamment mais pas seulement, confirment que la reprise de l’activité se renforce même s’il reste des poches sectorielles encore très affectées.

Aussi la correction des marchés sur la semaine, alors que la plupart des publications du T2 ont été bien accueillies, nous semble une respiration rendue nécessaire par la forte progression des marchés et notamment du secteur technologique américain.

Incertitudes de la rentrée

24 août 2020

Le thème d’une « deuxième vague » était dominant au début de l’été, charriant avec lui la nécessité de réintroduire des limites strictes aux interactions sociales, il n’est toutefois pas le plus approprié aujourd’hui. La gravité de la situation mesurée par le nombre de morts et la tension dans le système hospitalier n’a pas grand chose à voir avec le choc du printemps.

Il est improbable que tant qu’un vaccin n’aura pas été trouvé, produit et administré à grande échelle, une normalisation de l’activité puisse se concrétiser. C’est une affaire qui va prendre des mois. Pendant cet intervalle, le degré d’incertitude macro-économique va rester élevé, renforçant les facteurs baissiers et limitant les facteurs haussiers.

Pour autant les supports budgétaires et monétaires à l’activité sont massifs et vont le rester pour une longue période. Aussi notre stratégie s’appuie toujours sur un mouvement haussier des marchés, mais la partie la plus facile de la reprise ayant été réalisée, à un rythme plus modéré qu’au printemps et en zig zags. Depuis début juillet, tout en restant constructive, notre stratégie est plus prudente.

La reprise, non linéaire, continue.

20 juillet 2020

Mon analyse, après trois semaines de vacances sans lettre hebdomadaire à rédiger, est que le pire est derrière nous, du moins pour le monde économique développé. Elle devrait se poursuivre dans les deux trimestres à venir si la sagesse l’emporte et conduit à des précautions suffisantes pour juguler le virus.

Nous n’avons jamais pensé que celle-ci serait linéaire et ne sommes donc surpris ni par ce qui apparaît comme une stabilisation aux Etats-Unis, ni, malheureusement, par la rapidité de la diffusion du Covid-19 dans certains pays émergents, mais pas davantage par les rebonds chinois ou européen plus rapides qu’attendus. Aussi, les stratégies mises en place dans nos portefeuilles au cours du mois de mai continuent à porter leurs fruits. Nous verrons au cours de plusieurs réunions de travail la semaine prochaine s’il y a lieu de les infléchir.