Newsletter janvier 2018

  -  Les commentaires de nos équipes

04 janvier 2018

Rubrique : Flash mensuel

Madame, Monsieur,

L’année 2017 laissera un bon souvenir aux épargnants : non seulement le rendement des placements a été satisfaisant mais le moral des ménages et des chefs d’entreprises s’est redressé de trimestre en trimestre.

Les performances financières sont bonnes, elles se sont construites sainement sur une croissance mondiale synchronisée, ce que l’on appelle l’alignement des planètes, avec la zone euro qui enfin tient toute sa place et fait preuve d’un dynamisme retrouvé. Et, dans ce concert, notre vieux pays semble avoir conjuré ses démons et se mettre enfin au diapason de ce qu’il est nécessaire de faire pour assurer un avenir aux jeunes générations.

Avec nos vœux personnels de santé et de bonheur, nous ne pouvons que souhaiter que 2018 soit à l’avenant, qu’une action incessante et féconde stimule la croissance économique, favorise l’investissement et l’emploi ; alors les résultats des entreprises qui en découlent permettront aux marchés financiers de continuer sur leur lancée. Ce déroulement sans trop de heurts est notre souhait le plus cher en ces premiers jours de la nouvelle année. 

Comme vous en avez l’habitude maintenant, nous commençons notre lettre par le tableau complet des performances de tous nos fonds. Ce sont ces résultats de notre travail qui justifient la confiance que, de plus en plus nombreux, vous nous accordez et dont nous vous remercions.

 

Comme vous pouvez le lire, les performances de nos supports d’investissement sont bonnes, uniformément bonnes.

Elles sont même exceptionnelles pour notre fonds Erasmus Small Cap Euro, récompensé comme meilleur fonds actions européennes sur trois ans. Nelly Davies, sa gérante associée de notre maison, a judicieusement choisi, pour les 2/3 hors de France, des petites entreprises de la zone euro sous valorisées ou en forte croissance qui ont fait des performances boursières étonnantes, cinq d’entre elles dépassant les 100% !

Si tous nos produits ont eu un bon comportement, nous voulons souligner la performance de notre nouveau fonds, Erasmus Capital Plus. Il s’agit d’un fonds patrimonial / trésorerie d’entreprise qui a réalisé plus de 3,5% de progression avec une volatilité très faible : c’est un placement à plus de six mois à risque réduit, un bon substitut au contrat d’assurance-vie euro ou aux placements de trésorerie classiques. 

Mais maintenant nous sommes devant 2018.

Après huit années de progression de l’économie mondiale et des marchés financiers, est-ce qu’il reste encore de la place pour de nouvelles avancées ?

La reprise économique a été bien lente par rapport aux sorties de crises précédentes. Pour partie cela est structurel, dû au vieillissement de nos économies, mais cela est aussi dû à des choix malheureux de politique économique qui ont été faits depuis 2008 dans la zone euro en particulier. Maintenant ces obstacles sont pour la plupart derrière nous et il y a peu de signes de déséquilibre économique. S’il sera difficile de maintenir un momentum aussi fort qu’en 2017, nos projections, pour le premier semestre au moins, reposent sur une croissance qui reste vigoureuse en zone euro mais aussi en Chine et aux Etats-Unis. 

Pour la zone euro, cinq raisons confortent notre analyse positive :

  1. L’amélioration du marché du travail accélère et s’élargit, les intentions d’embauche sont, selon la Commission Européenne, au plus haut, et les pays à la traîne, Espagne, France et Italie, engagent enfin les réformes nécessaires.

  2. Les difficultés du secteur bancaire sont derrière nous, les banques ont renforcé leurs bilans et sont moins vulnérables : elles peuvent donc distribuer davantage de crédits.

  3. Les politiques fiscales deviennent plus accommodantes, la France en est l’exemple. Les déficits budgétaires ont été réduits depuis 2009 et il n’y a plus  lieu de faire des politiques restrictives qui freinent la croissance. Les déficits, plus faibles, réduisent aussi la dépendance au marché des taux d’emprunts d’état dans la phase de réduction de l’assouplissement quantitatif de la BCE.

  4. D’ailleurs la résilience des économies de la zone euro a commencé à montrer sa force : en dépit d’un renforcement de € face au $ (1,20€/$, +14% sur un an) les exportations de la zone euro battent des records comme celles de l’Allemagne à l’époque de la force du DM.

  5. Enfin les incertitudes politiques sont bien réduites. Certes la situation de la Catalogne doit trouver une solution intelligente et les italiens vont voter le 4 mars, mais rappelons-nous il y a un an la crainte que les élections néerlandaises et françaises inspiraient. 

Bien sûr nous rencontrerons d’autres écueils, inattendus aujourd’hui, comme toujours le chemin des marchés ne sera pas linéaire mais la zone euro semble dans une dynamique suffisante pour surmonter quelques obstacles. Le rôle de la BCE sera une fois de plus déterminant : elle va devoir retirer son support à l’économie ni trop vite ni trop lentement et surveiller attentivement le possible/probable retour d’une inflation qui devrait cependant rester modérée.

Les grandes banques centrales devront à nouveau en 2018 avoir une conduite parfaite.

