logo erasmus

Veuillez sélectionner votre profil afin de commencer à naviguer sur le site :

JE SUIS UN PROFESSIONNEL JE SUIS UN PARTICULIER

Erasmus Capital Plus
REPORTINGS
MENSUELS

Mai 2024

Après une performance négative du Stoxx 600 en avril (-1.5%), le marché a repris sa marche en avant et termine le mois de mai en hausse de 2.63%. Depuis le point bas de fin octobre, cet indice a clôturé 6 des 7 derniers mois dans le vert, enregistrant sur la période un rebond de 19.5%. Malgré les nombreux ponts et un positionnement plutôt agressif à mi-avril, l’adage « sell in may and go away » n’aura donc pas fonctionné cette année. Les bonnes publications des entreprises et l’espoir d’une baisse rapide des taux en Europe l’emportent sur toutes autres considérations. Le marché est enthousiaste et toutes les classes d’actifs en ont profité. Aux États-Unis, les estimations de la Fed d’Atlanta indiquent toujours une forte croissance du PIB au T2 en hausse de 3,5 % (après 1,6% au T1). Cependant, les données d’activité du mois dernier ont surpris à la baisse, indiquant une dynamique plus faible. De la même manière, sur le marché du logement, la confiance des entreprises mesurée dans l’enquête NAHB s’est détériorée. Le taux de chômage est passé de 3,8 % à 3,9 %. Enfin, le salaire horaire moyen a été plus faible que prévu. Pendant ce temps, l’inflation s’est encore refroidie à 3,4 % y/y en avril contre 3,5 % en mars. En outre, l’IPC Core a ralenti à 3,6 % y/y : un chiffre conforme aux attentes, pour la première fois en 4 mois. En ce qui concerne la politique monétaire, la Fed a maintenu les taux inchangés comme prévu, la conférence de presse du président Powell ayant adopté un ton accommodant, indiquant que malgré les données observées depuis le début de l’année, il pense que des hausses de taux sont peu probables. Sur le plan politique, l’administration Biden a augmenté les droits de douane sur les importations en provenance de Chine de semi-conducteurs, de batteries, de composants solaires et de minéraux rares, en plus des augmentations précédemment signalées par Bloomberg sur l’acier, les produits en aluminium et les véhicules électriques. Dans la zone euro, après des données plus solides du PIB au T1, les signes d’une reprise de l’activité se sont poursuivis. L’industrie manufacturière rattrape son retard, ce qui renforce l’idée que l’impact négatif de la hausse des prix de l’énergie s’estompe. Au niveau national, le rattrapage allemand se poursuit. Étant donné que l’Allemagne a fortement pesé sur la croissance du PIB de la zone euro au cours des deux dernières années, cette amélioration renforce les arguments en faveur d’une reprise économique du vieux continent. Au niveau des prix, les premières indications au niveau national suggèrent que l’inflation de la zone euro pourrait avoir légèrement accéléré en mai, augmentant par rapport à son niveau de 2,4 % en avril. Toutefois, cela pourrait principalement refléter l’impact des bases comparables sur les prix de l’énergie.  À cet égard, la Commission européenne a confirmé sa prévision de de croissance du PIB 2024 de 0,8 % pour la zone euro tout en révisant à la hausse ses prévisions pour 2025 à 1,5% vs 1,4 % il y a trois mois. En ce qui concerne l’inflation, les prévisions ont été réduites à 2,5% en 2024 et 2,1 % en 2025, vs 2,7 % et 2,2 % avant (respectivement). En Chine, la reprise reste modérée et inégale selon les secteurs. Alors que la croissance de la production industrielle s’est accélérée à 6,7 % y/y en avril, l’indice de production des services a ralenti à 3,5 % y/y. La plus grande surprise à la baisse dans les données d’avril provient de la consommation. La croissance des ventes au détail s’est modérée à 2,3 % y/y en avril, contre 3,1 % y/y le mois précédent et 5,5 % y/y au cours des deux premiers mois de l’année. Après le ton plus axé sur la croissance donné par la réunion du Politburo du 30 avril, le gouvernement central a annoncé une série de mesures visant à soutenir le marché immobilier en difficulté, par le biais d’incitations plus élevées pour les acheteurs de maisons et de plans du gouvernement pour acheter lui-même une partie des stocks.

Erasmus Capital affiche une performance de +1,3% sur le mois de mai tirée par la hausse des marchés des actions européennes et américaines (Invesco S&P 500 +2,4% ; Invesco Nasdaq 100 +2,7%) et le secteur des semiconducteurs (TSMC +10% ; ASML Holding +4,6%). Les actions de petites et moyennes capitalisations ont également contribué à la performance du fonds.

