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G Patrimoine
REPORTINGS
MENSUELS

Janvier 2024

L’économie américaine a continué d’afficher une vigueur plus forte que prévu. Porté par des dépenses de consommation robustes, le PIB a augmenté de 3,3% au T4 2023 après 4,9% au T3 : cela se compare à des attentes du consensus de 2,0%. Bien qu’en décélération, cela laisse présager une solide dynamique en ce début d’année 2024. Il semblerait que les entreprises soient en train de reconstituer leurs stocks en prévision d’une croissance vigoureuse et continue. En outre, la baisse continue du taux d’épargne des particuliers en pourcentage du revenu personnel disponible suggère que les consommateurs sont de plus en plus optimistes quant aux perspectives, car ils recourent de plus en plus sur le crédit pour financer leurs dépenses en biens et services. Sur le marché du travail, l’emploi non agricole a encore augmenté de 216 000 en décembre, tandis que les salaires mesurés par le salaire horaire moyen ont affiché un gain de 4,1 % y/y, en accélération par rapport aux mois précèdent. L’inflation s’est réaccélérée en décembre, passant de 3,1 % en glissement annuel à 3,4 %, tandis que les prix de base (hors alimentation et énergie) n’ont que légèrement reculé à 3,9 %. La zone euro a stagné au T4 2023, la croissance du PIB étant stable sur une base trimestrielle. Parmi les pays, l’Allemagne est toujours à la traîne avec une croissance du PIB en baisse de -0,3 % en glissement trimestriel, tandis que la France est restée stable et que les pays périphériques (l’Espagne et l’Italie), ont affiché une croissance positive et ont donc surperformé. L’indice avancé indique toujours une situation économique morose en ce début d’année. La confiance des consommateurs a baissé en janvier, tandis que l’indice PMI composite n’a que légèrement augmenté, passant de 47,6 à 47,9. À première vue, l’indice composite agrégé de la zone euro est compatible avec une contraction encore stable ou légère du PIB réel au début de l’année. L’essentiel de la faiblesse provient de l’indice PMI des services, qui est passé de 48,4 à 48,8. Cela suggère que l’impact négatif de la hausse des taux d’intérêt continue de peser sur l’activité. L’inflation a continué d’être inférieure aux prévisions. Alors qu’elle était passée de 2,4 % en glissement annuel à 2,9 % en décembre, l’inflation sous-jacente a encore ralenti, passant de 3,6 % à 3,4 %. Tout en maintenant les taux inchangés, la faiblesse de la croissance économique, conjuguée au ralentissement de la tendance sous-jacente de l’inflation, a déclenché un ton « accommodant » de la part du président de la BCE lors de la réunion de janvier, ce qui a alimenté les attentes du marché quant à une éventuelle première baisse des taux lors de la réunion d’avril. En Chine, la croissance annuelle du PIB s’établit à 5,2 %. À première vue, la croissance du PIB en 2023 a augmenté par rapport aux 3,0 % de 2022, mais cela est principalement dû à des bases comparables faibles en raison des restrictions Covid en cours l’année dernière. Sur une base séquentielle, la croissance d’un trimestre à l’autre au T4 s’est établie à 1,0 %, ce qui représente une baisse significative par rapport à la croissance révisée de 1,5 % enregistrée au T3, indiquant donc un ralentissement de la dynamique de reprise vers la fin de l’année. En décembre, la production industrielle n’a pas montré d’accélération significative, tandis que les ventes au détail ont même ralenti en glissement annuel. Face à une forte pression à la baisse, les décideurs politiques se sont mobilisés : 1/ Lancement de l’initiative des Trois grands projets dédiée à la promotion de la rénovation urbaine, du logement public et des dépenses d’infrastructure ; 2/ envisager la création d’un fonds de stabilisation du marché d’une ampleur de CNY 2000Md (USD 278Md) ; et 3/ La BoC annonce une surprenante baisse de 50bps du ratio de réserves obligatoires des banques.

G Patrimoine affiche une performance de +1,44% sur le mois de janvier principalement tirée par son exposition aux marchés actions US et plus particulièrement au secteur de la technologie.

