Newsletter Janvier 2021

  -  Les commentaires de nos équipes

06 janvier 2021

Rubrique : Flash trimestriel

Nous sommes heureux de vous retrouver après cette année éprouvante à bien des égards et espérons que vous l’avez traversée de façon satisfaisante.

Nous sommes aussi contents de pouvoir nous adresser à vous avec la satisfaction du travail accompli. Par expérience, nous savons bien que les épargnants attendent les professionnels de la finance dans les années difficiles, ce sont ces moments délicats qui nous permettent, plus que les années de belles hausses, de montrer notre savoir-faire, notre valeur ajoutée et qui justifient le choix que vous avez fait de nous accorder votre confiance.

Comme le tableau ci-dessous vous le montre si vous ne le savez déjà, l’équipe d’Erasmus Gestion, renforcée au cours du dernier trimestre par deux professionnelles de qualité, Léa SAENZ de CABEZON et Elisabeth DELSERT, a été au rendez vous et nos fonds ont délivré des performances satisfaisantes, voire très satisfaisantes.

 

Toute notre équipe, dans les conditions très particulières de travail actuelles, s’emploie avec passion à ce qu’il en soit de même en 2021.

NB : Erasmus Capital Plus et ADN Dynamic sont des fonds que nous avons repris.

En pleine deuxième vague de l’épidémie et alors que l’incertitude demeure forte, le moment peut sembler inopportun pour aborder avec optimiste 2021.

Pourtant notre analyse est que 2021 pourrait être pour l’économie globale une année meilleure que celle que la plupart envisage aujourd’hui.

Nous pensons que les PIB des principales économies pourraient surprendre par leur vigueur, avec celles qui ont le plus souffert en 2020 qui enregistreraient les plus vifs rebonds. Et il est très peu vraisemblable qu’en dehors de la Chine les politiques budgétaires et monétaires puissent être moins accommodantes. Dans cet environnement, les taux d’intérêt devraient rester très faibles et la progression des marchés risqués nous semble devoir continuer.

Les événements de 2020 ont été un cruel rappel que le monde économique est rempli d’incertitudes. Mais sur ces fondements, que peut nous réserver 2021 ?

Nous penchons pour l’optimisme. Les prochains mois seront faibles et délicats pour les Etats-Unis et l’Europe en particulier qui vont être pénalisés par de nouvelles restrictions. Mais la validation plus rapide qu’attendu des vaccins apporte la lumière au bout du tunnel et leur distribution permettra la levée progressive des restrictions au cours du T2. Après la confiance devrait rapidement retourner à la normale et les ménages consommer une partie des excédents d’épargne accumulés pendant les confinements.

Pour comprendre cette configuration de reprise rapide, il faut lever le nez du flux continu des données alarmistes et s’attarder sur les raisons de la crise, certes la reprise pourra connaître des hoquets, mais ses fondements sont solides.

Les conséquences de l’épidémie ont été si inattendues et brutales qu’elles faussent le jugement. Intuitivement on a tendance à penser que lorsqu’un choc est intense, le retour à une vie normale sera long et peut être jamais tout à fait total. Mais cela ne se vérifie pas toujours. En Chine, en Europe comme aux Etats Unis, la plupart des indicateurs économiques ont dépassé les prévisions.

Cela se vérifie aussi pour la France. Le rebond de 18,2% du PIB entre juillet et septembre montre la forte capacité de résilience de notre économie : les créations d’entreprises ont retrouvé leur rythme d’avant la crise, idem pour les derniers chiffres de la consommation et ceux de l’investissement.

Comment expliquer ce phénomène ? La récession liée au covid est très différente des précédentes. Elle n’a pas été causée par des surinvestissements massifs ou l’éclatement d’une bulle financière. Il s’agit d’un choc extérieur à la sphère économique, affectant particulièrement le secteur des services (transport, restauration, hôtellerie, culture …). Sa vitesse et son ampleur, la leçon de la crise 2008 ont amené les décideurs à agir plus rapidement, plus fort et mieux et la crise bancaire a pu cette fois ci être évitée.

Aussi, les économies qui ont le plus souffert en 2020, Grande Bretagne, Espagne ou France, devraient connaître les plus vifs rebonds en 2021. Car il n’est plus question de relâcher les soutiens fiscaux ou monétaires et l’action des banques centrales, Federal Reserve américaine et Banque Centrale Européenne, garantit pour longtemps des taux d’intérêt souverains très faibles qui rendent soutenables les dettes publiques plus élevées.

Parmi les pays émergents, la forte performance de la Chine semble devoir se poursuivre, le retour de confiance des ménages tirant la consommation qui prend au fil des trimestres le relai des politiques publiques accommodantes. La croissance chinoise en 2021 pourrait être à deux chiffres et les économistes les plus prudents sont à 8% dans leurs prévisions. Il en est de même pour la plupart des pays émergents qui bénéficieront à la fois du rebond du prix des matières premières, de la reprise tourisme et de la faiblesse du dollar.

