L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

Premier signal de normalisation

21 juin 2021

La réunion du 14 juin la Federal Reserve a lancé le premier signal de normalisation monétaire en affichant une trajectoire de resserrement progressif. A mesure que les statistiques confirmeront la possibilité du retrait du soutien à l’économie elle lancera un mouvement graduel.

La situation pour la BCE n’est pas aussi favorable et la prudence reste de mise, limitant ainsi la progression des taux et donnant de la force au $ face aux autres devises.

Cependant, le rapport mensuel de la Banque de France qui décrit un rebond très significatif de l’activité, tout comme les déclarations de Jens Wiedmann, président de la Buba, montrent que l’automne pourrait être le temps de la réduction des achats aujourd’hui renforcés de la Banque Centrale Européenne.

 

Les banques centrales ont convaincu pour le moment

14 juin 2021

Malgré le fait que les prix au mois de mai aient de nouveau réussi à surprendre à la hausse, les taux longs ont baissé sur la semaine.

Les membres de la Fed ont réussi à convaincre les investisseurs du caractère transitoire de cette séquence inflationniste : effet de base, prix des matières premières, tensions sur l’appareil productif et sur l’approvisionnement, réouverture de l’économie.

L'Europe en accélération

31 mai 2021

Après un léger recul de l’activité après la vague hivernale de la pandémie, l’économie de l’Eurozone rebondit à grande vitesse.

Cette semaine, tous les indicateurs publiés, celui de la Commission Européenne, l’indice allemand du climat des affaires IFO, l’indice de la Banque Nationale de Belgique (BNB) sur le climat des affaires et l’enquête de mai de l’INSEE pour la France convergent dans la description détaillée d’une accélération de la croissance.

Rebond sans emballement

07 juin 2021

Les chiffres de l’emploi américain ressortis en dessous des attentes ont sensiblement réduit les craintes d’une réduction prématurée du soutien de la Fed. Ils montrent que l’accélération de la croissance aux États-Unis va mettre du temps à se transformer en une normalisation de la situation sur le marché du travail.

Le redémarrage plus tardif en Europe ne rencontre pas, du moins pas encore, cette difficulté. En effet les systèmes de protection sociale européens ont bien joué leur rôle préventif et le taux de chômage de l’Eurozone a fort peu augmenté par rapport à son niveau pré-pandémie.

Rattrapage de la demande

24 mai 2021

Une fois de plus les PMI de l’Eurozone ont surpris à la hausse en mai, témoignant des effets positifs de la réouverture de l’économie sur la reprise de l’activité.

Car la hausse de l’indice des services démontre que la demande intérieure est désormais le principal moteur de la croissance : fort appétit des consommateurs pour dépenser une fois les restrictions levées et qui se poursuivra ces prochains mois à mesure que la vaccination progressera et étendra la réouverture de l’économie.

Si des difficultés dans les chaînes logistiques continuent de tirer les prix industriels vers le haut, on ne voit pas en Europe le manque de main d’œuvre qualifiée dont se plaignent les entreprises américaines.