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Décembre 2023

Les conflits en Ukraine et en Palestine, les tensions latentes entre les US et la Chine, les difficultés de l’immobilier et de l’économie en Chine n’ont pas gâché la fête : le Stoxx 600 finit le mois en hausse de 3.8% et l’année en hausse de 12.7%. La baisse de l’inflation, la bonne tenue de la croissance économique, la solidité des résultats des sociétés et les espoirs de baisse des taux expliquent l’optimisme qui a soufflé sur 2023. Un secteur en a particulièrement profité en 2023, c’est la technologie, à l’image de la hausse du Nasdaq : +43% en 2023. Si l’on se concentre sur le dernier mois écoulé, on constate que l’élément prépondérant a été la réunion du FOMC de décembre qui a montré que les responsables politiques étaient de plus en plus confiants dans le fait qu’ils étaient parvenus à une orientation politique suffisamment restrictive. Il est important de préciser que M. Powell a laissé entendre que la Fed serait disposée à ajuster les taux avant que l’inflation n’atteigne 2% et, autre élément important, qu’elle pourrait réduire ses taux avant même qu’une récession ne sévisse. Cela renforce donc clairement la probabilité d’avoir un atterrissage en douceur de l’économie et une prolongation du cycle ce que le marché a apprécié. Dans la zone euro, les données d’activité sont restées faibles. L’indice PMI composite est stable en décembre à 47,6, toujours en phase avec une contraction de l’activité (inférieur à 50) mais toujours en hausse par rapport à son point bas atteint en octobre (46,5). L’Allemagne est en retard, l’indice Ifo du climat des affaires ayant effacé la plupart des gains observés au cours des deux derniers mois en décembre et la production industrielle ayant baissé pour le cinquième mois consécutif en octobre, tandis que les commandes manufacturières ont connu une forte baisse (-3,3 % m/m). Dans le même temps, les prêts dans la zone euro sont restés faibles en novembre, ce qui confirme que les hausses de taux pèsent sur l’économie. Du côté positif, après des années de négociations, les ministres des Finances de l’UE sont parvenus à un accord de dernière minute sur la réforme des règles budgétaires de l’UE en décembre. Bien que le compromis soit plus strict que celui proposé par la Commission européenne en avril, il offre plus de flexibilité que le cadre existant. Au niveau des taux US, ils ont continué sur leur trajectoire baissière entamée fin septembre avec une baisse du taux 10 ans de 32 pb et du 2 ans de 29 pb. Le niveau des 4% a été cassé le 14 décembre. Malgré une communication moins favorable de la BCE qui entend maintenir les taux « plus élevés plus longtemps », repoussant l’espoir d’un pivot rapide, le taux 10 ans allemand a baissé de 34 pb, cassant les 2% le 20 décembre et retrouvant les niveaux de fin 2022. En Chine, les indicateurs suggèrent que la dynamique économique a continué de ralentir en décembre. Les dirigeants chinois ne semblent pas assez préoccupés par la croissance : la Conférence centrale sur le travail économique montre un manque évident de nouvelle politique créative. L’objectif principal est d’atteindre l’équilibre entre une croissance de haute qualité et une sécurité nationale de haut niveau. Ce qui semble décevant, c’est l’absence de mesures concrètes pour soutenir la consommation ou l’immobilier, deux grands points sensibles de l’économie chinoise.

G Patrimoine termine l’année 2023 avec une performance annuellede +5,24%. Afin de réduire les frais indirects, nous avons diminué significativement nos positions sur les fonds pour acheter des ETFs/ trackers qui ont des frais nettement plus bas.

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Novembre 2023

Après 3 mois de baisse sensible, le marché entrevoit enfin une éclaircie : l’espoir d’un soft landing grandit. Le mois de novembre a constitué la deuxième plus forte hausse mensuelle cette année à +6.45%. Aux US, le S&P a connu sa meilleure progression de l’année et sa 18ème meilleure performance mensuelle depuis 1950. Aux États-Unis, la Fed a maintenu le taux des fonds fédéraux à 5,50 % lors de sa réunion de novembre. En octobre, l’inflation américaine a surpris à la baisse, ralentissant à 3,2 % contre 3,7 %, les détails du rapport montrant davantage de signes d’une désinflation généralisée. Pendant ce temps, la croissance de l’emploi s’est affaiblie en octobre, passant à 150 000 emplois contre 297 000 et le taux de chômage est passé de 3,8 % à 3,9 %. En termes de données d’activité, l’indice ISM des services a indiqué une dynamique plus faible au début du quatrième trimestre, passant de 53,6 à 51,8 en octobre, tandis que les ventes au détail ont baissé de -0,1 % en glissement mensuel après une forte hausse de +0,9 % en glissement mensuel observée en septembre.  Dans la zone euro, la tendance désinflationniste se poursuit, avec un ralentissement de l’inflation en novembre à 2,4 % en glissement annuel, inférieur aux attentes, et une inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) inférieure aux prévisions, passant de 4,2 % à 3,6 %. Cela devrait renforcer la confiance de la BCE dans le fait que le retour à l’objectif de 2,0 % à moyen terme sera atteint. Dans le même temps, l’indice PMI s’est redressé en novembre, l’indice composite passant de 46,5 à 47,1. Cependant, l’indice reste cohérent avec le risque d’un nouveau PIB négatif au quatrième trimestre. Les données concrètes sur le PIB du troisième trimestre ont en effet été faibles, l’Allemagne et la France faisant état d’une contraction du PIB, -0,1 % en glissement trimestriel. Pendant ce temps, pour l’Allemagne, la décision de la Cour constitutionnelle a mis en péril environ 60 milliards d’euros de fonds destinés à promouvoir la transition énergétique, la numérisation et l’atténuation de l’impact des prix élevés de l’énergie. En Chine, les données concrètes ont montré une certaine amélioration en octobre, avec des ventes au détail en hausse de 7,6 % contre 5,5 % en glissement annuel, bien que l’accélération puisse également s’expliquer par des effets de base favorables. La production industrielle s’est également légèrement améliorée, passant de 4,5 % en glissement annuel à 4,6 %. Cependant, l’investissement fixe reste déprimé, ralentissant à 2,9 % contre 3,1 % en glissement annuel et les indicateurs avancés tels que l’indice PMI ont fléchi en novembre, passant de 50,7 à 50,4.

G Patrimoine affiche une performance positive de +5.33% sur le mois de novembre. Nous avons continué de renforcer notre exposition sur les entreprises de petites et moyennes capitalisations à la fois européennes et américaines. Ces dernières ont fortement contribué au rebond de la performance sur le mois.