Télécharger :
Avril 2024

Le mois d’avril a été marqué par des prises de profits sur la première quinzaine mais s’est redressé par la suite. Le marché a acté le nouveau scénario sur les taux. Le mois dernier, nous mettions en avant que certains stratégistes commençaient à se montrer moins confortables sur les niveaux atteints par les indices actions, du fait des multiples de valorisations élevés dans un contexte ou le positionnement des investisseurs était déjà massivement exposé à une hausse du marché. Avec les premières publications, les derniers chiffres d’inflation, l’actualité géopolitique et en amont de week-end prolongés, des prises de profits étaient prévisibles. Aux États-Unis, le PIB a ralenti au premier trimestre pour s’établir à 1,6 % t/t. Les stocks et les échanges ont ralenti le trimestre, mais la demande domestique est restée vigoureuse, en hausse de 3,1 %. Bien que les dépenses de consommation aient légèrement ralenti, les dépenses d’investissement sont restées fortes. Néanmoins, les principaux indicateurs avancés du climat des affaires ont toutefois été plus mitigés. Jusqu’à présent, la forte résilience de la croissance américaine avait également été observée sur le marché du travail. Sur une base de trois mois, la création d’emplois s’accélère. En parallèle, nous avons eu un autre chiffre d’inflation plus fort que prévu en mars. Les chiffres corrigés des variations saisonnières sur trois mois ont montré que l’inflation sous-jacente mesurée dans l’IPC a augmenté à 4,4 % y/y, soit un point de plus qu’en décembre dernier. Pour l’indice core PCE, l’indicateur privilégié par la Fed de la pression sous-jacente sur les prix, la réaccélération est encore plus frappante, passant de 2,0 % au T4 2023 à 3,7 % t/t au T1 2024. Dans la zone euro, il y a plus de signes de reprise de l’activité. La croissance du PIB a augmenté de 0,3 % t/t au premier trimestre, après deux trimestres de contraction et grâce à une expansion généralisée dans tous les pays, les quatre grands pays de la zone euro affichant des résultats positifs. Du côté des consommateurs en zone euro, leur confiance s’est encore améliorée en avril, bien qu’à un rythme lent. Des données concrètes ont également montré une forte reprise de la production industrielle allemande pour le deuxième mois consécutif en février, ce qui a permis d’espérer que le pic de l’impact négatif de la hausse des prix de l’énergie sur l’activité industrielle allemande pourrait être passé. Les enquêtes de la BCE sur les prêts bancaires suggèrent également que l’impact maximal du resserrement de la politique monétaire est désormais dans le rétroviseur. En outre, la présidente Christine Lagarde a clairement laissé entendre que la BCE commencerait à réduire ses taux en juin, repoussant même l’idée qu’elle n’était pas prête à le faire à moins que la Fed ne le fasse. Les données sur l’inflation d’avril donnent des arguments pour que la BCE ajuste effectivement ses taux à la baisse. Alors que l’inflation globale dans la zone euro est restée stable à 2,4 % y/y en avril grâce à la hausse des prix de l’énergie, l’inflation sous-jacente a continué de ralentir à 2,7 %. En Chine, le PIB du T1 a surpris positivement à 1,6% t/t, ce qui est principalement dû à la forte croissance de l’investissement, en particulier de l’investissement manufacturier. Toutefois, la dynamique semble s’essouffler, la production industrielle et les ventes au détail ayant ralenti plus que prévu en mars. Enfin, la dynamique des prix ne laisse pas présager de reprise significative de la demande, l’IPC de mars étant redevenu proche de zéro sur une base annuelle et l’IPP se contractant toujours à près de -3,0 %.

Erasmus Capital affiche une performance de -1,4% sur le mois d’avril tirée par la baisse des marchés des actions européennes et américaines (Invesco S&P 500 -1,8% ; Invesco Nasdaq 100 -3,6%) et le secteur des semiconducteurs (STM -5,7% ; ASML Holding -6,7%).

Télécharger :
Mars 2024

Le mois de mars a été marqué par une très faible volatilité intraday. La sérénité est de mise et malgré les nombreuses statistiques publiées, les évolutions dans les conflits géopolitiques et les communications des entreprises, aucune séance n’a connu de mouvement de plus de 1%. Ce calme absolu se retrouve au niveau du V2X qui s’est approché de niveaux records à 12.62 avant de se redresser dans les tous derniers jours pour clôturer à 13.37. Le mouvement haussier, entamé en octobre, n’aura donc été interrompu que par quelques rares prises de bénéfices début janvier : le Stoxx 600 gagne 6.88% sur le trimestre et 17.1% depuis fin octobre. Dans les pays avancés, les principales banques centrales (Fed, BCE, BoE) ont maintenu leurs taux directeurs inchangés en mars, mais préparent le terrain pour d’éventuelles baisses de taux dans les mois à venir. La principale exception a été le Japon, où la BoJ a mis fin à sa politique de taux d’intérêt négatifs (NIRP) en place depuis 2016 en relevant ses taux de base de -0,1 % à 0%. Aux Etats-Unis, la Fed a fortement revu à la hausse ses prévisions de croissance mais prévoit tout de même trois baisses de taux cette année. Cela signifie que la réaction de la Fed est devenue plus accommodante, du moins pour 2024. Certes, la prévision médiane faisait état d’une baisse de moins pour 2025 et d’une légère hausse du taux d’intérêt d’équilibre (de 2,5 % à 2,6 %), mais le président de la Fed n’a pas accordé beaucoup d’importance à cette dernière, soulignant l’incertitude qui entoure l’estimation. La création d’emplois à grande échelle dans tous les secteurs témoigne toujours d’une activité très résiliente.  En ce qui concerne les pressions sur les prix, l’inflation a surpris à la hausse pour le deuxième mois consécutif en février, l’IPC global passant de 3,1 % à 3,2 % en glissement annuel, tandis que l’indice de base n’a que légèrement reculé, passant de 3,9 % à 3,8 %. Dans la zone euro, la BCE a de nouveau revu à la baisse ses prévisions d’inflation et de croissance du PIB. Le PIB est désormais attendu à 0,6 % cette année, contre 0,8 % auparavant. La reprise attendue pour 2025 et 2026 est restée pratiquement inchangée. Plus important encore, l’inflation est désormais attendue à 2,3 % en 2024, 2,0 % en 2025 et 1,9 % en 2026 (contre 2,7 %, 2,1 % et 1,9 %). Les données sur l’inflation pour le mois de février ont confirmé ce point, ralentissant encore à 2,5% contre 2,8% en glissement annuel. En Chine, les données des deux premiers mois de l’année ont été meilleures que prévu. La production industrielle a augmenté de 7,0 % en glissement annuel, tandis que l’indice de la production de services a augmenté de 5,8 % en yoy. Du côté de la demande, les investissements en actifs fixes et les ventes au détail en Chine ont également surpris à la hausse, atteignant respectivement 4,2% en glissement annuel et 5,5% en glissement annuel. Les données, plus solides que prévu, ont été stimulées par des bases comparables et l’anticipation des dépenses budgétaires.

