Newsletter juillet 2017

  -  Les commentaires de nos équipes

06 juillet 2017

Rubrique : Flash mensuel

Madame, Monsieur,

La rédaction de cette nouvelle lettre trimestrielle a été pour nous particulièrement agréable. D’abord parce que nos efforts ont porté leurs fruits et se retrouvent dans les performances satisfaisantes de nos fonds, ce qui justifie la confiance dont vous faites preuve à notre égard. Ensuite parce que nous sentons un vent d’optimisme s’installer, même s’il convient toujours d’être vigilant, sur l’économie mondiale : pour la première fois depuis la crise économique, la croissance anticipée continue d’être revue en hausse à l’échelon global et aussi pour l’Eurozone.

Mais comme toujours nous vous présentons en premier les résultats de nos produits pour ce début d’année et sur une plus longue période. 

 

1 : Erasmus Capital Plus et Erasmus Patrimoine fusionnent le 05/07/2017 (ISIN : FR0013053220)

Par rapport au trimestre précédent, deux éléments importants et positifs doivent être soulignés. L’accélération, modeste mais réelle, de la croissance amorcée en 2016 s’est confirmée et renforcée, l’inflation reste faible mais elle s’est écartée des niveaux atteints en 2015 et 2016 où la déflation menaçait ; elle laisse, à ses niveaux actuels, toute liberté aux banques centrales dans leurs politiques monétaires. L’autre élément important est le recul du risque politique en Eurozone où les élections aux Pays-Bas en mars puis en France en mai et juin ont écarté les craintes de désintégration de l’Eurozone, il est même à nouveau possible d’espérer qu’une intégration économique plus réfléchie de notre vieux continent soit mise en chantier par l’Allemagne et la France qui semblent tirer à nouveau vers la même direction.

C’est de cette embellie européenne que vient notre réussite du premier semestre : nous avions mis en avant ce thème d’investissement avec des entreprises comme Iliad, Crédit Agricole, Spie, Trigano, Vinci, Carl Zeiss Meditec, Eiffage, Mayr-Melnhof, Nokian Renkaat, Sopra, Unipol, Abeo, Visiativ, Beter Bed, Biesse, Corticeira Amorim, Derichebourg, Elica, Jacquet Metal, Jenoptik, Kotipizza, Lehto et tant d’autres qui font l’essentiel de leur chiffre d’affaires dans l’Eurozone : cela a payé. Le thème de la croissance domestique au second trimestre a été porteur, il a plus que compensé la faiblesse des entreprises cycliques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et des produits de base.

Et nous continuons à être positifs sur l’Eurozone qui est toujours notre thématique d’investissement favorite, la croissance y est toujours revue à la hausse et pourrait même atteindre 2% en 2017.

Mais la plupart des pays développés connaissent aujourd’hui une croissance satisfaisante alors que dans beaucoup de pays émergents celle-ci se stabilise ou s’améliore. Une croissance ainsi synchronisée est chose rare et la progression des échanges internationaux témoigne de cette amélioration de la croissance globale.

La confiance se répand et les prévisions gouvernementales sont désormais dépassées pour 2017 au Royaume-Uni comme en Eurozone ou au Japon. Aux Etats-Unis la croissance est modérée, mais le redressement de la confiance permet d’espérer une petite accélération sur la seconde partie de l’année. Tout ceci, croissance et échanges commerciaux, bénéficie aux entreprises qui enregistrent une progression des ventes et de leurs résultats.

Leurs perspectives sont régulièrement revues à la hausse. Dans les pays développés, une inflation modérée a remplacé les craintes de déflation et la demande progresse. Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni l’inflation est proche des objectifs des banques centrales.

Parmi les grandes économies émergentes, la Chine continue sa rigoureuse croissance en dépit de craintes récurrentes sur l’endettement des entreprises et collectivités. L’Inde connaît une croissance plus rapide encore et bénéficie des importantes réformes qu’elle a engagées. Après trois années de contractions dues à des crises liées à la corruption des élites, l’économie brésilienne semble se stabiliser et le Mexique continue à son rythme de croissance modéré.

Les banques centrales ont commencé, Federal Reserve pour les Etats-Unis, Bank of England pour la Grande-Bretagne, ou vont commencer, BCE pour l’Eurozone, à normaliser leurs politiques monétaires, c’est bon signe car cela signifie que les remèdes appliqués ont guéri le malade. Mais le processus d’ajustement sera lent et progressif, les politiques de taux directeurs adaptées à un monde de faible inflation. Ces éléments, conditions économiques, croissance des bénéfices, inflation modérée dans un cadre de politiques monétaires encore souple, devraient constituer un bon support à la valorisation des marchés actions.

Parmi les pays développés, l’amélioration de la situation économique est générale même si la croissance n’accélère pas très vite. Quasiment tous les pays développés connaissent une croissance plus soutenue en dépit de risques politiques ou internationaux variés : cela fait une décennie que cette croissance synchronisée n’était pas arrivée, aussi la confiance s’est significativement redressée et les échanges internationaux ont progressé de 3.9% l’an dernier contre une moyenne de 2% ces 5 dernières années. Des risques demeurent, il en reste toujours, mais quelques-uns ont disparu en Eurozone par exemple avec l’élection de M. Macron, aux Etats-Unis aussi où en dépit du comportement erratique du président Trump, son administration agit de façon traditionnelle sur des sujets comme les échanges internationaux, le NAFTA, la Chine et autres. Tout ceci est la cause du rebond de confiance.