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Octobre 2023

Le marché continue sur sa tendance baissière avec une forte accélération en octobre. La baisse du Stoxx 600 s’accélère à -3.7% en octobre. L’incertitude sur un élargissement du conflit au Moyen-Orient, les publications du T3 très mitigées et la volatilité sur le marché obligataire ont dominé les débats. Les données macros en Europe et aux US divergent… et la volatilité sur l’obligataire se fait sentir. En Europe, la BCE a laissé ses taux inchangés après 10 hausses de taux consécutives alors que l’enquête sur la distribution du crédit bancaire et la faiblesse des PMIs (au plus bas depuis 3 ans) semblent avoir montré des signes de transmission de la politique monétaire à l’économie réelle. Les données les plus récentes semblent confirmer la possibilité d’une pause prolongée de la BCE, l’inflation en zone euro passant de 4.3% le mois dernier à 2.9% et le PIB ressortant sous les attentes à -0.1% t/t, ce qui pourrait alimenter les craintes d’une possible récession au S2. Aux US, les données économiques continuent de surprendre positivement à l’image de l’indicateur de bonnes surprises, qui continue de grimper proche des 63 (vs 45 le mois précédent. L’indice PMI manufacturier est revenu en territoire neutre, tandis que l’indice PMI non manufacturier (meilleur indicateur de la demande domestique) est de nouveau en expansion. La forte dynamique du T3 pourrait soutenir un rythme d’embauche sain au T4. Le PIB a quant à lui surpris à la hausse, ressortant à 4.9% t/t, soit 2x la hausse observée au T2 (2.1%). Cette forte demande intérieure pourrait ainsi aider les entreprises à répercuter la hausse du coût sur le consommateur, protégeant ainsi les marges, constituant aussi un risque à la hausse pour l’inflation core. Nouveau risque géopolitique au Moyen Orient : les craintes restent contenues pour l’instant. Si des signaux d’aversion au risque se sont manifestés mi-octobre lors du début du conflit, les craintes restent pour l’instant contenues du côté des investisseurs. Le Brent termine le mois en baisse de 7% à 81 USD. Le dollar est quant à lui proche du plus haut depuis le début de l’année mais est aussi largement soutenu par la résilience de son économie face aux autres régions du monde et la hausse des rendements obligataires. En Chine, des signes d’amélioration se font sentir. L’amélioration des données de ventes de détail est positive tout comme la hausse de la production industrielle et du PIB. Les derniers chiffres de l’inflation, de l’activité commerciale et des bénéfices industriels ont également renforcé la possibilité d’un creux.

G Patrimoine affiche une performance négative de -3.25% sur le mois d’octobre. Nous avons continué de modifier le portefeuille tout le long du mois en terminant de vendre notre exposition sur les actions chinoises ainsi que l’ETF Eurostoxx 50 pour acheter un ETF Small Cac US et un ETF CAC 40 avec levier afin de bénéficier d’un rebond de marché.

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Septembre 2023

Après une baisse de 2.8% en août, le marché a de nouveau chuté en septembre de 1.74%. Les marchés actions ont été incapables de rebondir face aux tensions sur le marché obligataire. Les discours agressifs des banques centrales pour lutter contre l’inflation, la détérioration des indicateurs macroéconomique, l’imminence d’un shutdown ont paralysé les investisseurs financiers. Les États-Unis ont délivré un message de résilience et d’inflation persistante. Un message de statut quo monétaire annoncé par Monsieur Powell qui a été sans surprise avec les risques qui pesaient à court terme liés à l’éventuel shutdown et à la grève du secteur automobile. Bien que la Fed ait maintenu ses taux inchangés comme prévu, son message global et ses prévisions étaient plus « hawkishs » que prévu. En d’autres termes, la Fed n’a pas encore pivoté. Reflétant une activité plus forte, le FOMC a revu à la hausse ses prévisions médianes de croissance et de taux d’intérêt. Ces prévisions font toujours état d’une hausse supplémentaire pour cette année, mais de deux baisses de moins pour l’année prochaine. La BCE a procédé à une nouvelle hausse des taux mais elle a laissé entendre qu’il s’agirait probablement de la dernière. Cette décision a été prise dans un contexte de révision à la baisse des perspectives de croissance, avec un biais prudent. Il est vrai que les données économiques ressortent globalement en-dessous des attentes depuis 5 mois. La BCE a opté pour une hausse « dovish » et a procédé à une nouvelle augmentation des taux de 25 bps, portant le taux de dépôt à 4%, tout en signalant qu’il s’agissait probablement de la dernière. Cela intervient à un moment où la BCE a considérablement réduit ses prévisions de croissance. La seule surprise « dovish » est venue de la Banque d’Angleterre, qui a maintenu son taux d’escompte à 5,25%, bien qu’elle ait maintenu son plan de resserrement implicite. Quant au marché chinois, il reste sous pression, l’immobilier continue de faire les gros titres de la presse. Pékin a récemment dévoilé des mesures pour relancer le secteur crucial de l’immobilier en mettant notamment en place un soutien au crédit avec une nouvelle baisse du taux de réserve obligatoire de 25pb et en réduisant les formalités administratives. Les ventes au détail et la production industrielle du mois d’août se sont améliorées et ont été plus élevées que prévu, tandis que la croissance des investissements en actifs fixes reste faible, ce qui permet à l’indice de se stabiliser sur des niveaux bas.