Erasmus Capital affiche une performance de +1,3% sur le mois de mars tirée par la hausse des marchés des actions européennes et américaines (Lyxor S&P500 +3,7% ; Lyxor Eurostoxx 50 +4,3%) et le secteur des semiconducteurs (TSMC +5,7% ; ASML Holding +2,5%).

Télécharger :
Février 2024

Les données économiques ont continué de surprendre à la hausse aux États-Unis en février, l’indice du PIB de la Fed d’Atlanta suggérant que la croissance du PIB pourrait encore se situer autour de 3 %, bien au-dessus du niveau potentiel estimé (environ 1,8 %). En conséquence, le consensus a continué de réviser à la hausse ses prévisions de croissance du PIB pour cette année. Alors que les données concrètes telles que les ventes au détail, la production industrielle ou les mises en chantier de logements ont baissé en janvier, des indicateurs plus avancés tels que les enquêtes régionales ou nationales de février auprès des entreprises ont progressé. Les effets de base favorables dans l’alimentation et l’énergie ont permis à l’inflation américaine de ralentir à 3,1 % en janvier (vs 3,4 % yoy). En revanche, il y a une déception au niveau de l’inflation sous-jacente, bloquée à 3.9%, ce qui explique que le résultat final ait été beaucoup plus élevé que prévu par le consensus (2,9 %). Alors que les minutes de la réunion du FOMC de janvier ont montré que les responsables de la Fed se sentaient de plus en plus positifs sur le front de l’inflation, le président de la Fed a réduit les chances d’une baisse imminente des taux. Dans la zone euro, après une croissance nulle au quatrième trimestre, les indicateurs avancés suggèrent qu’une certaine amélioration pourrait se produire, l’indice PMI composite en février étant légèrement supérieur au consensus, en hausse de 1 point à 48,9, tiré par une reprise dans le secteur des services, ce qui suggère qu’il n’y a plus de contraction. Bien que les ventes au détail aient encore baissé en janvier, on s’attend à ce qu’un ralentissement de l’inflation associé à une croissance continue de l’emploi (+0,3 % en glissement trimestriel au quatrième trimestre) se traduise par une hausse du revenu disponible et donc une hausse de la consommation à venir. Toutefois, l’activité dans les secteurs manufacturiers reste à la peine, l’indice PMI manufacturier ayant légèrement baissé en février (46,1). En conséquence, la reprise allemande semble à la traîne, les enquêtes de conjoncture ne montrant que peu d’amélioration et la production industrielle faisant état d’une forte baisse en décembre tandis qu’une certaine reprise a été observée dans d’autres pays comme la France ou les pays périphériques. L’inflation dans la zone euro a ralenti à 2,8 %, contre 2,9 % en glissement annuel en décembre, et l’inflation sous-jacente a également diminué, passant de 3,4 % à 3,3 %. Bien que légèrement au-dessus des attentes, les chiffres sont probablement beaucoup plus faibles que ceux attendus par la BCE en décembre dernier. Les minutes de la réunion de janvier de la BCE sont néanmoins plus équilibrées que le ton globalement accommodant adopté par la présidente Lagarde lors de sa conférence de presse, gardant les options ouvertes sur le calendrier de la première baisse des taux, entre les réunions d’avril et de juin. En Chine, avec la période des fêtes de fin d’année, l’agenda économique a été léger, mais les données disponibles suggèrent une faible accélération de la dynamique de croissance, l’indice composite PMI Caixin étant resté à peu près inchangé en janvier à 52,5, avec même une légère baisse de l’indice des services. Dans le même temps, la surcapacité de production contribue à alimenter les pressions déflationnistes dans l’économie.

Erasmus Capital affiche une performance de +1,11% sur le mois de février tirée par la hausse des marchés des actions européennes et américaines et le secteur des semiconducteurs.

