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ADN Dynamic
REPORTINGS
MENSUELS

Septembre 2022

Le mois dernier, nous avions commencé ce reporting par « le marché a changé d’humeur mi-août ». Mi-août, c’était il y a un peu plus d’un mois : une éternité ! Depuis, tous les économistes interviennent quasi-quotidiennement pour expliquer que les choses vont de mal en pis. Face à une inflation qui perdure, les banques centrales poursuivent leur resserrement monétaire. En aout, l’inflation américaine ralentit moins qu’attendu : 8,3% (consensus à 8,1%) via en particulier une réaccélération de l’inflation sous-jacente. Côté emploi, les chiffres du mois d’août témoignent de création d’emplois qui restent robustes même si le taux de chômage a augmenté de façon inattendue pour atteindre 3,7% contre 3,5% précédemment. Ainsi, lors de sa réunion, la FED a confirmé sa détermination de réduire les anticipations d’inflation en votant une nouvelle hausse des taux de 75bps à 3.25% et en publiant des prévisions de taux au-delà des anticipations de marché à respectivement 4,4% pour fin 2022 et 4,6% fin 2023. Côté européen, la BCE a décidé de « copier » la FED et a également relevé ses taux de 75bps avec un taux de dépôts à 0.75%. Le discours de C.Lagarde a affirmé la position hawkish de la banque, confirmant que de nouvelles fortes hausses de taux étaient prévues. Elle a insisté sur l’importance des futurs chiffres inflation avec des prévisions annuelles revues en hausse à respectivement 8,1% en 2022, 5,5% en 2023 et 2,3% en 2024. A l’inverse, les prévisions de croissance ont été révisées à la baisse même si la banque centrale ne prévoit toujours pas de récession (PIB à 0,9% pour l’année prochaine et un rebond à 1,9% en 2024). L’inflation Europe est ressortie en hausse pour le mois de septembre : 10% contre 9,1% en aout et un consensus de 9,7%. Dans le détail, l’augmentation a été générale : hausse des prix de base, des produits alimentaires et de l’énergie. Dans ce contexte, le Stoxx 600 a baissé 12 jours en septembre, finissant le mois en chute de 6.6%. Le S&P 500 et le Nasdaq ont respectivement baissé de -9,34% et de -10,5% en un mois. L’évolution des taux et des devises a été particulièrement forte le mois dernier. On signalera que les taux 10 ans ont gagné 64 bps aux US, 129 bps au UK et 56 bps en Allemagne. La trajectoire sur le 2 ans est à peu près identique. Au niveau des devises, on notera la continuité de la baisse de la paire EUR/USD (-2,5% sur le mois) qui passe sous la parité à 0,98. A ce newsflow anxiogène sur les perspectives économiques et sur les taux s’ajoute celui des profits warnings. Nous en dénombrons 30 sur septembre qui s’expliquent par la baisse des volumes, la hausse des coûts, les goulots d’étranglement. C’est dans ce sens que le marché se montre de plus en plus nerveux.

ADN Dynamic affiche une performance négative de -8,99% sur le mois de septembre. Malgré notre diversification et notre exposition à l’international dans le portefeuille, tous les sous-jacents détenus ont décroché. Nous restons actifs sur les ETFs avec une seule position soldée Lyxor Short CAC 40 qui a contribué positivement à la performance du mois. Nous avons acheté du Lyxor Leverage CAC 40 ainsi que Lyxor Nasdaq Leverage pour profiter d’un futur rebond de l’indice français.

