Les nouvelles des portefeuilles

  -  Les commentaires de nos équipes

05 octobre 2018

Rubrique : Le point sur les valeurs

01/10/2018

Basler AG : Nous avons eu l’occasion de rencontrer Hardy Mehl, directeur financier et Verena Fehling, responsable des relations investisseurs. Malgré un deuxième trimestre au-dessus des attentes, la société allemande, leader mondial dans le marché des caméras pour utilisation industrielle, maintient ses prévisions très prudentes pour l’année en cours. Après un chiffre d’affaires 2017 en croissance de plus de 50% à 150 M€, portée notamment par les industries des semi-conducteurs et de l’électronique, les revenus de l’exercice 2018 sont attendus dans une fourchette entre 145 et 160 M€. La marge des bénéfices avant impôts est attendue en haut de la fourchette, donc près de 15%, ce qui impliquerait un fort recul par rapport au premier semestre (23%). Une partie de ce recul pourrait être expliquée par le programme de recrutement qui, après un succès limité au premier semestre, a vu un meilleur progrès ces derniers mois. Pour 2019, Basler se voit revenir sur son rythme de croissance habituel de 15%. A moyen horizon, la société souhaite réinvestir toute profitabilité dépassant 12% (marge avant impôts) afin de soutenir sa croissance future. (Erasmus Small Cap Euro)

Süss MicroTec : Nous avons rencontré Dr. Franz Richter, CEO et Dr. Robert Leurs, CFO de l’équipementier allemand pour l’industrie des semi-conducteurs. C’était l’occasion pour revenir plus en détail sur les objectifs à moyen-terme (doublement du chiffre d’affaires d’ici 2025) que la société a récemment annoncés lors de son Capital Market Day. En ce qui concerne l’évolution actuelle dans les segments où la société est présente, elle confirme certains décalages épars, mais pas de ralentissement généralisé. Les prises de commandes restent bien orientées, et notamment le pôle Photomask Equipment connait une très forte demande. La société a bon espoir de recevoir en 2019 des commandes pour sa filiale américaine qui est actuellement encore déficitaire. (Erasmus Small Cap Euro, Erasmus Micro Cap Euro)

02/10/2018

Bigben : Une semaine après l’acquisition d’Eko Software, l’éditeur français de jeux vidéo marque une nouvelle étape dans sa stratégie de remontée de filière avec l’acquisition du studio français de développement Kylotonn. Bigben était entré au capital du studio en Juillet 2017 puis avait porté sa participation à hauteur de 45% en Avril dernier. Le studio est spécialisé dans les jeux de courses et a développé avec Bigben les jeux WRC, TT Isle of Man et V-Rally 4. Nous conservons. (Erasmus Micro Cap Euro)

04/10/2018

Wavestone : Une rencontre avec Pascal Imbert, directeur général du cabinet de conseil a été l’occasion de revenir sur la dernière publication et la dynamique actuelle. Le marché porteur sans être en surchauffe permet des hausses de prix de l’ordre de 2,5%, ce qui conforte la société avec ses prévisions pour l’exercice en cours – ceci malgré des tensions sur les ressources humaines qui se manifestent dans une nouvelle hausse des départs à 21% en rythme annualisé. Le management a mis en place des formations spéciales pour les managers du premier niveau afin de mieux fidéliser les jeunes collaborateurs. Le taux d’utilisation, attendu en légère détérioration au deuxième trimestre pour des raisons saisonnières (au 30 septembre), devrait se rétablir dans les trimestres suivants. (Erasmus Small Cap Euro)

Prodways Group : Comme envisagé depuis un certain temps, le spécialiste français de l’impression 3D annonce un renforcement de sa direction générale. Olivier Strebelle, depuis 2014 directeur général adjoint en charge de la stratégie et du business développement devient directeur général du groupe aux cotés de Raphaël Gorgé (aussi PDG de l’actionnaire principal Groupe Gorgé), qui conserve un rôle de président exécutif et restera impliqué dans le développement du groupe. (Erasmus Small Cap Euro, Erasmus Micro Cap Euro)

Chargeurs : Nous avons participé au petit-déjeuner de présentation de la société, ce qui nous a permis de faire un point avec Mickaël Fribourg, PDG et actionnaire majoritaire du groupe industriel français. La société base sa stratégie autour de deux piliers principaux : le leadership sur des marchés de niche et la montée en gamme de ses produits. Par exemple, la récente acquisition de la société PCC permet à Chargeurs de devenir le leader mondial de l’entoilage. Et dans ce marché, le groupe se spécialise sur le luxe, mieux margé. Chargeurs dispose toujours d’un trésor de guerre important lui permettant d’investir entre 100 et 200 millions d’euros en croissance externe. Le groupe a prouvé par le passé son savoir-faire en matière d’acquisition et conserve toute notre confiance. (Erasmus Small cap Euro et Erasmus Micro cap Euro)