Télécharger :
Janvier 2024

L’économie américaine a continué d’afficher une vigueur plus forte que prévu. Porté par des dépenses de consommation robustes, le PIB a augmenté de 3,3% au T4 2023 après 4,9% au T3 : cela se compare à des attentes du consensus de 2,0%. Bien qu’en décélération, cela laisse présager une solide dynamique en ce début d’année 2024. Il semblerait que les entreprises soient en train de reconstituer leurs stocks en prévision d’une croissance vigoureuse et continue. En outre, la baisse continue du taux d’épargne des particuliers en pourcentage du revenu personnel disponible suggère que les consommateurs sont de plus en plus optimistes quant aux perspectives, car ils recourent de plus en plus sur le crédit pour financer leurs dépenses en biens et services. Sur le marché du travail, l’emploi non agricole a encore augmenté de 216 000 en décembre, tandis que les salaires mesurés par le salaire horaire moyen ont affiché un gain de 4,1 % y/y, en accélération par rapport aux mois précèdent. L’inflation s’est réaccélérée en décembre, passant de 3,1 % en glissement annuel à 3,4 %, tandis que les prix de base (hors alimentation et énergie) n’ont que légèrement reculé à 3,9 %. La zone euro a stagné au T4 2023, la croissance du PIB étant stable sur une base trimestrielle. Parmi les pays, l’Allemagne est toujours à la traîne avec une croissance du PIB en baisse de -0,3 % en glissement trimestriel, tandis que la France est restée stable et que les pays périphériques (l’Espagne et l’Italie), ont affiché une croissance positive et ont donc surperformé. L’indice avancé indique toujours une situation économique morose en ce début d’année. La confiance des consommateurs a baissé en janvier, tandis que l’indice PMI composite n’a que légèrement augmenté, passant de 47,6 à 47,9. À première vue, l’indice composite agrégé de la zone euro est compatible avec une contraction encore stable ou légère du PIB réel au début de l’année. L’essentiel de la faiblesse provient de l’indice PMI des services, qui est passé de 48,4 à 48,8. Cela suggère que l’impact négatif de la hausse des taux d’intérêt continue de peser sur l’activité. L’inflation a continué d’être inférieure aux prévisions. Alors qu’elle était passée de 2,4 % en glissement annuel à 2,9 % en décembre, l’inflation sous-jacente a encore ralenti, passant de 3,6 % à 3,4 %. Tout en maintenant les taux inchangés, la faiblesse de la croissance économique, conjuguée au ralentissement de la tendance sous-jacente de l’inflation, a déclenché un ton « accommodant » de la part du président de la BCE lors de la réunion de janvier, ce qui a alimenté les attentes du marché quant à une éventuelle première baisse des taux lors de la réunion d’avril. En Chine, la croissance annuelle du PIB s’établit à 5,2 %. À première vue, la croissance du PIB en 2023 a augmenté par rapport aux 3,0 % de 2022, mais cela est principalement dû à des bases comparables faibles en raison des restrictions Covid en cours l’année dernière. Sur une base séquentielle, la croissance d’un trimestre à l’autre au T4 s’est établie à 1,0 %, ce qui représente une baisse significative par rapport à la croissance révisée de 1,5 % enregistrée au T3, indiquant donc un ralentissement de la dynamique de reprise vers la fin de l’année. En décembre, la production industrielle n’a pas montré d’accélération significative, tandis que les ventes au détail ont même ralenti en glissement annuel. Face à une forte pression à la baisse, les décideurs politiques se sont mobilisés : 1/ Lancement de l’initiative des Trois grands projets dédiée à la promotion de la rénovation urbaine, du logement public et des dépenses d’infrastructure ; 2/ envisager la création d’un fonds de stabilisation du marché d’une ampleur de CNY 2000Md (USD 278Md) ; et 3/ La BoC annonce une surprenante baisse de 50bps du ratio de réserves obligatoires des banques.

Erasmus Capital affiche une performance de +0,94% sur le mois de janvier tirée par la hausse des marchés des actions européennes et américaines.

Télécharger :
Décembre 2023

Les conflits en Ukraine et en Palestine, les tensions latentes entre les US et la Chine, les difficultés de l’immobilier et de l’économie en Chine n’ont pas gâché la fête : le Stoxx 600 finit le mois en hausse de 3.8% et l’année en hausse de 12.7%. La baisse de l’inflation, la bonne tenue de la croissance économique, la solidité des résultats des sociétés et les espoirs de baisse des taux expliquent l’optimisme qui a soufflé sur 2023. Un secteur en a particulièrement profité en 2023, c’est la technologie, à l’image de la hausse du Nasdaq : +43% en 2023. Si l’on se concentre sur le dernier mois écoulé, on constate que l’élément prépondérant a été la réunion du FOMC de décembre qui a montré que les responsables politiques étaient de plus en plus confiants dans le fait qu’ils étaient parvenus à une orientation politique suffisamment restrictive. Il est important de préciser que M. Powell a laissé entendre que la Fed serait disposée à ajuster les taux avant que l’inflation n’atteigne 2% et, autre élément important, qu’elle pourrait réduire ses taux avant même qu’une récession ne sévisse. Cela renforce donc clairement la probabilité d’avoir un atterrissage en douceur de l’économie et une prolongation du cycle ce que le marché a apprécié. Dans la zone euro, les données d’activité sont restées faibles. L’indice PMI composite est stable en décembre à 47,6, toujours en phase avec une contraction de l’activité (inférieur à 50) mais toujours en hausse par rapport à son point bas atteint en octobre (46,5). L’Allemagne est en retard, l’indice Ifo du climat des affaires ayant effacé la plupart des gains observés au cours des deux derniers mois en décembre et la production industrielle ayant baissé pour le cinquième mois consécutif en octobre, tandis que les commandes manufacturières ont connu une forte baisse (-3,3 % m/m). Dans le même temps, les prêts dans la zone euro sont restés faibles en novembre, ce qui confirme que les hausses de taux pèsent sur l’économie. Du côté positif, après des années de négociations, les ministres des Finances de l’UE sont parvenus à un accord de dernière minute sur la réforme des règles budgétaires de l’UE en décembre. Bien que le compromis soit plus strict que celui proposé par la Commission européenne en avril, il offre plus de flexibilité que le cadre existant. Au niveau des taux US, ils ont continué sur leur trajectoire baissière entamée fin septembre avec une baisse du taux 10 ans de 32 pb et du 2 ans de 29 pb. Le niveau des 4% a été cassé le 14 décembre. Malgré une communication moins favorable de la BCE qui entend maintenir les taux « plus élevés plus longtemps », repoussant l’espoir d’un pivot rapide, le taux 10 ans allemand a baissé de 34 pb, cassant les 2% le 20 décembre et retrouvant les niveaux de fin 2022. En Chine, les indicateurs suggèrent que la dynamique économique a continué de ralentir en décembre. Les dirigeants chinois ne semblent pas assez préoccupés par la croissance : la Conférence centrale sur le travail économique montre un manque évident de nouvelle politique créative. L’objectif principal est d’atteindre l’équilibre entre une croissance de haute qualité et une sécurité nationale de haut niveau. Ce qui semble décevant, c’est l’absence de mesures concrètes pour soutenir la consommation ou l’immobilier, deux grands points sensibles de l’économie chinoise.