G Patrimoine affiche une performance négative de -1.48% sur le mois de septembre, principalement pénalisé par small et mid caps européennes. Notre poche de fonds de performance absolue permet de limiter la baisse sur le mois. Nous avons modifié le portefeuille en milieu de mois en vendant nos expositions sur le marché chinois et renforçant les sous-jacents les plus performants. Le nouveau positionnement du fonds a été favorable sur la dernière quinzaine de septembre.

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Aout 2023

Le mois d’août est traditionnellement marqué par une forte volatilité : sur les 10 dernières années, seuls deux mois ont connu une variation inférieure à 1%. La variation moyenne est de 3.5%. 2023 n’a pas échappé à la règle avec une baisse de 2.8%.

Malgré les bonnes publications des sociétés US, le marché a souffert des inquiétudes concernant les taux d’intérêt et la Chine. Sur le plan monétaire, Jerome Powell a délivré un message de fermeté à Jackson Hole. Il a prévenu que la Fed pourrait encore relever ses taux si les tendances d’inflation restaient trop élevées ou si le marché du travail restait trop tendu, réaffirmant aussi l’objectif d’inflation de 2%. Les marchés ont encore repoussé les perspectives de réduction de taux, propulsant les rendements à court terme à de nouveaux record. Aux Etats-Unis, l’économie reste soutenue par les consommateurs. Les ventes au détail de juillet ont dépassé les attentes, +0.7% m/m contre +0.4% m/m attendu. La confiance des consommateurs US (Conference Board) a atteint en juillet son plus haut niveau depuis deux ans à 117. Le marché du travail résiste, les demandes initiales d’allocations chômage se maintenant dans une fourchette étroite (220k-265k) depuis la fin du mois de mars. En outre, des signes timides de stabilisation apparaissent dans le secteur manufacturier. Ces indicateurs continuent de souligner l’efficacité de l’expansion budgétaire passée et actuelle. En revanche, la confiance des promoteurs immobiliers a chuté au cours du mois à 50 contre 56 le mois dernier, signe que la récente hausse des taux pourrait heurter certains secteurs.

La zone euro flirte de nouveau avec la contraction. Le PMI composite a chuté à 47,0 en première estimation. Alors que le secteur manufacturier est resté faible à 43.7 en août, le secteur des services a brutalement ralenti de 50.9 le mois dernier à 48.3 pour rejoindre la zone de contraction. De multiples facteurs contribuent au « rattrapage par le bas » des services, notamment l’impact retardé du resserrement monétaire et l’estompement de l’effet du rebond post-pandémique. En outre, les consommateurs de la zone euro ne dépensent pas les économies accumulées pendant la pandémie, contrairement à leurs homologues américains. Les indicateurs prospectifs du marché du travail se sont également affaiblis, même s’ils restent en phase avec une certaine création d’emplois.

La Chine entre en légère déflation. En plus d’une inflation à la consommation et à la production négative en juillet (-0.3% y/y et -4.4%y/y respectivement), tous les indicateurs de demande ont été plus faibles que prévu. Le sentiment sur l’immobilier Chinois reste fragile après que Country Garden, un important promoteur immobilier chinois, ait fait état d’une perte de USD 7.6Mds au S1, un accord sur leur dette vient d’être trouvé. Les autorités chinoises ont annoncé une série de mesures sur le secteur immobilier et les marchés financiers, la Chine stimule peu mais plus souvent.

G Patrimoine affiche une performance négative de -2.5% sur le mois d’Août, pénalisé par le marché asiatique (Carmignac China New Economy -10.2%, Lyxor MSCI China -8.1%). Notre poche de fonds de performance absolue permet de limiter la baisse sur le mois.