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Août 2022

Le marché a changé d’humeur mi-août ! Porté par des publications de qualité en Europe et des espoirs de moindre durcissement des banques centrales, le marché a acté un peu vite, que le plus dur était derrière nous. Cet état de fait aura duré un peu plus d’un mois avant que le dur retour à la réalité s’opère et que Powell nous rappelle que l’urgence de la situation impose la poursuite d’un resserrement monétaire long et douloureux. Celui-ci s’est montré ferme sur sa volonté de ramener l’inflation vers l’objectif de 2%, ce qui aura un impact négatif sur l’activité et passera par un ralentissement du marché du travail. Une politique monétaire restrictive serait donc nécessaire « pendant un certain temps ». On notera également que des membres de la BCE ont appelé à une hausse des taux d’intérêt significative en septembre, face à une inflation toujours élevée. Le Stoxx 600 a perdu 5,3% sur le mois d’août. Les taux longs ont également réagi aux propos tenus : le 10 ans US a fini le mois en hausse de 54pb. Concernant le change, la paire euro-dollar est revenue à la parité. Au niveau du baril, il a chuté de près de 4,5% sur les 3 dernières séances de juillet, bien que l’Arabie saoudite ait lancé un avertissement sur la possibilité d’une diminution de la production de l’Opep+, pour compenser l’accord Iranien. Le gaz est passé de 192 EUR à 244 EUR (+27%). Aux US, les premiers effets de la normalisation de la politique monétaire se font sentir avec une inflation plus faible qu’attendu en juillet, 8.5% contre 9,1% en juin. En Europe, les menaces liées à la guerre en Ukraine et la crise énergétique continuent de peser. Une nouvelle annonce de Gazprom d’une suspension complète des exportations de gaz pour « maintenance » entre le 31 aout et le 2 septembre et l’impact de la sécheresse entraînent une hausse des prix du gaz atteignant des plus hauts historiques. En Chine, la reprise reste très graduelle, bridée par de nombreux facteurs : la politique de zéro covid continue de restreindre la mobilité, les menaces d’une crise sur le marché de l’immobilier se concrétisent, de nombreuses pénuries d’électricité liées à la sècheresse ont touché le sud-ouest du pays mettant à mal une région clé de la production chinoise, et les exportations subissent les conséquences du ralentissement de la croissance mondiale. En outre, l’approche du Congrès du Parti Communiste (prévu pour le 16 octobre prochain) nous rend attentistes. En Inde, malgré la hausse des taux, le marché reste bien orienté. Les résultats notamment ceux des entreprises tournées vers le marché intérieur sont satisfaisants. Face à la torpeur chinoise et aux risques de stagflation en Europe comme aux Etas Unis, l’Inde, forte de sa croissance de 7%, apparaît comme un havre de paix pour les investisseurs internationaux.

ADN Dynamic affiche une performance négative de -0.67% sur le mois d’août. La décorrélation des sous-jacents présents dans le fonds nous a permis d’être légèrement négatifs malgré la baisse significative des marchés actions mondiaux. Nous avons été actifs sur les ETFs en nous positionnant short CAC après une hausse de l’indice et acheteurs avec levier après une baisse de l’indice.

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Juillet 2022

Encore un mois chargé en rebondissements : les banques centrales, les publications, le gaz…ont à nouveau alimentés les nouvelles du mois de juillet. Après 3 mois de baisse du Stoxx 600, le marché a repris quelques couleurs, rebondissant de 7,64%, soit le plus fort rebond depuis novembre 2020. Le Nasdaq a gagné 12,35% sur le mois. Les séances ont été très volatiles et la nervosité reste de mise. Le marché a surtout été marqué par une surperformance des valeurs de croissance par rapport au segment value. Néanmoins, les risques de récession économique s’accentuent tandis que la normalisation des politiques monétaires se poursuit. En Europe, le PIB ressort plus haut que prévu au 2ème trimestre attestant d’une certaine résilience mais la dernière publication des données PMI annonce la possibilité d’une récession. Malgré les risques sur l’activité, la BCE a décidé de remonter ses taux directeurs de 50bps, soit au-dessus des attentes (25bps), mettant fin à la période des taux négatifs avec un taux de dépôt revenant à 0%. Les risques inflationnistes sont toujours perçus à la hausse. Celle-ci a d’ailleurs continué d’accélérer battant un nouveau record historique en juillet de 8,9%, encore en hausse par rapport au mois de juin (8,6%). La BCE a également présenté son nouvel outil anti-fragmentation (le TPI), qui permet d’offrir si besoin un soutien financier illimité pour l’achat d’obligations et, pour le moment, disponibles pour tous les pays de la zone euro. Aux Etats-Unis, l’inflation bat un nouveau record depuis 41 ans, 9,1% y/y en juin, surprenant à la hausse les prévisions du marché. Encore une fois, les prix de l’énergie et de l’alimentation ont largement contribué à cette nouvelle hausse des prix. Une bonne nouvelle est que l’inflation sous-jacente a ralenti pour le cinquième mois consécutif, à 5,9%, contre 6% en mai et un pic à 6,5% en mars. Dans un contexte de marché du travail qui reste tendu avec des créations d’emplois qui restent encore supérieures aux attentes, la FED a une nouvelle fois augmenté ses taux de 75bps, portant le taux Fed Fund à 2,5%. Les signes de ralentissement de l’activité se sont toutefois aussi multipliés : nouvelles baisses des indices ISM pour les entreprises et de la confiance des ménages. En Chine, après un ralentissement de la croissance du PIB, la réouverture permet une amélioration de la situation. Toutefois, la baisse de l’indicateur manufacturier PMI de Caixan par rapport au mois de juin (51,7) reflète la fragilité de l’économie chinoise, qui poursuit sa politique « zéro covid ».