Erasmus Capital termine l’année 2023 avec une performance annuelle de +7,33%. La quasi-totalité des sous-jacents a contribué à la bonne performance sur le mois de décembre et notamment les sociétés de petites et moyennes capitalisations européennes.

Télécharger :
Novembre 2023

Après 3 mois de baisse sensible, le marché entrevoit enfin une éclaircie : l’espoir d’un soft landing grandit. Le mois de novembre a constitué la deuxième plus forte hausse mensuelle cette année à +6.45%. Aux US, le S&P a connu sa meilleure progression de l’année et sa 18ème meilleure performance mensuelle depuis 1950. Aux États-Unis, la Fed a maintenu le taux des fonds fédéraux à 5,50 % lors de sa réunion de novembre. En octobre, l’inflation américaine a surpris à la baisse, ralentissant à 3,2 % contre 3,7 %, les détails du rapport montrant davantage de signes d’une désinflation généralisée. Pendant ce temps, la croissance de l’emploi s’est affaiblie en octobre, passant à 150 000 emplois contre 297 000 et le taux de chômage est passé de 3,8 % à 3,9 %. En termes de données d’activité, l’indice ISM des services a indiqué une dynamique plus faible au début du quatrième trimestre, passant de 53,6 à 51,8 en octobre, tandis que les ventes au détail ont baissé de -0,1 % en glissement mensuel après une forte hausse de +0,9 % en glissement mensuel observée en septembre.  Dans la zone euro, la tendance désinflationniste se poursuit, avec un ralentissement de l’inflation en novembre à 2,4 % en glissement annuel, inférieur aux attentes, et une inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) inférieure aux prévisions, passant de 4,2 % à 3,6 %. Cela devrait renforcer la confiance de la BCE dans le fait que le retour à l’objectif de 2,0 % à moyen terme sera atteint. Dans le même temps, l’indice PMI s’est redressé en novembre, l’indice composite passant de 46,5 à 47,1. Cependant, l’indice reste cohérent avec le risque d’un nouveau PIB négatif au quatrième trimestre. Les données concrètes sur le PIB du troisième trimestre ont en effet été faibles, l’Allemagne et la France faisant état d’une contraction du PIB, -0,1 % en glissement trimestriel. Pendant ce temps, pour l’Allemagne, la décision de la Cour constitutionnelle a mis en péril environ 60 milliards d’euros de fonds destinés à promouvoir la transition énergétique, la numérisation et l’atténuation de l’impact des prix élevés de l’énergie. En Chine, les données concrètes ont montré une certaine amélioration en octobre, avec des ventes au détail en hausse de 7,6 % contre 5,5 % en glissement annuel, bien que l’accélération puisse également s’expliquer par des effets de base favorables. La production industrielle s’est également légèrement améliorée, passant de 4,5 % en glissement annuel à 4,6 %. Cependant, l’investissement fixe reste déprimé, ralentissant à 2,9 % contre 3,1 % en glissement annuel et les indicateurs avancés tels que l’indice PMI ont fléchi en novembre, passant de 50,7 à 50,4.

Erasmus Capital Plus affiche une performance positive de +3.88% sur le mois de novembre, portée par la quasi-totalité des sous-jacents en portefeuille et principalement par notre exposition sur les entreprises de petites et moyennes capitalisations.