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Juillet 2023

Le Stoxx 600 prolonge sa bonne performance du mois dernier et affiche une hausse de 2% au mois de juillet, soutenu par le rattrapage de certains secteurs notamment les financières. Le mois de juillet avait pourtant mal débuté, les divers rapports sur l’emploi aux US étant plus que mitigés. Ce sont finalement les chiffres d’inflation en Europe et outre-Atlantique qui permettront d’entamer une reprise, les données ne signalant pas d’emballement inflationniste et l’impact du resserrement monétaire se faisant ressentir. Sur fonds de tendances déflationnistes et de bonne tenue du marché de l’emploi, le scénario d’un atterrissage en douceur a donc gagné du terrain, soutenu par des résultats trimestriels relativement solides et le discours plus accommodant des banquiers centraux, même parmi les plus ‘’hawkish’’. Le pétrole a connu quant à lui sa plus forte hausse mensuelle depuis janvier 2022 à +15% alors que la demande rebondit et que l’OPEP+ continue de contraindre l’offre via des coupes de production. Dans le sillage de chiffres d’inflation en baisse et de signes de plus en plus évident d’une transmission du durcissement de la politique monétaire sur l’activité, en particulier en zone Euro, le dernier mois a été marqué par un rééquilibrage du positionnement de la Fed et de la BCE par rapport à la rhétorique très agressive observée le mois précédent. La Fed et la BCE ont, comme anticipé, toutes les deux augmenté leurs taux d’intérêts de 25bp. Aux États-Unis, le taux Fed Fund est ainsi passé à 5.5% tandis qu’en zone Euro, le taux de dépôt a augmenté à 3.75%. Toutefois, les discours qui ont suivi ces décisions se sont avérés accommodants, augmentant la probabilité que les banques centrales pourraient faire une pause dans leur politique de hausse des taux. Du côté des données économiques, aux Etats-Unis, la croissance du PIB au second trimestre s’est avérée plus forte qu’anticipé (2.4%) et accélère par rapport aux premier trimestre (2.0%). Dans le même temps, les risques sur l’inflation se réduisent.  Le ralentissement de l’inflation a ainsi été plus marqué qu’anticipé en juin, à 3% a/a vs 4% le mois précédent.  Si cela reflète toujours la baisse des prix de l’énergie, l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) a aussi ralenti à 4.8% vs. 5.3% précédemment. Dans le même temps, sur le marché du travail, si le taux de chômage reste bas à 3.6%, le rythme de créations d’emplois s’est ralenti en juin à 209K contre 306K le mois précédent. En zone Euro, si les premiers chiffres nationaux de croissance du PIB pour le second trimestre montre une amélioration par rapport au début de l’année, l’impact du durcissement de la politique monétaire sur l’activité devient de plus en plus visible. L’enquête trimestrielle de la BCE sur les conditions de crédit bancaire a montré la poursuite du durcissement des conditions de crédit, même si son rythme a été moins important qu’au trimestre précédent. Dans le même temps, les demandes de crédits ont continué de se contracter, à un rythme record du côté des entreprises en particulier. L’indice composite PMI en zone Euro a ainsi reculé à 48.9 (vs. 49.9 précédemment), un niveau qui suggère une contraction du PIB au T3 de -0.1% t/t, soit très en deçà des attentes de la BCE (+0.3%). Seul facteur positif, la confiance des ménages en zone Euro qui continue de s’améliorer pour retrouver en juillet son plus haut niveau depuis un an, portée par le ralentissement de l’inflation et un marché de l’emploi qui reste dynamique avec un taux de chômage historiquement bas à 6.5% en juin. En Chine, les chiffres de croissance du PIB pour le second trimestre se sont avérés plus faibles qu’attendus, en hausse de 6,3 % en glissement annuel (consensus 7.1%). Sur une base trimestrielle, la croissance du PIB a ainsi sensiblement ralenti, passant de 2,2 % t/t au T1 à 0,8 % t/t au T2. Conséquence de ce ralentissement, la réunion du Politburo suggère qu’un nouveau stimulus pourrait prochainement être annoncé.

G Patrimoine affiche une performance positive de +2.8% sur le mois de juillet, portée par le marché asiatique (Carmignac China New Economy +14.6%, Lyxor MSCI China +9.7%) et le secteur de la technologie (Fidelity Global Technology +4.1%, EDR Big Data +4.1%). Nous avons profité d’un repli sur le CAC pour se positionner sur l’ETF « Lyxor CAC 40 Leverage x2 EUR » que nous avons cédé (+7.2% de performance).

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Juin 2023

Après un mois de mai en baisse de plus de 3%, le Stoxx 600 s’est ressaisi et affiche une hausse de 2.25% en juin. Sur le semestre, l’indice progresse de 8.7%, dopé par les valeurs de technologie. Le mois dernier a été marqué par un positionnement très agressif des banques centrales, poussant les marchés à réajuster à la hausse leurs anticipations de hausse des taux. Aux Etats-Unis, si la Fed a fait le choix largement anticipé d’une pause dans son cycle de relèvement des taux d’intérêt, elle a dans le même temps indiqué la perspective d’un nouveau resserrement dès le mois de juillet. La révision à la hausse de ses projections de croissance et d’inflation suggère possiblement deux nouvelles hausses de +25bps avant la fin de l’année 2023. Du côté de la BCE, elle a procédé comme attendu à une nouvelle hausse +25bps des principaux taux d’intérêt, portant le taux de dépôt à +3.50%. Mais le discours de Christine Lagarde a laissé entendre que davantage de hausses étaient à attendre. La BCE a d’ailleurs relevé ses projections d’inflation sous-jacente pour 2023 (+5.1%, +0.5pp) alors que la prévision de croissance s’établit désormais à +0.9% (-0.1pp). Enfin, la banque d’Angleterre a surpris les marchés avec une hausse des taux de +50bps pour porter son taux de base à 5.0% dans un contexte d’inflation persistante avec une core inflation à +7.1% en g.a. en mai, un record depuis 1992. Seule divergence dans ce panorama, la banque centrale de Chine qui a baissé de 10 bps la facilité de prêt à 1 an à +2.55% dans un contexte de reprise économique jugée peu dynamique au regard des attentes. Du côté des données économiques, aux Etats-Unis, le ralentissement de l’inflation s’est poursuivi en mai, à 4% en g.a vs. 4.9% précédemment. Dans le même temps, les chiffres d’activité ont surpris à la hausse. La nouvelle estimation du PIB du T1 2023 a rendu compte d’une révision à +2.0% en rythme annualisé contre +1.3% dans la précédente publication grâce en particulier à la robustesse de la demande (consommation des ménages, dépense publique et exportations). De plus, les créations d’emplois ont progressé de 339K en mai (contre +294K précédemment) tandis que le marché de l’immobilier se reprend, porté par des mises en chantiers et des ventes de logements neufs en hausse. Seul bémol, l’enquête ISM sur le sentiment des industriels dans le secteur manufacturier en mai est resté en zone de contraction pour le septième mois consécutif tandis que l’indice non-manufacturier s’est aussi tassé. En zone Euro, si la décélération de l’inflation s’est aussi poursuivie à 5.5% en g.a. en juin vs .6.1% en mai, les chiffres d’activité ont surpris à la baisse.  La croissance du PIB a ainsi été révisée à la baisse au T1 2023 à -0.1% q/q, indiquant que la zone est techniquement entrée en récession en début d’année. De même, les enquêtes sur le sentiment des industriels s’est tassée. Le PMI Composite est proche de la zone de contraction à 50.3 tandis, qu’en Allemagne, l’indice Ifo s’est aussi fortement tassé. En Chine, la faiblesse de la reprise se retrouve dans des chiffres d’inflation en mai toujours atone à +0.2% en g. a., ainsi que dans les enquêtes PMI manufacturier en zone de contraction pour le troisième mois consécutif. La composante non-manufacturière est orientée à la baisse. Malgré des effets de base favorable, les chiffres de ventes de détails, de production industrielle ou d’investissement ont affiché des chiffres de croissance pour le mois de mai très en deçà des attentes.