ADN Dynamic affiche une performance positive de +4,53% sur le mois de juillet, qui fut tirée par la hausse significative des marchés d’actions européens et américains. La quasi-totalité des sous-jacents présents dans le portefeuille a contribué au rebond du fonds sur le mois. Notre meilleur contributeur est l’ETF Lyxor Leverage CAC que nous avons vendu afin de prendre nos profits et de nous positionner de façon inverse aux marchés pour protéger le portefeuille.

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Juin 2022

Le mois dernier, nous avions commencé ce reporting en mentionnant que « les semaines se suivent et se ressemblent ». A vrai dire, les choses s’empirent. Après une baisse de 1,2% en avril, de 1,6% en mai, le Stoxx600 a chuté de 8,15% en juin. Les actions européennes enregistrent leur pire semestre depuis 2008 tandis que les actions US subissent la chute la plus importante depuis plus de 50 ans ! Les indices obligataires US ont enregistré leur pire performance sur le premier semestre depuis au moins 1900. Les motifs restent les mêmes : inflation et durcissement monétaire. L’état de l’économie inquiète mais les banques centrales le martèlent : c’est l’inflation qui est au centre de leurs préoccupations. Elle continue de surprendre à la hausse et de mettre en alerte les banques centrales. La hausse des chiffres d’inflation en Europe, dépassant les 8% au mois de mai, et la nouvelle accélération de l’inflation américaine, 8,6% pour le mois de mai contre 8,3% en avril, inquiètent. Dans ce contexte, la FED a pris le parti de remonter ses taux de 75 bps, le plus fort mouvement de hausse des taux depuis 1994. En parallèle la BCE a annoncé, le 9 juin dernier, le début de la normalisation de sa politique monétaire avec une première hausse des taux de 25 bps au mois de juillet tout en mettant fin à son programme de rachats d’actifs. De plus, la crise énergétique commence à se faire ressentir. En effet, les indicateurs macro-économiques dont les PMIs manufacturier et des services ont fortement surpris à la baisse, attestant d’une déception des indicateurs de croissance et que les effets positifs de la réouverture ne sont plus assez forts pour compenser l’impact négatif de la crise énergétique et alimentaire. Les risques d’un rationnement en Europe s’accentuent alors que la Russie continue de diminuer son approvisionnement en gaz. La réduction des exportations de gaz de Gazprom a forcé l’Allemagne à relever son niveau d’alerte sur le gaz au stade 2 sur une échelle de 3. Selon l’AIE, l’Europe devra réduire jusqu’à 30% sa consommation de gaz d’ici à la mi-février si les flux en provenance de la Russie sont interrompus. En anticipation, les dirigeants du G7 ont convenu d’étudier la possibilité de plafonner les prix des importations de pétrole et de gaz russes. En Chine, à l’inverse, une amélioration de la situation économique pourrait commencer à se faire sentir. La levée graduelle des restrictions de la politique zéro-covid se traduit en effet par une légère amélioration des données d’activité, même si celles-ci restent encore à des niveaux assez bas. L’indice Shanghai SE performe d’environ 7% sur le mois de juin.

ADN Dynamic affiche une performance négative de -5,43% sur le mois de juin, qui fut tirée par la baisse des marchés européens et américains. Notre exposition sur la Chine contribue positivement au fonds et nous permet de limiter les pertes. Nous sommes positionnés sur la Chine depuis mars 2020 et avons décidé de conserver et renforcer ce trade dans la baisse de début d’année. Nous croyons en la réouverture chinoise qui joue un rôle de décorrélation depuis quelques semaines.

