Les commentaires de nos équipes
Point Macro
L’inflation américaine ralentit
Au-delà des péripéties électorales européennes et françaises, les éléments les plus significatifs pour les marchés sont les données macro-économiques, d’inflation notamment car elles ont une influence forte sur les décisions des banques centrales en matière de taux directeurs.
La semaine passée était le rendez-vous mensuel avec les chiffres d’inflation américaine. En juin ils ont été excellents.
De même, les auditions de Jerome POWELL devant les commissions financières du Sénat et de la Chambre des Représentants ont été rassurantes.
Tant est si bien qu’à la fin de la semaine les taux américains et européens, 2 ans et 10 ans, avaient significativement baissée, et vendredi les marchés des futures affichaient une forte probabilité d’une première baisse des taux de la Fed en septembre et une majorité, mais plus faible, d’une seconde baisse en décembre.
C’est ce qui explique le bon comportement des marchés.
Etats-Unis
- En juin l’inflation CPI a reculé de 0.1% contre une attente à +0.1% et l’inflation sous-jacente a progressé de 0.12% contre une attente à +0.2% (11/7). Sur un an, les chiffres descendent de 3.1% à 3% et de 3.4% à 3.3%.
- L’inflation PPI le lendemain, si elle n’a pas apporté de bonnes surprises, a cependant confirmé la tendance au ralentissement.
- Ces chiffres devraient faire reculer l’inflation PCE, le meilleur thermomètre pour la Fed, de 3.7% au T1 à 2.7% au T2.
- Hausse inattendue de l’indicateur d’activité des PME américaines NFIB (9/7) à 91.5 en juin après 90.5 en mai et des attentes à 90.2, troisième hausse consécutive et maintenant au plus haut depuis décembre.
- Le sentiment des consommateurs mesuré par l’Université du Michigan (12/7) a en revanche corrigé en juillet à 66.0 après 68.2 en juin. Il est cohérent avec une progression modérée de la consommation, et les consommateurs enregistrent des progrès forts en matière de désinflation, leurs attentes à 1 ans et 5 à 10 ans passant de 3.0% à 2.9%.
Eurozone
- L’indicateur Sentix (8/7) recule de 0.3 en juin à -7.3 en juillet, l’incertitude politique française pesant beaucoup. La situation actuelle passe de -9.0 en juin à -15.8 et les perspectives de 10.0 à 1.5.
- Après avoir reculé de 0.2% en avril, les ventes au détail ont progressé en mai de 0.1% (5/7). Sur un an, leur progression est de 0.3%.
- Inflation finale de juin pour le France (12/7) : 2.2% (-0.1%) pour le CPI, 2.5% (-0.1%) pour l’inflation sous-jacente.
- Inflation allemande (11/7) à 2.2% en juin après 2.4% en mai et inflation sous-jacente à 2.5% après 2.8% en mai.
- Selon l’INSEE (9/7) l’activité en France après avoir connu une progression de +0.2% au T1, s’établirait à +0.3% au T2. Au S2 le profil trimestriel de l’activité serait fortement marqué par l’accueil des Jeux Olympiques qui amènerait le T3 à +0.5% , puis marquerait le pas par contrecoup en fin d’année (-0.1%). Sur l’ensemble de l’année 2024, la croissance atteindrait +1.1% soit autant qu’en 2023.
- L’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France (10/7) est moins optimiste avec +0.2% au T1 mais +0.1% au T2.
Marchés et fonds
- Même les pessimistes (BofA) attendent un bon cru pour les résultats du T2 des entreprises de l’Eurozone car les prévisions des analystes ont été fortement révisées à la hausse au cours des trois derniers mois. Il en est de même aux Etats-Unis.
- En attendant, légère révision à la baisse (0.1%) des BPA 2024 et 2025 par le consensus IBES la semaine dernière et le multiple des BPA à 12 mois s’établit à 13.2x proche d’un plus bas de 2 mois. Sur un an, les plus fortes révisions à la baisse sont le secteur des matériaux de construction (-1.8%), l’automobile (-1%) et les utilities (-1%) et les plus fortes révisons à la hausse sont Voyages et Loisirs (+3.2%) et distribution (+2%).
- Belles performances cette semaine pour Erasmus Mid Cap Euro et Erasmus Smid Croissance alors que PEA et Small enregistrent un peu de retard.
- Hugo pour Erasmus Mid Cap Euro a entré en portefeuille le fabricant belge de semi-conducteurs Melexis et Aymeric pour Erasmus Small Cap Europe a cédé après un très beau parcours depuis son introduction en bourse Planisware.
Bonne semaine à tous,
Jean-François GILLES