Télécharger :
Octobre 2023

Le marché continue sur sa tendance baissière avec une forte accélération en octobre. La baisse du Stoxx 600 s’accélère à -3.7% en octobre. L’incertitude sur un élargissement du conflit au Moyen-Orient, les publications du T3 très mitigées et la volatilité sur le marché obligataire ont dominé les débats. Les données macros en Europe et aux US divergent… et la volatilité sur l’obligataire se fait sentir. En Europe, la BCE a laissé ses taux inchangés après 10 hausses de taux consécutives alors que l’enquête sur la distribution du crédit bancaire et la faiblesse des PMIs (au plus bas depuis 3 ans) semblent avoir montré des signes de transmission de la politique monétaire à l’économie réelle. Les données les plus récentes semblent confirmer la possibilité d’une pause prolongée de la BCE, l’inflation en zone euro passant de 4.3% le mois dernier à 2.9% et le PIB ressortant sous les attentes à -0.1% t/t, ce qui pourrait alimenter les craintes d’une possible récession au S2. Aux US, les données économiques continuent de surprendre positivement à l’image de l’indicateur de bonnes surprises, qui continue de grimper proche des 63 (vs 45 le mois précédent. L’indice PMI manufacturier est revenu en territoire neutre, tandis que l’indice PMI non manufacturier (meilleur indicateur de la demande domestique) est de nouveau en expansion. La forte dynamique du T3 pourrait soutenir un rythme d’embauche sain au T4. Le PIB a quant à lui surpris à la hausse, ressortant à 4.9% t/t, soit 2x la hausse observée au T2 (2.1%). Cette forte demande intérieure pourrait ainsi aider les entreprises à répercuter la hausse du coût sur le consommateur, protégeant ainsi les marges, constituant aussi un risque à la hausse pour l’inflation core. Nouveau risque géopolitique au Moyen Orient : les craintes restent contenues pour l’instant. Si des signaux d’aversion au risque se sont manifestés mi-octobre lors du début du conflit, les craintes restent pour l’instant contenues du côté des investisseurs. Le Brent termine le mois en baisse de 7% à 81 USD. Le dollar est quant à lui proche du plus haut depuis le début de l’année mais est aussi largement soutenu par la résilience de son économie face aux autres régions du monde et la hausse des rendements obligataires. En Chine, des signes d’amélioration se font sentir. L’amélioration des données de ventes de détail est positive tout comme la hausse de la production industrielle et du PIB. Les derniers chiffres de l’inflation, de l’activité commerciale et des bénéfices industriels ont également renforcé la possibilité d’un creux.

Erasmus Capital Plus affiche une performance négative de -1.86% sur le mois d’octobre, principalement pénalisée par notre exposition sur les différents marchés actions. Seule la valeur Dassault Systèmes monte de près de 10% sur la période avec une publication qui rassure à bien des égards et ouvre la voie à un rattrapage.

Télécharger :
Septembre 2023

Après une baisse de 2.8% en août, le marché a de nouveau chuté en septembre de 1.74%. Les marchés actions ont été incapables de rebondir face aux tensions sur le marché obligataire. Les discours agressifs des banques centrales pour lutter contre l’inflation, la détérioration des indicateurs macroéconomique, l’imminence d’un shutdown ont paralysé les investisseurs financiers. Les États-Unis ont délivré un message de résilience et d’inflation persistante. Un message de statut quo monétaire annoncé par Monsieur Powell qui a été sans surprise avec les risques qui pesaient à court terme liés à l’éventuel shutdown et à la grève du secteur automobile. Bien que la Fed ait maintenu ses taux inchangés comme prévu, son message global et ses prévisions étaient plus « hawkishs » que prévu. En d’autres termes, la Fed n’a pas encore pivoté. Reflétant une activité plus forte, le FOMC a revu à la hausse ses prévisions médianes de croissance et de taux d’intérêt. Ces prévisions font toujours état d’une hausse supplémentaire pour cette année, mais de deux baisses de moins pour l’année prochaine. La BCE a procédé à une nouvelle hausse des taux mais elle a laissé entendre qu’il s’agirait probablement de la dernière. Cette décision a été prise dans un contexte de révision à la baisse des perspectives de croissance, avec un biais prudent. Il est vrai que les données économiques ressortent globalement en-dessous des attentes depuis 5 mois. La BCE a opté pour une hausse « dovish » et a procédé à une nouvelle augmentation des taux de 25 bps, portant le taux de dépôt à 4%, tout en signalant qu’il s’agissait probablement de la dernière. Cela intervient à un moment où la BCE a considérablement réduit ses prévisions de croissance. La seule surprise « dovish » est venue de la Banque d’Angleterre, qui a maintenu son taux d’escompte à 5,25%, bien qu’elle ait maintenu son plan de resserrement implicite. Quant au marché chinois, il reste sous pression, l’immobilier continue de faire les gros titres de la presse. Pékin a récemment dévoilé des mesures pour relancer le secteur crucial de l’immobilier en mettant notamment en place un soutien au crédit avec une nouvelle baisse du taux de réserve obligatoire de 25pb et en réduisant les formalités administratives. Les ventes au détail et la production industrielle du mois d’août se sont améliorées et ont été plus élevées que prévu, tandis que la croissance des investissements en actifs fixes reste faible, ce qui permet à l’indice de se stabiliser sur des niveaux bas.

Erasmus Capital Plus affiche une performance négative de -1.51% sur le mois de septembre, principalement pénalisée par notre exposition sur le secteur de la technologie et sur notre exposition aux small et mid cap européennes. Nos expositions sur le marché obligataire et sur les titres Sanofi et Total permettent au fonds de limiter sa baisse.

Télécharger :
Aout 2023

Le mois d’août est traditionnellement marqué par une forte volatilité : sur les 10 dernières années, seuls deux mois ont connu une variation inférieure à 1%. La variation moyenne est de 3.5%. 2023 n’a pas échappé à la règle avec une baisse de 2.8%.

Malgré les bonnes publications des sociétés US, le marché a souffert des inquiétudes concernant les taux d’intérêt et la Chine. Sur le plan monétaire, Jerome Powell a délivré un message de fermeté à Jackson Hole. Il a prévenu que la Fed pourrait encore relever ses taux si les tendances d’inflation restaient trop élevées ou si le marché du travail restait trop tendu, réaffirmant aussi l’objectif d’inflation de 2%. Les marchés ont encore repoussé les perspectives de réduction de taux, propulsant les rendements à court terme à de nouveaux record. Aux Etats-Unis, l’économie reste soutenue par les consommateurs. Les ventes au détail de juillet ont dépassé les attentes, +0.7% m/m contre +0.4% m/m attendu. La confiance des consommateurs US (Conference Board) a atteint en juillet son plus haut niveau depuis deux ans à 117. Le marché du travail résiste, les demandes initiales d’allocations chômage se maintenant dans une fourchette étroite (220k-265k) depuis la fin du mois de mars. En outre, des signes timides de stabilisation apparaissent dans le secteur manufacturier. Ces indicateurs continuent de souligner l’efficacité de l’expansion budgétaire passée et actuelle. En revanche, la confiance des promoteurs immobiliers a chuté au cours du mois à 50 contre 56 le mois dernier, signe que la récente hausse des taux pourrait heurter certains secteurs.