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Mai 2022

Les semaines passent et se ressemblent : à nouveau, les investisseurs ont eu les yeux fixés sur le durcissement monétaire, sur les données liées à la croissance économique ainsi que sur le conflit en Ukraine et sur ses répercutions. Sur le premier point, la normalisation des politiques monétaires se poursuit aux Etats-Unis et en Angleterre dans l’optique de combattre des niveaux d’inflation toujours élevés. La Fed a ainsi relevé ses taux de 0,5 points de base pour la deuxième fois, M. Powell nous a prévenu, les taux seront relevés jusqu’à ce que l’on perçoive des preuves claires et convaincantes de baisse de l’inflation, et la BoE de 0,25 points de base pour la quatrième fois consécutive. Les taux directeurs américains et britanniques ont ainsi atteint les 1%, le plus haut niveau en Angleterre depuis la crise de 2009. En Europe, la BCE prévoit l’arrêt de son programme d’achats d’actifs en juin, ce qui confirme les prévisions d’une première remontée des taux européens pour le début de l’été. Les inquiétudes autour de l’inflation persistent même si une décélération semble se profiler aux Etats-Unis, l’inflation ayant ralentie en avril (8,3% contre 8,5% en mars). A l’inverse en Europe, les risques restent toujours orientés à la hausse, touchant les 9% au Royaume-Uni en avril et 8.1% en Zone Euro pour le mois de mai, attestant d’une nouvelle accélération des prix en Europe. Le Stoxx 600 a fini le mois en baisse de -1,5%. Les secteurs cycliques ont surperformé avec de bonnes performances de l’Energie (+9.4%), des Ressources de base (+2.8%), de l’auto (+2.4%), les banques ont également bien performé. En Chine, la situation économique continue de se détériorer en grande partie à cause des restrictions sanitaires de la politique zéro covid mis en place par le gouvernement. En conséquence, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour relancer son économie : accords de crédits d’impôts à un plus grand nombre de secteurs, réductions d’impôt annuelles de plus de 140 milliards de yuans, réductions des taxes sur l’achat de certains véhicules, délais de remboursement de prêts plus longs.

ADN Dynamic affiche une performance de -0,22% sur le mois de mai. La décorrélation des sous-jacents présents dans ADN Dynamic nous a permis d’être étale malgré la baisse des marchés actions mondiaux. Nos positions sur les actions bancaires europééennes ont fortement progressé à la fin du mois de mai ainsi que l’ETF Lyxor Leverage CAC que nous avons vendu afin de prendre nos profits. La poche de liquidité a donc augmenté et dépasse les 16% du portefeuille.

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Avril 2022

La guerre en Ukraine, les confinements liés au Covid en Chine, le cycle agressif de la Fed et les publications sont autant de sujets que les investisseurs ont suivi avec inquiétude : le Stoxx 600 a perdu -1,73% sur le mois. Mais c’est plutôt une bonne performance par rapport au S&P qui a enregistré sa plus mauvaise performance en avril depuis 1970, terminant en baisse de -8,8%. Le Nasdaq a quant lui chuté de -13,3%, sa pire performance mensuelle depuis octobre 2008. Sur l’Ukraine, les nouvelles n’ont pas apporté de motifs de satisfaction : la guerre s’enlise et les négociations n’ont pas avancé. L’escalade verbale n’a eue de cesse de s’aggraver. De son côté, la Chine continue sa politique « 0 covid », au grand dam des économistes qui s’inquiètent des conséquences sur la croissance de l’économie mondiale. Différents établissements ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour la Chine. Quant à la Fed, elle met en place son durcissement monétaire avec tous les effets que cela suppose sur les taux et les devises : au cours du mois, le 10 ans US a terminé le mois à 2,94%. La dernière réunion de la BCE a renforcé les attentes du marché d’une première hausse des taux de la BCE au troisième trimestre, possiblement dès le mois de juillet. La présidente de la BCE a en effet laissé entendre que lors de la réunion de juin, l’inflation sera révisée à la hausse, éventuellement au-dessus de la ligne des 2% en 2024. Si c’est le cas, ce sera sans doute un déclencheur pour une première hausse des taux assez rapidement. A ce stade, les publications ont constitué un motif de satisfaction. Sur le S&P 500, 55% des sociétés ont publié leurs chiffres et 80% ont battu les attentes de résultats. Sur le Stoxx 600, les données sont respectivement de 40% et de 66%.

