L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

Espoir pour 2019

07 janvier 2019

Au cours des dernières semaines les réactions des marchés ont montré leur extrême sensibilité à quelques thèmes. L’espoir est revenu d’une trêve en matière de frictions commerciales entre les États-Unis et la Chine alors que ce sujet est considéré comme le risque principal pour la croissance mondiale. Le calendrier est serré et les prochaines semaines devraient nous apporter une réponse sur la solidité de cette trêve.

Jerome Powell a été le deuxième artisan de l’apaisement des marchés. Le repli récent de l’inflation va permettre à la Fed de patienter avant toute nouvelle hausse des taux tant et si bien que les futures anticipent une baisse des taux directeurs en 2019 ! Est-ce réaliste ?

Ces deux éléments montrent bien le rôle moteur que jouent les États-Unis pour les marches mondiaux.

En attendant d’y voir plus clair sur les éléments ci-dessus qui ont entraîné la tumultueuse embellie de ces dernières semaines, il ne faut pas oublier la réalité même si les marchés anticipent toujours. Et celle-ci continue de se dégrader comme nous le montrons ci-dessous.

C’est bien le signe de l’urgence qu’il y a à changer d’attitude. 

Anatomie

17 décembre 2018

« Le ralentissement actuel diffère des précédents. L’Eurozone ne connaît aucun des excès économiques domestiques qui justifieraient d’un réajustement. Ce sont au contraire une série de chocs extérieurs et de risques politiques qui ont amené la zone dans un engrenage récessif. Comme les incertitudes se multiplient, les entreprises et les ménages réagissent avec nervosité à des nouvelles qui, en temps ordinaire, auraient été digérées au fil de l’eau.

Notre analyse de ces événements entretient l’espoir : si les risques qui effraient les marchés et les entreprises ne se matérialisent pas au début 2019, les perspectives pourraient alors s’éclaircir considérablement. » (Holger Schmieding, Berenberg)

Pause avant échéances

03 décembre 2018

Pause bienvenue qui permet de regarder les valorisations et de constater l’attrait de certaines entreprises.

La suite dépendra des issues de 5 échéances cruciales d’ici la fin de l’année : la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping (1er-12), la réunion de l’OPEP et de ses alliés (6-12), le retour de l’Italie sur le budget (6-12), le vote du parlement britannique sur le Brexit (11-12) et les réunions de la BCE et de la Fed (12 et 13-12).

L'essoufflement est global

10 décembre 2018

C’est presque une bonne nouvelle : l’essoufflement économique est maintenant global. Ceci permet d’espérer pour les trimestres à venir l’arrêt des provocations portant atteinte à la croissance économique globale.

Les publications de la semaine passée montrent clairement que les États-Unis sont à leur tour affectés par le ralentissement bien qu’il soit encore trop tôt pour conclure à une fin de cycle.

Dans ce contexte le rebond des marchés a fait long feu. 

La croissance reste sous pression

26 novembre 2018

Les semaines se suivent et se ressemblent : la dernière apporte encore de nouveaux éléments qui témoignent d’une dégradation progressive de l’activité et d’une croissance qui ralentit.

Selon nos analyses les prévisions de croissance 2018 et 2019 des gouvernements, banques centrales et organismes économiques publics ou privés ne sont guère crédibles : un peu partout dans le monde la croissance 2018 devrait atterrir 0,2 ou 0,3% sous les prévisions d’aujourd’hui et les attentes 2019, du moins pour le 1er semestre, vont nécessairement être revues à la baisse. Dans ce contexte il est probable également que les attentes de bénéfices des entreprises soient trop optimistes et seront revues.

Un espoir apparaît depuis quelques semaines : la baisse du prix du baril de pétrole. L’énergie est une composante importante du budget des ménages et des charges des entreprises et le recul des prix de l’essence, du gasoil et du fuel profiterait à la consommation et aux marges. Encore faudrait-il que des taxes nouvelles au mauvais moment n’effacent pas l’effet attendu.