L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

Ce qui a changé

14 mai 2018

Depuis le 5 février et la publication d’un rapport sur l’emploi américain faisant état d’un risque d’inflation salariale, la dynamique des marchés a changé. Dans un premier temps, c’est la correction qui l’a emporté, et elle a touché plus particulièrement les marchés de taux et les secteurs qui avaient le plus progressé au cours des mois précédents. Dans un second temps les marchés retrouvent aujourd’hui leurs plus hauts de janvier malgré des taux plus élevés qu’alors. Un grand changement est cependant intervenu : ce ne sont pas les mêmes pays qui entraînent la hausse, certains pays émergents étant en fort recul, ni les mêmes secteurs au sein des pays développés.

Il ne faut pas se tromper !

07 mai 2018

Comme souvent, ce sont les marchés qui ont raison : si la croissance en Eurozone s’est affaiblie au cours des derniers mois, elle reste solide. Et la croissance française reste marquée, au-dessus de la croissance européenne.

Comme les États-Unis et la Chine continuent aussi leur phase d’expansion, les investisseurs se rendent à l’évidence et les indices boursiers retrouvent leurs plus hauts niveaux de 2018.

Les taux repartent à la hausse

23 avril 2018

Et c’est justifié, en particulier aux États-Unis où les indices de prix subissent pleinement la hausse du baril de pétrole. C’est moins vrai en Europe du fait de la faiblesse du $, mais les taux € montent par sympathie avec les taux américains. Aux prix des matières premières s’ajoute là-bas la hausse des salaires. Autrement dit, l’accalmie sur le front des «tweets » nous ramène à ce que nous savions être le challenge de l’année : conjuguer hausse de l’inflation et des taux avec maintien de la croissance économique à un niveau satisfaisant et belle progression des résultats des entreprises.

Loin d'être en fin de course

30 avril 2018

Pas de nouvelle dégradation des indices PMI : c’est un soulagement. Et ça l’est d’autant plus qu’au niveau de l’Euro zone la France s’en sort particulièrement bien.

Et aux Etats-Unis la tendance est solide et promet d’accélérer pour les trimestres à venir.

Et les premières publications des entreprises pour le T1 2018 sont meilleures que prévu.

Les marchés financiers enregistrent ces bonnes nouvelles et ont rebondi vigoureusement tout au long du mois d’avril. 

Faiblesse transitoire ?

16 avril 2018

Les dernières publications économiques reflètent un ralentissement de la croissance. Cela est vrai aussi bien pour les États-Unis, où on considère généralement que celui-ci devrait être limité au S1 et qu’ensuite les allégements fiscaux devraient faire repartir la machine, qu’en Eurozone où le pic est désormais derrière nous mais où on ne sait pas sur quel palier la croissance se stabilisera.

Comme toujours la dynamique repose sur la confiance : après la séquence dans laquelle nous nous trouvons, marquée par les velléités commerciales du président américain et les craintes géopolitiques, il faudra qu’elle se rétablisse pour que les ménages et les entreprises enclenchent les investissements attendus.