G Patrimoine affiche une performance positive de +0.8% sur le mois de juin, principalement expliquée par notre positionnement sur les actions chinoises (Carmignac China New Economy +5.4%, Lyxor MSCI China +3.6%) et sur le secteur de la technologie (EDR Big Data +2.3%, FIdelity Global Tech +1.7). En revanche, le fonds a été pénalisé par la sous-classe d’actifs des actions européennes de petites capitalisations, qui a souffert suite aux accusations de Gotham envers SES Imagotag.

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Mai 2023

Le marché a été relativement calme en mai avec très peu de volatilité, le Stoxx 600 a fini le mois en baisse de 3.19%, confirmant l’adage « sell in may and go away ». La thématique omniprésente de l’intelligence artificielle n’aura pas suffi à maintenir l’indice en territoire positif, malgré la très bonne performance du segment technologique qui a gagné 6.7%, porté par les semi-conducteurs. Même si la publication des chiffres de Nvidia a engendré un certain nombre de records sur les volumes échangés et le gain en capitalisation boursière en une séance, expliquant l’intérêt soutenu des investisseurs pour cette valeur en particulier et pour l’IA en général, ces derniers ont gardé un œil attentif sur la macro-économie. Aux Etats-Unis, la réunion de la Fed a abouti à une nouvelle de hausse de +25bps, le taux directeur passant de 5,0 à 5,25%. Dans le même temps, l’enquête de la Fed a montré la poursuite d’un fort durcissement des conditions de crédits bancaires. De plus, l’inflation a continué de ralentir en avril, à 4.9% en g.a contre 5% précédemment. En conséquence, les débats au sein de la Fed tournent désormais autour de l’opportunité ou non de marquer une pause dans la hausse des taux lors de la prochaine réunion. Toutefois, les chiffres d’activité sont ressortis meilleurs qu’anticipé. Quant au marché de l’emploi, il reste tendu avec des créations d’emploi toujours plus fortes qu’anticipé (+253k vs consensus 180K) et une baisse du taux de chômage à 3.4%. Au total, les surprises sur les chiffres d’activité aux Etats-Unis sont ressorties en hausse sur le dernier mois.  Enfin, le mois fut animé par les craintes autour du plafond de la dette américain et de l’imminence de la « X-date », à savoir le jour à partir duquel le gouvernement ferait défaut. Un accord a toutefois été trouvé entre les négociateurs des camps Démocrate et Républicain, et le vote au Congrès devrait permettre un relèvement du plafond en échange notamment d’une stabilité de la dépense publique hors défense en 2024. En Europe, la BCE a elle aussi procédé à une nouvelle hausse de taux d’intérêt tout en ralentissement son rythme à +25bps, le taux de dépôt se situant désormais à +3.25%. Conséquence d’un rebond des prix de l’énergie, l’inflation a temporairement réaccélérée en avril à 7% vs 6.9% précédemment. Du côté de l’activité, l’un des évènements majeurs fut la révision de croissance allemande, indiquant que le pays était entré en récession technique au Q1 2023. Cela s’explique par un niveau de croissance de -0.3% q/q faisant suite à une contraction de -0.5% au Q4 2022, sur fond de consommation entamée par le choc énergétique et dans le sillage d’une forte chute de la production et des commandes industrielles en mars.  En Chine, les données publiées ce mois-ci interrogent quant à la vigueur de la reprise post-confinement. L’inflation a diminué pour le quatrième mois consécutif et se situe en avril à +0.1% y/y. Du côté de l’activité, l’amélioration attendue de la croissance des ventes, de la production industrielle et de l’investissement a déçu. De plus, l’enquête officielle PMI du mois de mai fait état d’une nouvelle baisse à la fois sur la partie manufacturière (48.4, -0.4pt) et non-manufacturière (54.5, -2.1pt).

G Patrimoine affiche une performance positive de +0.3% sur le mois de mai, principalement expliquée par notre positionnement sur le secteur de la technologie. Le fonds a été pénalisé par notre exposition aux actions européennes touchées par la sous-performance du secteur du luxe, et aux actions chinoises suite aux décevants chiffres macro-économiques. Au cours du mois, nous nous sommes positionnés sur l’ETF Lyxor CAC 40 Leverage suite à une baisse de l’indice, nous avons pris nos bénéfices deux semaines plus tard.