La zone euro flirte de nouveau avec la contraction. Le PMI composite a chuté à 47,0 en première estimation. Alors que le secteur manufacturier est resté faible à 43.7 en août, le secteur des services a brutalement ralenti de 50.9 le mois dernier à 48.3 pour rejoindre la zone de contraction. De multiples facteurs contribuent au « rattrapage par le bas » des services, notamment l’impact retardé du resserrement monétaire et l’estompement de l’effet du rebond post-pandémique. En outre, les consommateurs de la zone euro ne dépensent pas les économies accumulées pendant la pandémie, contrairement à leurs homologues américains. Les indicateurs prospectifs du marché du travail se sont également affaiblis, même s’ils restent en phase avec une certaine création d’emplois.

La Chine entre en légère déflation. En plus d’une inflation à la consommation et à la production négative en juillet (-0.3% y/y et -4.4%y/y respectivement), tous les indicateurs de demande ont été plus faibles que prévu. Le sentiment sur l’immobilier Chinois reste fragile après que Country Garden, un important promoteur immobilier chinois, ait fait état d’une perte de USD 7.6Mds au S1, un accord sur leur dette vient d’être trouvé. Les autorités chinoises ont annoncé une série de mesures sur le secteur immobilier et les marchés financiers, la Chine stimule peu mais plus souvent.

Erasmus Capital Plus affiche une performance négative de -0.8% sur le mois d’Août, principalement pénalisée par notre exposition sur les marchés des actions européennes et notamment par le secteur des semis conducteurs qui a été chahuté le mois dernier. Nos expositions sur le marché obligataire et sur le titre Total permettent au fonds de limiter sa baisse.

Télécharger :
Juillet 2023

Le Stoxx 600 prolonge sa bonne performance du mois dernier et affiche une hausse de 2% au mois de juillet, soutenu par le rattrapage de certains secteurs notamment les financières. Le mois de juillet avait pourtant mal débuté, les divers rapports sur l’emploi aux US étant plus que mitigés. Ce sont finalement les chiffres d’inflation en Europe et outre-Atlantique qui permettront d’entamer une reprise, les données ne signalant pas d’emballement inflationniste et l’impact du resserrement monétaire se faisant ressentir. Sur fonds de tendances déflationnistes et de bonne tenue du marché de l’emploi, le scénario d’un atterrissage en douceur a donc gagné du terrain, soutenu par des résultats trimestriels relativement solides et le discours plus accommodant des banquiers centraux, même parmi les plus ‘’hawkish’’. Le pétrole a connu quant à lui sa plus forte hausse mensuelle depuis janvier 2022 à +15% alors que la demande rebondit et que l’OPEP+ continue de contraindre l’offre via des coupes de production. Dans le sillage de chiffres d’inflation en baisse et de signes de plus en plus évident d’une transmission du durcissement de la politique monétaire sur l’activité, en particulier en zone Euro, le dernier mois a été marqué par un rééquilibrage du positionnement de la Fed et de la BCE par rapport à la rhétorique très agressive observée le mois précédent. La Fed et la BCE ont, comme anticipé, toutes les deux augmenté leurs taux d’intérêts de 25bp. Aux États-Unis, le taux Fed Fund est ainsi passé à 5.5% tandis qu’en zone Euro, le taux de dépôt a augmenté à 3.75%. Toutefois, les discours qui ont suivi ces décisions se sont avérés accommodants, augmentant la probabilité que les banques centrales pourraient faire une pause dans leur politique de hausse des taux. Du côté des données économiques, aux Etats-Unis, la croissance du PIB au second trimestre s’est avérée plus forte qu’anticipé (2.4%) et accélère par rapport aux premier trimestre (2.0%). Dans le même temps, les risques sur l’inflation se réduisent.  Le ralentissement de l’inflation a ainsi été plus marqué qu’anticipé en juin, à 3% a/a vs 4% le mois précédent.  Si cela reflète toujours la baisse des prix de l’énergie, l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) a aussi ralenti à 4.8% vs. 5.3% précédemment. Dans le même temps, sur le marché du travail, si le taux de chômage reste bas à 3.6%, le rythme de créations d’emplois s’est ralenti en juin à 209K contre 306K le mois précédent. En zone Euro, si les premiers chiffres nationaux de croissance du PIB pour le second trimestre montre une amélioration par rapport au début de l’année, l’impact du durcissement de la politique monétaire sur l’activité devient de plus en plus visible. L’enquête trimestrielle de la BCE sur les conditions de crédit bancaire a montré la poursuite du durcissement des conditions de crédit, même si son rythme a été moins important qu’au trimestre précédent. Dans le même temps, les demandes de crédits ont continué de se contracter, à un rythme record du côté des entreprises en particulier. L’indice composite PMI en zone Euro a ainsi reculé à 48.9 (vs. 49.9 précédemment), un niveau qui suggère une contraction du PIB au T3 de -0.1% t/t, soit très en deçà des attentes de la BCE (+0.3%). Seul facteur positif, la confiance des ménages en zone Euro qui continue de s’améliorer pour retrouver en juillet son plus haut niveau depuis un an, portée par le ralentissement de l’inflation et un marché de l’emploi qui reste dynamique avec un taux de chômage historiquement bas à 6.5% en juin. En Chine, les chiffres de croissance du PIB pour le second trimestre se sont avérés plus faibles qu’attendus, en hausse de 6,3 % en glissement annuel (consensus 7.1%). Sur une base trimestrielle, la croissance du PIB a ainsi sensiblement ralenti, passant de 2,2 % t/t au T1 à 0,8 % t/t au T2. Conséquence de ce ralentissement, la réunion du Politburo suggère qu’un nouveau stimulus pourrait prochainement être annoncé.

