L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

L'essoufflement est global

10 décembre 2018

C’est presque une bonne nouvelle : l’essoufflement économique est maintenant global. Ceci permet d’espérer pour les trimestres à venir l’arrêt des provocations portant atteinte à la croissance économique globale.

Les publications de la semaine passée montrent clairement que les États-Unis sont à leur tour affectés par le ralentissement bien qu’il soit encore trop tôt pour conclure à une fin de cycle.

Dans ce contexte le rebond des marchés a fait long feu. 

Pause avant échéances

03 décembre 2018

Pause bienvenue qui permet de regarder les valorisations et de constater l’attrait de certaines entreprises.

La suite dépendra des issues de 5 échéances cruciales d’ici la fin de l’année : la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping (1er-12), la réunion de l’OPEP et de ses alliés (6-12), le retour de l’Italie sur le budget (6-12), le vote du parlement britannique sur le Brexit (11-12) et les réunions de la BCE et de la Fed (12 et 13-12).

Les conséquences d'un ralentissement chinois

19 novembre 2018

Peu de publications la semaine passée ce qui nous permet de développer l’analyse de l’économie chinoise face aux décisions commerciales américaines et les conséquences qui en découlent pour la Chine en particulier mais aussi pour la croissance des autres zones.

Le recul des marchés de la semaine est un simple rappel qu’après les mid term élections américaines, les fondamentaux économiques n’ont pas changé. Aussi, rebond technique d’ici la fin de l’année, nous l’espérons, mais une reprise dynamique est aujourd’hui prématurée.

La croissance reste sous pression

26 novembre 2018

Les semaines se suivent et se ressemblent : la dernière apporte encore de nouveaux éléments qui témoignent d’une dégradation progressive de l’activité et d’une croissance qui ralentit.

Selon nos analyses les prévisions de croissance 2018 et 2019 des gouvernements, banques centrales et organismes économiques publics ou privés ne sont guère crédibles : un peu partout dans le monde la croissance 2018 devrait atterrir 0,2 ou 0,3% sous les prévisions d’aujourd’hui et les attentes 2019, du moins pour le 1er semestre, vont nécessairement être revues à la baisse. Dans ce contexte il est probable également que les attentes de bénéfices des entreprises soient trop optimistes et seront revues.

Un espoir apparaît depuis quelques semaines : la baisse du prix du baril de pétrole. L’énergie est une composante importante du budget des ménages et des charges des entreprises et le recul des prix de l’essence, du gasoil et du fuel profiterait à la consommation et aux marges. Encore faudrait-il que des taxes nouvelles au mauvais moment n’effacent pas l’effet attendu. 

Résultats attendus à Washington

12 novembre 2018

Les résultats des mid term élections ont été conformes aux attentes : bonne résistance des républicains pour le Sénat mais succès plus fort que prévu des démocrates pour la Chambre et les gouverneurs des états. Nous ne pensons pas qu’il faille en attendre de grands changements même si en matière de politique budgétaire le président devra négocier désormais.

Les économies confirment leurs tendances antérieures : si la croissance reste vive aux États-Unis, elle ralentit partout ailleurs sauf au Japon. En conséquence la Fed fera son travail en décembre en relevant ses taux directeurs.