Si nous regardons maintenant plus en détail l’Eurozone et la France, tous les pays bénéficient de l’embellie économique et l’Eurozone s’éloigne de la crise financière qui avait affaibli ses performances. Quelques risques forts comme celui de la désintégration de notre zone économique, ont maintenant totalement disparu. Ils ne freinaient pas la consommation des ménages mais sans aucun doute l’investissement des entreprises.

Bien sûr il reste à traiter le futur de l’Eurozone après le Brexit, la politique fiscale commune, l’union bancaire, une unification de notre sécurité ou notre politique énergétique. Mais ce sont des débats qui ne devraient pas perturber la bonne marche économique de notre continent.

Les optimistes constatent même que, au travers de ces années difficiles, les économies qui ont engagé des réformes vigoureuses, Allemagne de 2000 à 2015, Espagne ou Irlande depuis la dernière crise, ont pu voir ressurgir une croissance potentielle inattendue, des grands avantages compétitifs et une reprise vigoureuse. Ceci montre aux pays qui n’ont pas encore engagé ces réformes tous les bénéfices qu’ils pourraient en tirer.

Aujourd’hui dans l’Eurozone, le moral est revenu et l’indicateur de sentiment économique (ESI), à 111.1 est au plus haut depuis août 2007. Ce niveau serait cohérent avec une croissance supérieure à 2.5% ! Dans le détail, aussi bien le sentiment des chefs d’entreprise, au plus haut depuis avril 2011, que le moral des ménages, au plus haut depuis avril 2001, viennent de connaître une forte amélioration. Et les dirigeants que nous rencontrons chaque semaine nous confirment qu’au niveau de chaque entreprise le constat est le même. Ce trimestre sera bon, les six mois suivants également.

Pour la France, l’INSEE nous dit la même chose : en juin 2017, la confiance des ménages dans la situation économique s’améliore fortement : l’indicateur qui la synthétise gagne 5 points et atteint 108, son plus haut niveau depuis juin 2007 et le climat des affaires a continué de progresser et atteint un nouveau point haut dans ce cycle à 106 (précédent point haut 2010 : 110). Certes, un pic d’optimisme a également été constaté lors des élections présidentielles précédentes mais il vaut toujours mieux ça que le contraire.

Dans l’Eurozone, les profits des entreprises ont été dépréciés par les années de crise et au moment où nous entrons dans la phase d’expansion leur progression va bénéficier d’un effet de rattrapage. La croissance des résultats, confirmée là encore par nos fréquents contacts avec les entreprises, devrait être solide. Aujourd’hui les attentes sont pour l’Europe d’une progression des bénéfices de 28.1% pour 2017 et de 11.5% pour 2018 ; pour la France de 14.9% pour 2017 et de 9.3% pour 2018.

Tout ceci les investisseurs étrangers le savent et ils reviennent, maintenant que les obstacles politiques ont été levés, vers nos marchés. Leurs flux d’achat sont impressionnants mais ils doivent l’être encore pendant longtemps pour compenser leurs ventes tout au long de notre crise alors que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne allaient déjà beaucoup mieux : ils sont de retour mais ce n’est que le début. Nos marchés européens ont progressé, mais les valorisations restent encore modestes si la croissance économique continue comme nous l’anticipons. L’Eurostoxx 50 est encore sous son niveau de 2007 alors que le PIB est désormais bien au-dessus. Ceci est un évident contraste pour les investisseurs internationaux avec la situation des autres marchés où les indices dépassent partout de leurs niveaux de 2007, reflétant ainsi leurs redressements économiques. Cette comparaison est instructive : si les structures financières de nos économies et les bilans des entreprises sont en meilleure santé qu’avant la crise, alors le retard de valorisation doit être rattrapé. C’est pourquoi l’Eurozone est désormais surpondérée dans les allocations des investisseurs américains, asiatiques ou du Moyen Orient.

A la suite des élections néerlandaises et de celle du président français, la cote de l’Eurozone et de la France a rebondi. C’est un soulagement mais il ne doit pas seulement profiter aux investisseurs étrangers.

Selon nos analyses, la situation économique devrait au moins rester bonne jusqu’à la fin de l’année. Après nous ne sommes pas capables de faire des prévisions sérieuses. Et nous attendons d’excellents résultats des entreprises dans lesquelles nous sommes investis pour le deuxième trimestre : ceux-ci seront publiés entre le 20 juillet et le 5 septembre. Cette phase de publication pourrait être selon nous le déclencheur d’un nouvel élan haussier.

Aussi, reposant sur les analyses ci-dessus et notre conviction que les indices devraient être au 31 décembre plus haut qu’aujourd’hui, nous restons optimistes : nos fonds, FCP Mon PEA en fond de portefeuille, Erasmus Mid Cap Euro et Erasmus Small Cap Euro pour la durée et Erasmus Patrimoine et Erasmus Capital Plus, qui fusionnent, pour la partie des actifs qui doit être sécurisée, sont des supports d’investissement qui, nous l’espérons, vous apporteront encore beaucoup de satisfactions. Comme vous pouvez le constater, c’est une étape importante pour Erasmus Gestion, nos actifs ont franchi la barre des 200 millions d’euros et pour Erasmus Small Cap Euro qui, grâce à la gestion talentueuse de Nelly Davies, a franchi le seuil des 50 millions d’euros.

  

Vous souhaitant bonne continuation. 

                           Jean-Pierre Gaillard                                                           Jean-François Gilles

Les performances passées ne sont jamais un indicateur fiable des résultats futurs, mais nous mettons constamment nos meilleurs efforts à la compréhension de l’économie et des marchés financiers pour gérer avec le plus de pertinence possible l’épargne que vous nous confiez.