ADN Dynamic affiche une performance de -3,84% sur le mois de mars. La forte volatilité présente sur l’ensemble des marchés mondiaux nous a permis de saisir certaines opportunités sur le marché indiciel ce mois-ci. Notre exposition sur la Chine, nous permet de rebondir en fin de période (une journée où ce marché bondit de +8%). Les fonds de diversification présents dans le portefeuille ont joué leur rôle et contribue positivement alors que toutes nos expositions actions tirent la performance mensuelle dans le rouge. ADN Dynamic est à ce jour constitué d’une large gamme de fonds internationaux avec 31 lignes réparties sur une vingtaine de sociétés de gestion, nous pensons que cet atout de diversification sur toutes les zones géographiques mondiales hors Russie et Ukraine devrait contribuer à réaliser à moyen terme nos objectifs annuels.

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Mars 2022

La guerre continue de faire des victimes et les images les plus sombres défilent sur nos écrans. Pendant ce temps, les prix des matières premières ont connu une volatilité extrême : sur un mois, le baril a gagné 15%, le Nickel 32%, le gaz 27%…. Les denrées alimentaires ne sont pas épargnées (blé +8%, Mais +4%, sucre +8%) même si les cours ont baissé sur la deuxième partie du mois. Plus que jamais, l’inflation est au centre des préoccupations de tous les agents économiques. Les économistes et les banques centrales ont donc tour à tour revu leurs attentes de croissance économique en baisse pour 2022. Du côté de la politique monétaire, la Fed a relevé ses taux d’intérêt de 25 points de base pour la première fois depuis le début de la crise du Covid. La prévision de la Fed prévoit désormais que son taux Fed Funds atteindra 2,75% d’ici fin 2023, soit au-dessus de son taux neutre estimé à 2,5%. La BoE a aussi relevé ses taux d’intérêt pour la troisième fois consécutive à 0,75%. La BCE a également ajusté sa politique monétaire, identifiant des risques à la hausse sur les prix et annonçant un arrêt plus rapide de son programme d’achat d’actifs dès cet été. L’indice CAC 40 est flat sur le mois de mars quant à l’indice MSCI World, il gagne +2,5% sur la même période. L’inflation a été révisée de manière significative à 5,1% en 2022, 2,3% 2023 et 1,9% 2024 (3,2%, 1,8% et 1,8% auparavant). Les chiffres du PIB ont, à l’inverse, été révisés à la baisse à 3,7% en 2022 et 2,8% en 2023 (4,2 % et 2,9 % précédemment). Dans ce contexte inflationniste et de durcissement monétaire, les taux ont fortement réagi.

 

ADN Dynamic affiche une performance positive de +0,72% sur le mois de mars. Nous avons profité d’une bonne allocation géographique. Nous avons continué d’augmenter notre exposition aux marchés actions en achetant principalement des ETF afin d’agir de façon réactive. Notre exposition actions est passé de 73,5% à 81% entre fin février et fin mars. Nous avons continué de sélectionner des OPCVMs très performants dans leur catégorie sur toutes les zones géographiques.