La Federal Reserve américaine a un nouveau président, Jerome Powell, qui remplacera en février Janet Yellen. L’institution devra gérer la normalisation progressive de sa politique monétaire face aux effets difficiles à appréhender de la réforme fiscale de Donald Trump sur l’économie américaine. Aujourd’hui notre analyse penche plus sur une prolongation du cycle avec 2,5/2,7% de croissance aux États-Unis en 2018 qu’au déclenchement d’une situation de surchauffe contraignant la Fed à accélérer la hausse des taux : ce sera le principal danger pour l’économie américaine mais aussi pour les pays émergents car alors les investisseurs retireraient leurs investissements des émergents pour les diriger vers le $.

La tâche de la BCE ne sera pas plus simple avec une économie relancée en croissance autour de 2% et une inflation faible encore mais se dirigeant vers les 2%, objectif de la banque centrale. Après la dernière phase de rachats de dettes publiques, au moins jusqu’en septembre 2018, celle-ci devra préparer les esprits à la hausse des taux qui suivra tôt ou tard sans déclencher de remous sur les marchés obligataires. Ce n’est jamais chose facile et beaucoup de récessions ont eu comme point de départ des réactions excessives des marchés lors de cette étape. 

La croissance 2018 s’annonce donc synchronisée, et au niveau global un peu plus forte qu’en 2017. Si la Chine doit ralentir un peu, à 6,2% tout de même, l’Inde accélère encore à 7,7% et le Japon tient bon à 1,4%. L’Amérique Latine se reprend fort 2,5% vs 1,5% la Russie aussi mais dans une moindre mesure (1,9% vs 1,6%). La croissance dans la plupart des parties du monde serait donc au-dessus de ce qui est appelé la croissance potentielle ou moyenne. 

Le momentum économique est bon, c’est l’avis général et nous le partageons, mais est-ce qu’une bulle n’est pas en train de gonfler sur les places boursières ?

Nous avons été frappés ces derniers jours par les commentaires des médias grand public sur l’année boursière 2017 et le CAC40 : « Plus forte hausse depuis trois ans «  « Le CAC fait six fois l’inflation ». Ces titres sont à la fois dangereux et instructifs, voici la lecture que nous en faisons :

  • A 9% en 2017 la hausse du CAC reste modeste et inférieure à la hausse des bénéfices des entreprises qui le composent.

  • Sur trois ans, la progression de l’indice, 25% est également modeste et inférieure à celle des bénéfices des entreprises qui le composent.

  • Et on oublie de parler bien sûr de 2014 où le CAC était en recul.

  • Le CAC est inférieur de 2,5% à son niveau d’il y a dix ans !

Il est dommage que certains journalistes ne soient pas plus professionnels et pédagogues, didactiques, mais à la recherche de formules faciles destinées à accrocher, si possible en les scandalisant, lecteurs ou auditoires.

Notre analyse est que la valorisation des marchés actions de la zone euro est cohérente avec le bas niveau des taux d’intérêt. La croissance de nos économies est désormais moins forte que dans la phase de reconstruction qui a suivi la seconde guerre mondiale, mais l’inflation et les taux d’intérêt sont aussi bien plus faibles : c’est le niveau des taux qui fixe la valorisation des actions comme dans tout système de vases communicants.

Pour 2018, nous attendons pour la zone euro à nouveau une croissance des bénéfices à deux chiffres et nous trouvons toujours de nombreuses entreprises présentant des potentiels de valorisation sympathiques.

Il faut beaucoup de travail pour les découvrir, vérifier l’ensemble des données les concernant, apprécier leurs dirigeants et l’environnement compétitif. C’est pour cela que nous avons à nouveau renforcé nos équipes d’analyse et de gestion.

Aux côtés de Vinzent Sperling, patron de notre équipe d’analystes, arrive de Londres Manon Coulon qui travaillait chez l’australien Macquarie. Elle suivra des petites et micro entreprises, sous 350 millions € de capitalisation boursière. Un autre renfort dont nous ne pouvons encore donner le nom nous rejoindra en mars.

Aymeric Lang, un autre londonien, vive le Brexit qui nous permet de récupérer ces jeunes français talentueux, qui travaillait chez l’allemand Berenberg, a pris en mains notre nouveau fonds, Erasmus Micro Cap Euro. Nous lançons ce fonds car nous sommes convaincus que les sociétés petites et moyennes, un vivier de près de 3000 entreprises investissables en zone euro, sont celles où l’on trouve les meilleures opportunités d’investissement, les projets de dirigeants les plus intéressants à accompagner dans leurs développements.

Notre équipe commerciale, au complet sous la direction d’Hakim Souanef avec Stanislas de Saint Blanquat pour l’ouest de la France et Bastien Pouillart pour l’est, s’occupera au cours du premier trimestre du référencement de ce fonds et nous comptons sur votre aide pour y arriver au plus vite. 

Tous, avec aussi Carlo Virzi et son équipe support nous sommes entièrement dédiés à vous guider pour faire fructifier vos investissements selon l’équilibre correspondant à la situation de chacun et les gains significatifs engrangés en 2017 sont le reflet de cet engagement permanent d’une équipe dont la plupart des membres sont à la fois actionnaires d’Erasmus Gestion et des fonds que nous proposons.

Vous souhaitant bonne continuation. 

                           Jean-Pierre Gaillard                                                           Jean-François Gilles

Les performances passées ne sont jamais un indicateur fiable des résultats futurs, mais nous mettons constamment nos meilleurs efforts à la compréhension de l’économie et des marchés financiers pour gérer avec le plus de pertinence possible l’épargne que vous nous confiez.