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Avril 2023

Dans le commentaire du mois de mars, nous avions constaté que le marché ne nous laissait pas de répit. Avril a répondu à nos attentes ! Le Stoxx 600 a repris une trajectoire haussière en avril avec une hausse de 1.9%. Sur les 18 séances du mois, seule une a connu une variation de plus de 1% (+1.01% le 12/04). En effet, les investisseurs ont adopté une approche positive qui intègre le sentiment que la croissance US ralentit progressivement mais que les consommateurs disposent toujours d’une épargne conséquente et d’une amélioration des salaires réels. Par ailleurs, la Chine accélère avec une impulsion des crédits en hausse, impliquant une amélioration des PMI mondiaux à 52 d’ici la fin de l’année. Enfin, l’Europe continue de publier des chiffres économiques légèrement au-dessus des attentes. Il en est de même sur les US et la Chine. Tous ces éléments ont contribué à soutenir le marché. Le FMI a légèrement dégradé à +2.8% (-0.1%) sa prévision de croissance mondiale pour 2023, rappelant les pressions sur l’activité qu’impliquent le resserrement monétaire et l’absorption toujours en cours des chocs liés à la pandémie et à l’invasion de l’Ukraine. En matière de niveau des prix, l’institution prévoit +7.0% d’inflation en moyenne annuelle. Aux Etats-Unis, la croissance du PIB a surpris à la baisse par rapport aux attentes lors du Q1 2023 avec un résultat annualisé de +1,1%, ce qui marque par ailleurs un net ralentissement par rapport au trimestre précédent (+2,6%). Si le rebond de la consommation privée a soutenu la croissance, les reculs observés en matière d’investissement résidentiel et dans les équipements témoignent de l’impact progressif du resserrement monétaire. Quant à l’inflation, l’indice CPI ralentit à +5.0% y/y en mars, notamment du fait d’une baisse des prix de l’énergie (-6.4% y/y) et d’une moindre inflation alimentaire, alors que l’inflation sous-jacente s’apprécie quelque peu à 5.6% (+0.1pp). De l’autre côté, le Core PCE – indice de référence de la Fed – ne décroît que marginalement à +4.6% y/y. Dans la zone euro, le premier trimestre 2023 fut l’occasion d’un rebond du taux de croissance à +0.1% q/q, ce qui est en-deçà des prévisions du consensus (+0.2%) du fait d’une déception sur les chiffres allemands.  Par ailleurs, bien que l’inflation sous-jacente recule de façon marginale (5.6% y/y, -0.1%), l’indice headline met fin à une phase de décélération ininterrompue depuis octobre et gagne +0.1% à 7.0% y/y. En conséquence, l’objet de la réunion de la BCE du début de mois de mai devrait porter sur l’ampleur du nouveau relèvement de taux. En Chine, la croissance économique fut de +4.5% y/y au Q1 2023 sous l’effet d’une consommation apparaissant comme dynamique en matière de services (+5.4% y/y de croissance du secteur des services) tandis que le secteur industriel marque le pas (+3.3% y/y), ce qui est conforme au scénario de reprise à deux vitesses sur fond de faible demande globale.

G Patrimoine affiche une performance négative de -1.5% sur le mois d’avril, principalement expliquée par notre positionnement sur les marchés asiatiques. Les fonds de performance absolue et obligataire ont contribué positivement à la performance sur la période. Notre exposition sur le marché des actions européennes profite au fonds (Lyxor Eurostoxx 50 ETF +1.7%, Erasmus Smid Croissance Europe +1,2% sur la période).

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Mars 2023

Le marché ne nous laissera aucun répit ! Après la crise du Covid, les impacts liés aux difficultés des chaines d’approvisionnement, la peur d’une inflation hors de contrôle…, le marché s’est inquiété du risque bancaire. Le mois a été marqué par la faillite de la Silicon Valley Bank. Cette nouvelle a eu un impact majeur sur le niveau des taux d’intérêt, comparable à la crise de 2008 avec une pentification très forte de la courbe de taux US. La contagion a notamment été forte sur le segment des banques européennes avec le Crédit Suisse qui se trouve en plein milieu de la tourmente. Malgré une intervention de la BNS et la FINMA qui publient un communiqué commun pour soutenir la banque, le marché panique en vain, UBS est contrainte de racheter Crédit Suisse pour un montant de CHF 3 milliards, tout en dégradant les obligations AT1. L’échec du respect de la séniorité au sein de la structure du capital a provoqué un écartement majeur des spreads européens sur les subordonnées financières. Malgré les craintes persistantes de contagion financière à la suite des implosions de Silicon Valley Bank, de Crédit Suisse et d’autres petites banques américaines, les marchés actions se sont globalement bien comportés au cours du trimestre écoulé. Ils ont en effet bénéficié de la baisse des taux d’intérêt à long terme, les investisseurs anticipant que, compte tenu de la fragilité de l’environnement, le resserrement monétaire est parvenu à son terme. Au final, le Stoxx 600 finit le mois en baisse de 0.7%. La baisse de 6%, enregistrée entre les 10-24 mars, aura presque été effacée. Aux Etats-Unis, la Fed a procédé à un nouveau relèvement de 25bps de son taux directeur qui s’établit dorénavant à 4.75-5.00%. Si les points de crispation sur les banques américaines n’ont pas modifié la décision de cette réunion, le Président Powell a indiqué que ceux-ci étaient de nature à « resserrer les conditions financières pour les ménages et les entreprises », ce qui pourrait induire un arrêt anticipé des hausses de taux d’intérêt. A cet égard, les marchés projettent désormais une dernière hausse lors de la réunion de mai avant un enclenchement progressif d’un mouvement baissier. Concernant le niveau des prix, la baisse du chiffre headline de l’inflation en février (de +6.5% y/y à +6.0%) est tempérée par la résistance de l’inflation sous-jacente qui ne perd que -0.1pp à 5.5% y/y et fait craindre une décélération moins rapide qu’attendu. Dans la zone euro, la BCE a remonté de 50bp ses principaux taux d’intérêt, comme suggéré lors de la précédente réunion, portant ainsi le taux de dépôt à +3.00%. L’institution a par ailleurs relevé sa prévision de croissance mais révisé à la baisse celle sur l’inflation à 5.3% grâce à la diminution des prix de l’énergie. Elle réaffirme toutefois ses inquiétudes quant au niveau record de l’inflation sous-jacente dont la dynamique influencera significativement les décisions à venir. S’agissant de cette dernière, elle bat un nouveau record au mois de mars en atteignant +5.7% y/y, tempérant ainsi la bonne nouvelle de la baisse de l’inflation totale à +6.9% y/y. En Chine, l’inflation décélère à +1.0% y/y en février, soit son niveau le plus bas observé depuis 1 an, ce qui interroge alors qu’une reprise guidée par la consommation est attendue. L’enquête Caixin PMI de février ressort positivement, voyant le secteur des services solidifier sa position en zone de croissance.