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Février 2022

Le mois de février a été marqué par la décision du président russe Vladimir Poutine de lancer une invasion totale en Ukraine le 24 février, entraînant des sanctions contre la Russie par plusieurs pays sur les secteurs financier, énergétique et des transports et l’exclusion du pays du système interbancaire Swift. L’Allemagne a également suspendu la certification du gazoduc Nord Stream 2. Cette crise contribue de pousser les prix de l’énergie et des matières premières à la hausse à un moment où l’inflation dans les principaux pays atteint des nouveaux points hauts. De plus dans ce contexte les indices actions se sont repliés (MSCI Europe NR -3.0%, MSCI USA NR -3.0%) et la rotation en faveur des secteurs cycliques s’est interrompue. Aux Etats-Unis, l’inflation a une nouvelle fois surprise à la hausse à 7.5% en janvier. Dans le même temps, la situation sur le marché du travail reste tendue avec 467K création d’emplois en janvier (vs 125k anticipée) même si le taux de chômage est légèrement remonté à 4% (vs 3.9%) du fait d’une hausse du taux de participation. Dans le même temps, l’activité reste dynamique avec des ventes de détails et des chiffres de production industrielle en forte hausse en janvier. Le sentiment des industriels en février est aussi resté élevé avec de indices PMIs et ISM manufacturier en hausse. Cette situation a ponctuellement alimenté les anticipations du marché d’une première hausse des taux de la Fed en mars de 50bps même si les risques liés à la crise en Ukraine ont fortement réduit cette probabilité en fin de mois. A ce stade, le scénario d’une hausse de 25bps reste le plus probable. Pour la Zone Euro, l’inflation est aussi ressortie au-delà des attentes à 5.1% en janvier alors que les effets de base liés à la hausse de la TVA en Allemagne en janvier 2021 laissaient anticiper une décélération. Cette surprise a engendré un changement de ton du côté de la BCE où sa présidente, Christine Lagarde, n’a plus exclue la possibilité d’une hausse des taux dès cette année et un arrêt plus rapide de son programme d’achat d’actif. La réunion du mois de mars sera déterminante pour valider ou non ce scénario mais la crise Ukrainienne pourrait forcer la BCE à privilégier l’attentisme. En Chine, avec le nouvel an chinois, peu de chiffres sur l’activité ont été publiés. A l’inverse des autres principales économies, les pressions inflationnistes sont faibles.

ADN Dynamic affiche une performance négative de -3,16% qui fut tirée par la baisse des différents marchés. Durant cette baisse, nous avons continué d’augmenter notre exposition aux marchés actions, nous avons principalement acheté des actions européennes et chinoises. Nous avons allégé notre exposition sur les fonds avec un fort biais croissance tel que le fonds SEB Nordic Small Cap. Notre objectif reste toujours le moyen/long terme, nous disposons d’une grande diversification internationale et de liquidités pour saisir des opportnités de marché.

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Janvier 2022

Ce début d’année a été extrêmement volatile sur les marchés. Après avoir commencé l’année en fanfare, l’indice S&P 500 américain a ainsi reculé de 4.1% alors que l’indice Eurostoxx européen perdait 2.9%. L’indice des valeurs technologiques américaines, le Nasdaq était quant à lui en baisse de 7.9%. Le mois passé a été marqué par une hausse des incertitudes autour de la politique monétaire de la Fed, de la crise ukrainienne, des élections italiennes pour la présidence de la république et de la gestion de la crise sanitaire. Le marché a en effet de multiples sources d’inquiétude ce qui explique le retour à la volatilité du début d’année. Aux Etats-Unis, le président de la Fed, J. Powell, a délivré un discours plus ferme qu’anticipé, signalant la perspective d’une hausse des taux directeurs dès le mois de mars et ouvrant la porte à une réduction du bilan de la Fed. Ce changement de ton a très nettement impacté l’évolution des taux d’intérêt, le taux 10 ans américain grimpant à 1.8% contre 1.4% le mois précédent. C’est cette hausse des taux qui a particulièrement affecté les sociétés technologiques : les profits de ces sociétés étant actualisés avec des taux plus élevés, les valorisations baissent mécaniquement. Les investisseurs se soucient également d’un potentiel ralentissement de la croissance économique. En effet, la rhétorique entre la Russie et les Etats-Unis est devenue de plus en plus inquiétante, chaque camp se préparant à un conflit armé. Dans un contexte de surchauffe du prix de l’énergie, cette escalade n’a fait qu’amplifier ce phénomène inflationniste : depuis le début de l’année, le pétrole progresse de plus de 15% et le gaz naturel de plus de 25%. En Chine, les autorités monétaires ont annoncé de nouvelles mesures pour relancer la croissance avec une baisse des différents taux de 10bp sur les prêts de financement offerts aux ménages et entreprises. En Europe, la croissance a fortement ralenti sur la fin de l’année avec une hausse du PIB de seulement 0.3% sur le quatrième trimestre. Du coté politique, les élections pour la présidence italienne ont reconduit pour un nouveau mandat le Président S. Mattarella. Dans le même temps, le premier ministre M. Draghi devrait rester en place. La persistance de leaders pro-européens à la tête de l’Italie contribue à faire baisser les primes de risques sur ce pays.

