L'analyse de JF Gilles

  -  Les commentaires de nos équipes

Records à New York, l’Europe suit

29 avril 2019

Records sur le S&P et le Nasdaq portés par des publications trimestrielles qui affichent dans 77% des cas des bénéfices supérieurs aux attentes. L’Europe  suit, mais avec un décalage : il n’empêche, les cours sont au plus haut depuis un an bien que ce soit la seule région qui n’ait pas encore constatée un rebond de ses indicateurs depuis le début de l’année. Les investisseurs sont de plus en plus attentifs à tout signe d’inflexion, la rotation sectorielle constatée ce mois-ci sur les marchés va dépendre pour continuer de la participation de notre continent aux améliorations économiques déjà perceptibles en Amérique du Nord et en Asie.

Progrès sur les négociations, Progrès sur les marchés

23 avril 2019

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré que les États-Unis et la Chine effectuaient des progrès dans leurs négociations commerciales. Il considère que les deux camps se rapprochent de leur ultime cycle de discussions.

Dans la foulée vont commencer les négociations Europe/États-Unis et le lundi 15 avril le Conseil Européen a donné son accord à la Commission Européenne pour négocier malgré l’opposition de la France. Bruxelles espère conclure avant le 31 octobre, date de formation de la nouvelle Commission Européenne.

Plus que les publications économiques médiocres cette semaine, ce sont toujours les progrès de ces négociations qui tirent les marchés. A tord ou à raison ceux-ci y voient la condition d’un rebond de la croissance dans les trimestres à venir.

Inflation, taux et marchés

08 avril 2019

L’inflation en zone euro donne mal à la tête à la BCE et nous pourrions écrire la même chose de l’inflation américaine et de la Federal Reserve.

L’objectif des banques centrales, le taux magique d’inflation de 2% s’éloigne. C’est dommage, nous étions confortables avec. Tout en pouvant dire que l’inflation était sous contrôle, cette petite dépréciation rendait l’endettement moins douloureux et poussait entreprises et ménages à l’investissement.

Dans son ouvrage récent à grand succès, Mr Piketty nous a rappelé que sur la très longue durée, croissance et inflation avaient le plus souvent été bien plus faible que la norme qui s’était installée depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Si nous avons devant nous le retour à une longue période d’inflation et de croissance faible, cela est à prendre en compte mais n’enlève rien à la valeur ajoutée des métiers financiers : l’échelle de l’inflation et des rendements reste la même, si leurs niveaux ont changé, pas les écarts de rendement. Dès lors le risque reste rémunéré et la valeur ajoutée des conseils en investissement a de beaux jours.

Taux et valorisation

15 avril 2019

La hausse des marchés actions apparaît à beaucoup inexplicable. En ce début d’année les prévisions tant macro que micro économiques sont revues à la baisse : la croissance sera en 2019 moins élevée que nous l’espérions il y a 6 mois et les résultats des entreprises deux fois moindres qu’attendu.

Certes la chute du T4 2018 était excessive et la vive reprise qui s’est enclenchée à la mi-décembre a vraisemblablement correspondu à la correction de cet excès. Mais depuis la hausse des marchés continue mois après mois : il y a donc un autre moteur.

Et si c’était la baisse des rendements obligataires : elle oblige certaines catégories d’investisseurs à aller chercher du rendement ailleurs et en Europe les spreads 10 ans sont très élevés : pour le Stoxx600 4,1% de yield et pour la moyenne pondérée des emprunts d’état 0,7%. Dès lors ces acheteurs, non décelables dans les mesures de souscriptions-rachats d’OPCVM et ETF, assurent un soutien constant aux marchés actions.

Et ce ne sont pas les rendez-vous de la semaine passée avec les banques centrales qui modifieront leur stratégie.

Un trimestre inattendu

01 avril 2019

Nous attendions une croissance économique européenne et globale ralentie : nous l’avons eue. Nous attendions en conséquence des marchés financiers difficiles et au contraire ils ont connu un vif rebond : ce T1 2019 est le meilleur trimestre boursier depuis 2009.

Nous avons commencé l’année en nous demandant le nombre de hausses des taux que la Federal Reserve déciderait, nous nous posons aujourd’hui la même question sur le nombre de baisses des taux et nos interrogations sont de même nature pour la BCE.

Les obstacles principaux devant nous en janvier étaient la montée du protectionnisme et les négociations Chine/États-Unis, le Brexit et le tournant inquiétant de la politique économique italienne. Si l’espoir subsiste aucun problème n’a été résolu.

Dès lors se pose la question : est-ce que l’embellie des marchés peut continuer ?