Infotel et Groupe Open : Le forum Digital de Portzamparc nous a successivement permis de faire le point avec MM. Koutchouk et Mamou-Mani, directeurs généraux respectifs d’Infotel et Groupe Open, deux Entreprises du Service Numérique, qui partagent la particularité d’opérer essentiellement sur le marché français. Ces deux sociétés sont dans une situation parfaitement similaire. D’un côté, la demande est très forte : de nombreuses entreprises sont en pleine transition numérique et souhaitent se faire accompagner par des spécialistes. Cependant, le taux de turnover très élevé (en hausse de 12.5% à 17.5% chez Infotel et de 23% chez Open, proche des plus hauts) a un impact délétère sur les performances opérationnelles. Il bride la croissance chez Groupe Open (+5% au premier semestre) et force Infotel à avoir recours à l’externalisation (+11.5% de croissance mais +22% d’augmentation des charges externes) ce qui a un impact désastreux sur la marge opérationnelle (-160 points de base à 9.2%). Cependant, les coûts salariaux restent maîtrisés (+1.5-2%) et demeurent en ligne voire inférieurs aux augmentations de prix facturés aux clients (+2-2.5%). Si la situation à court terme sur les ressources demeure problématique, nous pensons que la réaction boursière a été exagérée pour ces deux titres, et restons confiants pour ces sociétés positionnées sur un secteur en croissance soutenue qui va pleinement profiter de la numérisation structurelle de l’économie. Par ailleurs, ces deux sociétés restent à l’écoute du marché en cas d’opportunité de croissance externe à un prix raisonnable (environ 1x le chiffre d’affaires) (Erasmus Micro Cap Euro)

Stratec Biomedical : le fournisseur de solutions automatisées de diagnostic a revu à la baisse ses objectifs pour 2018. Il vise une croissance organique négative comprise entre -3% et -5% et une marge d’Ebit de 13% pour 2018. Auparavant, l’entreprise visait une croissance organique positive entre +1% et +3% et une marge d’Ebit de 16%. Cette dégradation des perspectives s’explique principalement par le report du lancement de plusieurs produits de Stratec. Néanmoins pendant la conférence téléphonique avec les investisseurs, le CEO Marcus Wolfinger est resté très optimiste et a confirmé une croissance organique positive et dynamique en 2019 ainsi que de nombreux projets en développement. Nous allégeons (Erasmus Small Cap Euro) 

Esker : La conférence Portzamparc nous a donné l’opportunité de faire un point avec Emmanuel Olivier, directeur opérationnel de l’éditeur de logiciel français, spécialiste de la dématérialisation de documents. Il nous a délivré un message de confiance. L’excellent rythme de croissance organique (autour de 20%) devrait se poursuivre dans les prochains semestres, voire s’accélérer si le groupe parvient à multiplier les partenariats avec d’autres groupes (comme la société Viveris) pour multiplier les mises en production. Si la tension est palpable concernant le recrutement, le turnover reste sous contrôle (10%). Enfin, le modèle récurrent du groupe, basé sur un abonnement mensuel, combiné à une partie variable liée au nombre de documents traités, permet au groupe d’avoir une belle visibilité sur ces prochains semestres, et de mettre en place avec sérénité des plans d’investissements opérationnels pour multiplier les relais de croissance future. Nous conservons.  (Erasmus Small Cap Euro)

Devoteam : M. De Bentzmann, co-fondateur et PDG de Devoteam, spécialiste de la transformation digitale des infrastructures systèmes et réseaux, a répondu à nos questions au séminaire Portzamparc. Le groupe continue d’exécuter sa stratégie de spécialiste SMACs (Social, Mobile, Analytique, Cloud, Sécurité). Ce positionnement différencié et identifié par les clients, lui permet d’être un prestataire reconnu et privilégié. Par ailleurs, ses partenariats avec des sociétés comme Google, Redhat et Servicenow, lui garantissent des revenus important et une visibilité forte. Les relais de croissance sont nombreux ; en particulier le groupe devrait pleinement bénéficier de la forte dynamique du Cloud, en tant que partenaire privilégié en Europe des trois prestataires principaux (Amazon, Microsoft et Google).Pour finir, après un premier semestre en croissance organique  de 18%, le groupe vise, de façon un peu prudente, 15% de croissance sur l’année. Une nouvelle augmentation de la guidance annuelle, après celle du premier semestre, n’est pas à exclure. Nous conservons.  (Erasmus Small Cap Euro)