L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

2019 : 2018 à l'envers ?

14 janvier 2019

L’année 2018 avait commencé dans l’optimisme : tout au long de 2017 la croissance mondiale et européenne avait accéléré trimestre après trimestre pour toucher des niveaux qui n’avaient plus été atteints depuis longtemps. Dans le même temps le chômage diminuait vite et les bénéfices des entreprises dépassaient les prévisions pourtant optimistes des analystes.

2019 démarre sur un pied inverse : les prévisions de croissance et de résultats sont révisés vers le bas depuis 6 mois et les indicateurs anticipés nous promettent un 1er semestre au minimum morose.

Mais s’il convient aujourd’hui de conserver une exposition prudente, nous savons aussi qu’il suffit de peu d’éléments positifs pour qu’une bascule vers plus d’optimisme s’installe chez les dirigeants d’entreprise et sur les marchés.

Ainsi, malgré des élections européennes qui s’annoncent très décevantes, nous ne perdons pas espoir qu’un accord commercial États-Unis/Chine et qu’une sortie honorable de l’impasse Brexit redonnent au fil des mois du tonus à l’investissement, à la croissance et aux résultats des entreprises, comme au moral des ménages.

Espoir pour 2019

07 janvier 2019

Au cours des dernières semaines les réactions des marchés ont montré leur extrême sensibilité à quelques thèmes. L’espoir est revenu d’une trêve en matière de frictions commerciales entre les États-Unis et la Chine alors que ce sujet est considéré comme le risque principal pour la croissance mondiale. Le calendrier est serré et les prochaines semaines devraient nous apporter une réponse sur la solidité de cette trêve.

Jerome Powell a été le deuxième artisan de l’apaisement des marchés. Le repli récent de l’inflation va permettre à la Fed de patienter avant toute nouvelle hausse des taux tant et si bien que les futures anticipent une baisse des taux directeurs en 2019 ! Est-ce réaliste ?

Ces deux éléments montrent bien le rôle moteur que jouent les États-Unis pour les marches mondiaux.

En attendant d’y voir plus clair sur les éléments ci-dessus qui ont entraîné la tumultueuse embellie de ces dernières semaines, il ne faut pas oublier la réalité même si les marchés anticipent toujours. Et celle-ci continue de se dégrader comme nous le montrons ci-dessous.

C’est bien le signe de l’urgence qu’il y a à changer d’attitude. 

L'essoufflement est global

10 décembre 2018

C’est presque une bonne nouvelle : l’essoufflement économique est maintenant global. Ceci permet d’espérer pour les trimestres à venir l’arrêt des provocations portant atteinte à la croissance économique globale.

Les publications de la semaine passée montrent clairement que les États-Unis sont à leur tour affectés par le ralentissement bien qu’il soit encore trop tôt pour conclure à une fin de cycle.

Dans ce contexte le rebond des marchés a fait long feu. 

Anatomie

17 décembre 2018

« Le ralentissement actuel diffère des précédents. L’Eurozone ne connaît aucun des excès économiques domestiques qui justifieraient d’un réajustement. Ce sont au contraire une série de chocs extérieurs et de risques politiques qui ont amené la zone dans un engrenage récessif. Comme les incertitudes se multiplient, les entreprises et les ménages réagissent avec nervosité à des nouvelles qui, en temps ordinaire, auraient été digérées au fil de l’eau.

Notre analyse de ces événements entretient l’espoir : si les risques qui effraient les marchés et les entreprises ne se matérialisent pas au début 2019, les perspectives pourraient alors s’éclaircir considérablement. » (Holger Schmieding, Berenberg)

Pause avant échéances

03 décembre 2018

Pause bienvenue qui permet de regarder les valorisations et de constater l’attrait de certaines entreprises.

La suite dépendra des issues de 5 échéances cruciales d’ici la fin de l’année : la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping (1er-12), la réunion de l’OPEP et de ses alliés (6-12), le retour de l’Italie sur le budget (6-12), le vote du parlement britannique sur le Brexit (11-12) et les réunions de la BCE et de la Fed (12 et 13-12).