ADN Dynamic affiche une performance négative de -5,98% qui fut tirée par la baisse des différents marchés et notamment les valeurs à forte valorisation. Dans notre positionnement large internationale, seule notre exposition sur l’Inde contribue positivement à la performance du mois. Dans la baisse des marchés, nous avons soldé notre couverture Short CAC 40, et avons profité des nouveaux niveaux pour renforcer notre exposition aux marchés actions et augmenter le risque dans le portefeuille.

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Décembre 2021

Une fois de plus, le mois de décembre aura été un bon cru : le CAC 40 termine l’année proche des 29%, le MSCI World termine à 20,1% alors que l’indice MSCI Emergents finit l’année dans le rouge à -4,6%. Sur le mois précédent, la volatilité a été plus marquée que la moyenne. La première quinzaine a été celle des incertitudes dans un contexte d’attente du FOMC et de la réunion de la BCE d’une part, et du manque de recul quant au variant Omicron d’autre part. Sur la deuxième partie du mois, les investisseurs ont pris acte du ton plus dur de la Fed, de l’approche plus progressive de la BCE et ils ont été rassurés par la moindre virulence d’Omicron par rapport au variant Delta. Du côté de l’inflation, les chiffres continuent de surprendre à la hausse (notamment en Europe) et les investisseurs ont dû intégrer un scénario inflationniste plus long et plus prononcé. Malgré la mise en place de nouvelles restrictions sur l’activité économique pour faire face aux risques sanitaires liés à l’apparition du variant Omicron, les banques centrales ont commencé à réduire la stimulation monétaire, à l’exception de la Chine. Aux Etats-Unis, la Federal Reserve a annoncé que son programme d’achats d’actifs prendra fin en mars et le marché anticipe désormais trois hausses de taux en 2022. En Europe, la BCE a confirmé la fin des outils exceptionnels de politique monétaire mis en place au plus fort de la crise. La sortie de la politique monétaire accommodante restera toutefois graduelle, le programme d’achat traditionnel de la BCE verra son enveloppe augmentée au second et troisième trimestre 2022. De même, la présidente de la BCE semble toujours exclure toute hausse des taux cette année malgré une prévision d’inflation fortement révisée à la hausse à court terme. En Chine, les indicateurs restent mitigés mais le ralentissement de l’activité pourrait avoir touché un point bas avec des PMIs pour le mois de décembre en hausse. Face aux risques sur son économie, la Chine prend de plus en plus de mesures pour stabiliser sa croissance.

ADN Dynamic termine l’année 2021 avec une performance YTD à +10,71% qui fut portée par la hausse des différents marchés et par sa sélection de fonds. Notre positionnement large internationale nous a permis de bénéficier de plusieurs moteurs de performance mais a aussi été pénalisé par son exposition aux marchés asiatiques et notamment chinois, ces derniers ont limité notre performance. Nous sommes tout de même restés positionnés sur l’Asie car nous voulions conserver notre exposition mondiale et croyons toujours au fort potentiel de cette zone. ADN Dynamic est dynamique mais moins volatile que la moyenne. La poche de protection permettant de diminuer la volatilité du fonds a été réactivée fin décembre avec l’achat de l’ETF Lyxor Short CAC 40, nous avons utilisé cette poche plusieurs fois tout au long de l’année 2021.

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Novembre 2021

Les 3 premières semaines de novembre ont été calmes : le ton conciliant des banques centrales, les bons chiffres de l’emploi, la poursuite des révisions en hausse des bpa ont été des éléments favorables à la poursuite de la tendance haussière, entamée début octobre. Cet élan a été stoppé par les inquiétudes concernant la hausse des cas de Covid dans de nombreux pays. Plus récemment, la découverte du variant sud-africain a douché l’optimisme général qui régnait auprès des investisseurs et une nouvelle phase de doute a saisi les opérateurs de marché. Au final, le Stoxx 600 aura baissé de près de 4% depuis l’annonce de ce nouveau variant : il finit le mois à -2.64%. Pour autant, de nouvelles inquiétudes émergent du fait des conséquences possibles d’Omicron. En conséquence, le prix du baril a perdu 15% la semaine dernière. De la même manière, les taux 10 ans se sont repliés malgré les derniers (bons) chiffres sur l’inflation. L‘activité économique a continué de s’améliorer aux États-Unis. Dans cet environnement, le risque d’une accélération du processus de réduction d’achats d’actifs de la Fed (tapering) s’est clairement accru, les minutes de la dernière réunion de la banque centrale révélant un débat intense sur l’inflation et le rythme de ce tapering. Le président J. Biden a confirmé J. Powell pour un nouveau mandat à la tête de la Fed. Dans la zone euro, les statistiques ont été plus mitigées. Sur le plan politique, la coalition allemande a accepté de former un nouveau gouvernement et O. Scholz est sur le point de devenir le prochain chancelier. En Chine, la situation économique montre des signes d’amélioration.

