Février 2021

Février 2021

Le mois de février a débuté sous de bons auspices, le marché profitant de l’accélération de la campagne de vaccination et d’une certaine stabilisation de la situation dans les centres de réanimations des hôpitaux. Avec l’espoir que cette amélioration ait des impacts sur la reprise économique et du fait de l’avancée du plan de relance budgétaire de Biden, les taux d’intérêt ont intégré des perspectives d’inflation plus élevée (ie 2.26% aux US et 1.36% en Europe), ce qui a fini par freiner la hausse des principaux indices actions. En effet, la franche accélération du 10 ans US a inquiété les investisseurs, justifiant des prises de bénéfices sur les titres à duration longue. La thématique inflationniste est devenue prépondérante, alimentant la poursuite de la rotation sectorielle au profit des valeurs dites « value ». En Europe, la conjoncture résiste un peu mieux que prévu.  La croissance de la zone euro au dernier trimestre 2020 s’est établie à -0,7%, mieux que les -2% anticipés. Au niveau monétaire, l’inflation rebondit à 0,9% en janvier après plusieurs mois d’inflation négative. Les pressions haussières de ce début d’année sont en grande partie attribuables à des effets de base tels que l’expiration des réductions fiscales et le report des soldes. Concernant la politique monétaire, Christine Lagarde a indiqué que la BCE suivait avec attention l’évolution des taux d’intérêt de long terme, message qui ouvre la porte à une intensification du programme d’achat d’actifs de la BCE. Sur le plan politique, l’arrivée au pouvoir de l’ancien banquier central Mario Draghi en Italie envoie un message fort en faveur de la cohésion européenne. Aux Etats-Unis, la croissance repart après un trou d’air. Malgré la remontée des anticipations d’inflation, Jérôme Powell a assuré que la politique monétaire de la Fed resterait accommodante tant que l’emploi n’aurait pas rejoint un niveau proche de celui d’avant crise. En Chine, la résurgence régionale de la pandémie vient freiner une reprise vigoureuse. Après un 4ème semestre marqué par une croissance de 6.5%, le début d’année devrait être plus modeste. Si un ralentissement du secteur manufacturier est coutumier à la veille du nouvel an chinois (Actuel: 51,5 Précédent: 53,0), le secteur des services, et plus particulièrement le secteur des transports, bénéfice habituellement des festivités. En raison des restrictions de déplacements, le PMI non manufacturier se dégrade en février (Actuel: 52,0 Précédent: 56,3).

ADN Dynamic affiche une performance de +0,93% en février. Nous avons initié une position sur le fonds BNP Energy Transition afin de renforcer notre poids sur les fonds qui jouent la transition énergétique. Nous avons allégé une partie de nos positions gagnantes afin de prendre une partie de nos profits.