Newsletter avril 2017

  -  Les commentaires de nos équipes

05 avril 2017

Rubrique : Flash mensuel

Madame, Monsieur, 

Nous venons vers vous comme nous le faisons chaque trimestre pour faire le point sur la gestion de nos produits, vous présenter nos analyses pour la période à venir et quelles sont les conséquences que nous en tirons en matière de stratégie d’investissement.

Tout d’abord le bilan de ce début d’année. Cette fois il est bon, pas parfait mais bon, solide. Les performances de nos fonds actions, entre 3,5% et plus de 9% montrent que le risque est récompensé et qu’ils constituent toujours la meilleure façon de tirer vers le haut le rendement d’un patrimoine.

Dans l’attente des échéances électorales, élections néerlandaises qui ont eu lieu le 15 mars, françaises qui commencent dans un peu plus de deux semaines pour s’étaler sur près de deux mois et ensuite allemandes en septembre, les trois mois écoulés ont été ceux des entreprises petites et moyennes. C’est ce que nous vous avions conseillé dans notre lettre précédente et nous sommes heureux que vous ayez pu en profiter car nous avons été entendus. Erasmus Mid Cap Euro a enregistré de nombreuses souscriptions, quant à Erasmus Small Cap Euro son actif a augmenté de plus d’un quart, le portant presqu’à la taille de son grand frère. Et comme vous pouvez le voir dans le tableau suivant, Nelly Davies pour Erasmus Small Cap Euro et Frédéric Redel pour Erasmus Mid Cap Euro ont su tirer leur épingle du jeu et faire mieux que leurs indices de référence.

FCP Mon PEA accuse lui un peu de retard, retard qui résulte de l’allure encore tourmentée des indices des grandes valeurs comme le CAC 40. Un retour à une meilleure visibilité politique et économique est nécessaire pour retrouver une certaine visibilité hors du stock-picking des entreprises petites et moyennes.

 

La croissance mondiale retrouve des couleurs en ce début d’année : aux Etats-Unis et en Chine, l’accélération de la demande a permis une accélération du commerce mondial.

L’économie américaine n’avait pas attendu Donald Trump pour repartir et la dissipation des effets négatifs liés au pétrole et au dollar a permis une stabilisation de l’activité industrielle, en reprise même, et des investissements qui vont avec. Cet environnement plus porteur pour les entreprises a vocation à se prolonger en 2017.

Par ailleurs, les ménages sont dans une situation financière particulièrement favorable : désendettés par rapport au niveau d’avant crise, ils bénéficient de la valorisation de leur patrimoine, aussi bien immobilier, et 69% des ménages sont propriétaires, que financier. En outre, avec le plein emploi les hausses de salaires accélèrent et dépassent l’inflation contribuant à l’amélioration de leur pouvoir d’achat. En somme, les Etats-Unis sont sur de bons rails, l’environnement de taux bas n’est modifié que très progressivement alors que les dépenses de consommation continuent à croître à un bon rythme.

Pour nous il est très important que le nouveau président ne casse pas, par des mesures inopportunes, une machine qui marche plutôt qu’il applique tout son programme tant une prudence s’impose devant certaines mesures.

Cependant l’accélération de la croissance devrait dégager quelques ressources nécessaires à la partie baisse de la fiscalité qu’il prévoit, et il est sûr que des baisses d’impôts pour les ménages et les entreprises, tout comme une déréglementation réfléchie, seraient des accélérateurs de la croissance.

                Les économies émergentes sont parvenues à se stabiliser, elles font preuve d’une certaine résilience qui repose sur plusieurs éléments, en premier lieu la hausse des prix du pétrole et des matières premières et la bonne gestion par la Federal Reserve américaine de la politique monétaire, la faible hausse des taux longs n’ayant pas entraîné de violents rapatriements de capitaux. D’autres éléments y contribuent comme la faiblesse de l’inflation qui a permis un assouplissement des politiques monétaires dans plusieurs pays ou la stabilisation, puis la reprise de l’économie chinoise.

Contrairement aux craintes passées, la stratégie du gouvernement chinois porte ses fruits et personne ne prévoit plus un effondrement de la croissance de la Chine qui semble stabilisée à un niveau élevé. Le dynamisme de l’activité provient aussi bien du maintien de la demande intérieure que de la progression des exportations. L’accroissement des dépenses publiques et l’assouplissement de la politique monétaire ont donné les résultats escomptés et permettent de juger réaliste la cible présentée par le président Xi Jinping à l’Assemblé Nationale de 6,5% en 2017.