G Patrimoine affiche une performance négative de -1,6% sur le mois de mars. Notre exposition sur les dettes financières à travers le fonds « Lazard Credit Opportunities » a pénalisé la performance du fonds, lié à la pression sur le secteur bancaire. Notre exposition sur la Chine et sur les actions européennes a permis de contribuer positivement au fonds. Notre meilleur contributeur est l’ETF « Lyxor Eurostoxx 50 » sur la période.

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Février 2023

L’année 2023 avait démarré en trombe, alimentée par un scénario «Goldilocks » face à une détente de l’inflation, au maintien de la croissance économique et à l’espoir d’un revirement monétaire. Du côté des banques centrales, le message semblait plus constructif début février à l’image des perspectives d’inflation « plus équilibrées » citées par la BCE et au « processus de désinflation qui a débuté » selon Powell. Alors que les données sur l’activité économique et la consommation continuent de tenir des deux côtés de l’Atlantique, les chiffres d’inflation ressortent quant à eux plus élevés.Ces divergences se reflètent par ailleurs dans la plus forte décorrélation entre les marchés obligataires (forte inversion de la courbe des taux entre le 10 ans et le 2 ans US) et les marchés actions. En Europe, le rendement sur le 10 ans allemand est en hausse de +36.5bps sur le mois de février tandis que le Stoxx 600 parvient à grimper de 1.74% sur le mois (+8.52% YTD). Aux US, le réveil est tardif mais reflète davantage les tensions sur l’obligataire depuis la seconde partie du mois avec une baisse de 2.62% du S&P500 (+3.4% YTD) et une hausse de 44bps sur le 10 ans US. En parallèle, les futures sur les Fed Funds intègrent maintenant 3 nouvelles hausses de taux de 25bps aux réunions de mars, mai et juin avec un taux terminal de 5,40% à horizon juillet 2023 et 5,29% pour décembre 2023. La résilience du marché face à ces données économiques en demi-teintes semble ainsi être alimentée par la possibilité d’un « No Landing Scenario » où la Fed pourrait accepter une inflation structurellement plus élevée de 3-4%. Par ailleurs, la baisse tant attendue du dollar via le retour en force des actions émergentes a du plomb dans l’aile, alors que les chiffres d’inflation core PCE, au-dessus des attentes, ont soutenu le billet vert, au plus haut depuis le début de l’année. Aux Etats-Unis, la Fed a relevé de 25bps son taux d’intérêt directeur, le portant désormais à 4.50-4.75%. Lors cette annonce, Jerome Powell a évoqué un « début de processus désinflationniste », nourrissant l’espoir d’un pivot de politique monétaire proche. Cependant, ces déclarations se sont heurtées à la publication d’une série de statistiques montrant un regain inattendu de croissance et d’inflation sur le mois de janvier. Le CPI est ressorti à +6.4% en g.a, soit une baisse marginale de -0.1pp par rapport au mois précédent, tiré par des hausses de prix dans de nombreuses catégories de biens et de services. En zone euro, la Commission Européenne a revu en hausse de sa prévision de croissance pour 2023 à +0.9% sur fond de baisse des prix de l’énergie et d’une demande résiliente. La réunion de la Banque centrale européenne a débouché sans surprise sur une hausse de +50bps du taux de dépôt, désormais à +2.50%, accompagnée d’une annonce d’un mouvement similaire lors de la réunion de mars. Au-delà, les décisions de politique monétaire seront « data-dependent ». Les tendances d’inflation ne plaident pas encore pour l’arrêt du resserrement, l’inflation de janvier décélérant à +8.6% (y/y).

G Patrimoine affiche une performance négative de -0,73% sur le mois de février, qui fut tirée par la baisse des marchés asiatiques mais soutenue par notre exposition en Europe, qui a joué un rôle de coussin dans ce contexte de marché. Notre meilleur contributeur est le fonds « Erasmus Small Cap » contribuant à +0,2% à la performance.

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