Erasmus Capital Plus affiche une performance positive de 0.96% sur le mois de juillet, portée par notre exposition sur les marchés américains et européens. Le meilleur contributeur est l’ETF « Lyxor S&P 500 (2.3% sur la période). Nous avons profité du rallye du fin de mois pour alléger l’ETF « Lyxor Leverage CAC 40 LVC ETF EUR ».

Télécharger :
Juin 2023

Après un mois de mai en baisse de plus de 3%, le Stoxx 600 s’est ressaisi et affiche une hausse de 2.25% en juin. Sur le semestre, l’indice progresse de 8.7%, dopé par les valeurs de technologie. Le mois dernier a été marqué par un positionnement très agressif des banques centrales, poussant les marchés à réajuster à la hausse leurs anticipations de hausse des taux. Aux Etats-Unis, si la Fed a fait le choix largement anticipé d’une pause dans son cycle de relèvement des taux d’intérêt, elle a dans le même temps indiqué la perspective d’un nouveau resserrement dès le mois de juillet. La révision à la hausse de ses projections de croissance et d’inflation suggère possiblement deux nouvelles hausses de +25bps avant la fin de l’année 2023. Du côté de la BCE, elle a procédé comme attendu à une nouvelle hausse +25bps des principaux taux d’intérêt, portant le taux de dépôt à +3.50%. Mais le discours de Christine Lagarde a laissé entendre que davantage de hausses étaient à attendre. La BCE a d’ailleurs relevé ses projections d’inflation sous-jacente pour 2023 (+5.1%, +0.5pp) alors que la prévision de croissance s’établit désormais à +0.9% (-0.1pp). Enfin, la banque d’Angleterre a surpris les marchés avec une hausse des taux de +50bps pour porter son taux de base à 5.0% dans un contexte d’inflation persistante avec une core inflation à +7.1% en g.a. en mai, un record depuis 1992. Seule divergence dans ce panorama, la banque centrale de Chine qui a baissé de 10 bps la facilité de prêt à 1 an à +2.55% dans un contexte de reprise économique jugée peu dynamique au regard des attentes. Du côté des données économiques, aux Etats-Unis, le ralentissement de l’inflation s’est poursuivi en mai, à 4% en g.a vs. 4.9% précédemment. Dans le même temps, les chiffres d’activité ont surpris à la hausse. La nouvelle estimation du PIB du T1 2023 a rendu compte d’une révision à +2.0% en rythme annualisé contre +1.3% dans la précédente publication grâce en particulier à la robustesse de la demande (consommation des ménages, dépense publique et exportations). De plus, les créations d’emplois ont progressé de 339K en mai (contre +294K précédemment) tandis que le marché de l’immobilier se reprend, porté par des mises en chantiers et des ventes de logements neufs en hausse. Seul bémol, l’enquête ISM sur le sentiment des industriels dans le secteur manufacturier en mai est resté en zone de contraction pour le septième mois consécutif tandis que l’indice non-manufacturier s’est aussi tassé. En zone Euro, si la décélération de l’inflation s’est aussi poursuivie à 5.5% en g.a. en juin vs .6.1% en mai, les chiffres d’activité ont surpris à la baisse.  La croissance du PIB a ainsi été révisée à la baisse au T1 2023 à -0.1% q/q, indiquant que la zone est techniquement entrée en récession en début d’année. De même, les enquêtes sur le sentiment des industriels s’est tassée. Le PMI Composite est proche de la zone de contraction à 50.3 tandis, qu’en Allemagne, l’indice Ifo s’est aussi fortement tassé. En Chine, la faiblesse de la reprise se retrouve dans des chiffres d’inflation en mai toujours atone à +0.2% en g. a., ainsi que dans les enquêtes PMI manufacturier en zone de contraction pour le troisième mois consécutif. La composante non-manufacturière est orientée à la baisse. Malgré des effets de base favorable, les chiffres de ventes de détails, de production industrielle ou d’investissement ont affiché des chiffres de croissance pour le mois de mai très en deçà des attentes.

Erasmus Capital Plus affiche une performance positive de +1.1% sur le mois de juin, portée par la gestion passive : tous les ETFs présents dans le portefeuille ont contribué positivement à la performance (Lyxor LVC +8.8%, Lyxor S&P 500 +4.1%, Lyxor Nasdaq 100 +4.1%, Lyxor Eurostoxx +4.4%). Nous avons également été favorisés par notre exposition sur le secteur de la technologie (STMicro +12.2%) et le secteur du luxe (Christian Dior +5.1%). En revanche, le fonds a été pénalisé par la sous-classe d’actifs des actions européennes de petites capitalisations, qui a souffert suite aux accusations de Gotham envers SES Imagotag.

Télécharger :