 

ADN Dynamic affiche une performance de -0,40% en novembre et une VL à 100€. Depuis plusieurs semaines nous avons régulièrement protégé le portefeuille du fonds au vu des niveaux historiques de plusieurs bourses mondiales. Nous avons donc régulièrement écrêté nos nombreuses plus-values actions en reportant ces cessions vers des valeurs plus larges et flexibles dont la volatilité se situent en risque 3 ou 4. La volatilité du fonds ADN Dynamic est en forte baisse sur 1 an : fin novembre elle se situe à seulement à 8,5% alors qu’elle était à 11,5% en avril 2021 et à + de 22% en novembre 2020. Avec l’appui régulier des nouvelles liquidités des souscriptions journalières, ces derniers jours nous avons également pris une ligne importante sur un ETF Short CAC 40 en estimant un décrochement potentiel de l’indice. Notre choix a été judicieux car les baisses importantes de la fin novembre ont permis au fonds de réaliser une belle plus-value. Cette plus-value a de ce fait limité la baisse importante sur nos positions actions conservées (position ETF Short totalement vendue le dernier jour du mois).

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Octobre 2021

L’économie, les banques centrales, la Covid, la politique …étaient autant de source d’inquiétude qui avaient engendré une hausse des indicateurs de risque et une chute marquée des indices sur septembre. Le mois d’octobre a continué dans la même veine avec un flux de nouvelles incessant sur la hausse des prix de l’énergie en particulier et de l’inflation en général. Le Stoxx 600 a terminé le mois en hausse de 4.5%, porté par les (bonnes) publications. Dans son dernier rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, le FMI considère que la reprise continue mais ralenti. Les prévisions de croissance globale ont été révisées légèrement à la baisse (5.9% pour 2021 vs. 6% ; inchangées à 4.9% en 2022), en conséquence des tensions sur les chaînes d’approvisionnement ainsi que des évolutions de la pandémie. Concernant la hausse des prix, les banques centrales doivent selon lui rester vigilantes et agir avant qu’un désencrage des anticipations d’inflation ait lieu. Aux Etats Unis, les chiffres de l’emploi ont été mitigés avec seulement 194k créations d’emplois en septembre (vs 366k le mois précédent). En revanche, avec un taux de chômage en baisse (4.8%, précédent: 5.2%), une accélération des salaires conséquence d’un taux de participation qui reste bas et d’une inflation en hausse, la Fed  devrait commencer à réduire ses achats d’actifs dès novembre. Le taux d’inflation est en effet remonté à 5.4% en septembre. Ces pressions inflationnistes pourraient avoir un impact négatif sur la demande. Au Royaume Uni, malgré le ralentissement de l’inflation en septembre (3.1%, précédent: 3.2%),  les spéculations sur une hausse des taux de la Banque d’Angleterre reste forte. Quant à l’économie chinoise, elle a crû de 4.9% par rapport à 2020 au troisième trimestre (précédent: 7.9%) et la production industrielle est passée de 5.3% à 3.1% en septembre. L’investissement a aussi ralenti, une situation qui témoigne du tassement de l’activité dans le secteur immobilier et des contraintes dans le secteur de l’énergie.

 

ADN Dynamic affiche une performance positive de +2,18% en octobre. Dans la hausse des marchés actions, nous avons racheté l’ETF Lyxor Short CAC 40 afin de limiter la volatilité du portefeuille et de servir de protection en cas de baisse de l’indice CAC 40. Nous avons vendu notre ligne sur les minières pour prendre nos profits et avons renforcé la value en intégrant le fonds Ginjer Actifs 360 et un ETF bancaires.

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