Comme décrit ci-dessus et de façon inhabituelle, cette reprise plus forte qu’anticipée ne se traduira pas cette fois ci par une hausse des taux longs. Les programmes d’achats d’actifs et les autres outils des banquiers centraux leur donnent un fort contrôle des taux longs et ils feront tout pour les maintenir aussi bas qu’aujourd’hui.

Ceci va constituer un environnement propice à de nouvelles progressions des marchés actions. La rotation en faveur des thèmes d’investissements qui ont le plus été affectés par la crise des mois de mars et avril devrait continuer.

Les investisseurs devraient favoriser les parties les moins chères des marchés, secteurs cycliques de la vieille économie, entreprises industrielles, entreprises petites et moyennes et marchés émergents qui enregistrent encore un grand retard de valorisation par rapport aux entreprises ayant bénéficié de la pandémie. En effet, ce sont ces entreprises et secteurs qui bénéficieront en premier lieu du rebond macroéconomique de 2021 alors que la nouvelle économie, les sociétés favorisées par le travail à domicile ou la distribution digitale, si elles ont justement bénéficié de leur bon positionnement en 2020, ne devraient pas, sauf rechute qui n’est pas dans nos prévisions, connaître le même engouement en 2021.

Parmi les moteurs qui doivent permettre la poursuite du mouvement haussier des marchés en 2021 figurent en bonne phase les résultats des entreprises auxquels nos analystes et gérants seront particulièrement attentifs. Des signes encourageants sont déjà apparus au T3 2020 où 68% des entreprises ont publié des résultats supérieurs aux attentes, au dessus des 62% du T2 et bien au-dessus des moyennes récentes.

Et il y a des signes que cette tendance se poursuit au T4 en dépit des nouvelles mesures de distanciation sociale et de confinement et couvre feux. En effet, le ratio qui mesure le taux de révision à la hausse des résultats par rapport aux révisions à la baisse s’est élevé en octobre et novembre. Il serait logique qu’il continue à le faire en 2021 si nos analyses de croissance plus vive qu’attendue en 2021 sont confirmées.

Comme après la crise de 2008-2009, les entreprises devraient connaître un rebond de leurs marges bénéficiaires significatif et difficile à appréhender par les analyses compte tenu de la volatilité exceptionnelle des publications économiques d’un trimestre à l’autre.

Comme toujours, il nous faudra donc être vigilants car la mobilité des marchés reste extrême. D’ores et déjà analystes et gérants préparent la saison de publication des résultats 2020 et T4 2020 qui commencera le 20 janvier et les agendas sont bien remplis car nos fonds sont investis dans 80 entreprises de l’Euro zone que nous suivons au plus près. C’est une des saisons du renforcement de notre équipe.

Et nous terminerons cette lettre par quelques nouvelles de notre entreprise. Il est presque indécent de vous écrire après cette « annus horribilis » qu’Erasmus Gestion va bien. C’est cependant le cas.

Notre exercice 2020 se termine par un beau résultat qui nous permet d’envisager l’avenir tout à fait sereinement. Pour ceux d’entre vous nombreux, qui nous ont vu naître en 2013 avec trois salariés, nous en comptons 16 aujourd’hui. Et deux renforts sont encore attendus au mois de mai.

Hakim SOUANEF, notre Directeur de développement a été rejoint par Margaux CHEVALLIER qui s’occupe désormais du Grand Ouest, Hélène DIAZ continuant à suivre nos clients et prospects du Grand Est.

Nous progressons donc déjà en interne dans les critères ESG puisque notre entreprise compte 8 femmes et 8 hommes, tous cadres. Mais nous vous écrivons cela pour vous dire que nous sommes en cours d’adhésion aux PRI et de faire labelliser ISR nos fonds. C’est notre responsable de l’analyse Manon COULON qui gère ce dossier qui devrait aboutir au premier semestre. D’ores et déjà FCP Mon PEA a 5 globes ESG chez Morningstar (sur 5 possibles) et Erasmus Mid Cap Euro 4 et c’est toute notre gamme de fonds qui prend en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.

C’est grâce à vous que notre petite entreprise a pu se développer harmonieusement, grâce à votre confiance renouvelée. Soyez sûrs qu’en 2021 à nouveau nous ferons tout pour le mériter.

Avec toute l’équipe d’Erasmus Gestion, nous vous souhaitons une excellente année 2021.

                           Jean-Pierre Gaillard                                                           Jean-François Gilles

Les performances passées ne sont jamais un indicateur fiable des résultats futurs, mais nous mettons constamment nos meilleurs efforts à la compréhension de l’économie et des marchés financiers pour gérer avec le plus de pertinence possible l’épargne que vous nous confiez.