Mais nous vivons et investissons en Eurozone et après avoir fait ce tour nécessaire des grandes économies, regardons maintenant ce qui se passe chez nous. Tout d’abord, c’est un point essentiel car il a des nombreuses conséquences, l’inflation est plus faible qu’attendu à 1,5% en mars contre 2% prévu : c’est un écart très important, d’autant plus que l’on peut penser que son pic est passé. Les effets de la hausse du prix de l’essence ont été moins prononcés que la hausse du prix du baril ne le faisait craindre. Ceci a pour conséquence que la ponction qu’on en attendait sur le pouvoir d’achat des ménages ne sera pas aussi forte que nous le craignions et donc que le ralentissement de la consommation sera moins fort.

La seconde bonne surprise a été le manque d’effets discernables de l’incertitude politique sur le comportement des entreprises et des ménages. Les entreprises n’ont pas plus réduit leurs investissements que les ménages augmenté leur épargne. Les enquêtes sur le moral des ménages ou le climat des affaires sont toutes aux niveaux les plus élevés depuis 2011, voire 2007 et les indicateurs PMI, IFO ou ESI sont cohérents avec une croissance forte pour le premier trimestre, bien au-dessus de 2% en cumul annuel (enfin forte pour l’Eurozone !).

En fait, les considérations politiques n’ont pas eu d’impact sur l’activité réelle car elles n’affectent pas la situation financière des entreprises ou des ménages.

S’il est encore possible que les taux d’intérêts français ou italiens remontent à l’approche d’une échéance électorale, seul le choc d’un résultat aujourd’hui inattendu aurait un effet durable.

Enfin, les marchés financiers ont un début d’année très positif qui est le reflet d’une croissance économique meilleure et d’un environnement global plus favorable qu’attendu. Les indices d’actions européennes sont au plus haut depuis 16 mois et même deux ans pour le DAX allemand. Les craintes qu’inspiraient les banques des pays périphériques s’atténuent car des mesures sont prises (Italie, Portugal) pour rétablir leur solidité.

Et la BCE a rassuré par une communication de qualité qui a permis une évolution très différenciée des taux Euro par rapport aux taux Dollar. Ainsi, les taux américains à deux ans étaient en Janvier 2015 à 0,70%, ils sont aujourd’hui à 1,40% : après trois hausses des taux de 25 pb au cours de la période, vraiment la Federal Reserve a fait du bon travail. Mais en Janvier 2015 les taux euros à 2 ans étaient à -0,10%, ils sont aujourd’hui à -0,20% pour le plus grand bénéfice de nos entreprises : la BCE a fait un excellent travail et sur le court et moyen terme il n’y a pas du tout eu de translation des hausses des taux américains. Et après les déclarations récentes du chef économiste de la BCE Peter Praet et de Benoît Coeuré, membre de son directoire, tout indique qu’il est encore trop tôt pour que la BCE puisse envisager une modification des mesures mises en œuvre.

La conséquence de tout cela : une vue de plus en plus positive de la croissance de la France et de l’Euro-zone en 2017 et sans doute en 2018.

L’application de cette longue analyse à nos décisions d’investissement est claire : tout comme en 2008-2009 ce n’était pas parce que les marchés avaient baissé qu’ils devaient remonter, aujourd’hui ce n’est pas parce qu’ils ont monté qu’ils doivent baisser.

Ce sont l’économie et les résultats des entreprises qui portent les marchés et la valorisation des entreprises et dans ce bon climat économique les prévisions de chiffres d’affaires et résultats sont revues à la hausse.

Notre conseil : conservez vos positions actions avec une préférence pour ce trimestre encore sur les entreprises petites et moyennes même s’il est possible qu’il soit préférable au second semestre de revenir sur les grandes entreprises.

Pour vos actifs à protéger, Erasmus Patrimoine et Erasmus Capital Plus, qui vont fusionner au cours du trimestre sont là : ils vous apportent sécurité, faible volatilité et un objectif de performance que nous comptons atteindre régulièrement d’Eonia + 2%, soit une très bonne protection vis-à-vis de l’inflation et sans doute pour l’avenir un rendement supérieur à celui du contrat d’assurance vie en euros : vive les unités de compte (UC) !

Notre équipe s’agrandit encore et Bastien Pouillart rejoint notre directeur commercial Hakim Souanef pour vous assurer un meilleur service. Bastien couvrira le Grand-Est, il est d’ores et déjà à votre disposition.

 

 

 

 

 

 

Vous souhaitant bonne continuation. 

                           Jean-Pierre Gaillard                                                           Jean-François Gilles

Les performances passées ne sont jamais un indicateur fiable des résultats futurs, mais nous mettons constamment nos meilleurs efforts à la compréhension de l’économie et des marchés financiers pour gérer avec le plus de pertinence possible l’épargne que vous nous confiez.